Après l’acquisition d’Everest, Isabelle Parize reprend son offensive sur la taxation
Quelques jours après l’officialisation de l’acquisition d’Everest, Isabelle Parize, directrice générale de Mangas Gaming, reprend son offensive. Dans le JDD, elle explique que si la taxation n’est pas revue à la baisse, certaines de ses opérations de mécénat et de sponsoring seront en péril…
Mangas Gaming s’est déjà emparé de BetClic, le géant des paris sportifs. Vous vous attaquez maintenant au poker?
Dans le secteur des jeux en ligne, deux segments nous intéressent: les paris sportifs et le poker. Les jeux de table (casino) ne sont pour le moment pas prévus dans le cadre de la loi sur l’ouverture des jeux en ligne. Avec Everest Poker, nous sommes maintenant très forts sur le poker. Pour affronter l’ouverture à la concurrence, mieux vaut marcher sur deux jambes.
La prise de contrôle d’Everest Poker va vous coûter au minimum 100 millions de dollars, pourquoi l’avez-vous choisi?
C’est un deal en deux temps. Nous versons tout de suite 100 millions de dollars à la société hongkongaise GigaMedia qui reste à nos côtés. Le prix final sera indexé sur la valeur des actions Everest en 2012. Everest Poker nous apporte une technologie de pointe – sa plate-forme technique – qui va nous permettre d’être compétitif à long terme. Nous aurons une maîtrise complète de la technologie et tous les gains nous reviendront. A côté, il y a ce qu’on appelle des «skins», qui louent l’accès à des plates-formes à des sociétés de software. C’est le cas de Winamax, par exemple.
Qu’attendez-vous des discussions du projet de loi sur l’ouverture?
En tant qu’acteur français, nous voulons respecter la législation mais, aujourd’hui, le texte est extrêmement contraignant et menace la viabilité économique des sites. La taxation est trop élevée: elle équivaut à six fois celle qu’applique le Royaume-Uni et trois fois celle de l’Italie. Si le texte reste en l’état, cela va nous obliger à faire des arbitrages. Nous serons peut-être obligés de revoir à la baisse nos opérations de mécénat et de sponsoring. Nous espérons que le texte sera assoupli et que le processus législatif ne s’éternise pas. La Coupe du monde, cet été, est un enjeu majeur.
Source: JDD












