Logo


Le média global de référence du secteur de l'iGaming et du monde de l'affiliation.

Avec l’interdiction de la pub télé avant 22h30, le CSA fait l’unanimité des radios et télés privées contre lui

Publiée le 29 avr 2010 // Droit-Législation, Infos

En interdisant sans doute toute publicité à la télévision pour les sites de paris en ligne avant 22h30, le Conseil supérieur de l’audiovisuel « a réussi à faire l’unanimité des principales radios et télévisions privées », écrit Le Point. « Le CSA risque, en voulant bien faire, d’aider les sites illégaux », selon certains…

csa-300x158

L’Association des chaînes privées (ACP) – TF1, M6 et Canal + – ainsi que le Bureau de la radio (RTL, Europe 1, NRJ et RMC) se mobilisent contre le projet de résolution conçu par les « Sages ». 

Selon nos informations, la conseillère Françoise Laborde (au nom de la protection des mineurs) a beaucoup poussé pour protéger au maximum le public susceptible d’être exposé à cette forme de publicité. Dans le projet du CSA, la seconde option interdirait, ainsi, toute publicité pour les sites de paris en ligne entre 5 heures du matin et 22h30 à la télévision et de 17 heures à minuit sur les radios. Il serait fait une exception à ce principe à l’occasion des retransmissions sportives. Ce n’est pas forcément la position d’Emmanuel Gabla, conseiller en charge du dossier depuis le désistement de Christine Kelly.

Soucieux d’engranger des revenus de ces nouveaux annonceurs, l’ACP et le Bureau de la radio ont rédigé un courrier de protestation qui devrait parvenir au siège de l’instance d’ici peu. Les deux organisations dénoncent le carcan trop strict qui, finalement, renforcera encore un peu plus Google et Yahoo!, les deux géants du Net pour lesquels aucune contrainte n’est possible. « Le CSA risque, en voulant bien faire, d’aider les sites illégaux qui profiteront à plein rendement d’Internet pour faire leur pub sans être le moins du monde encadrés », explique l’un des signataires. De même que les pubs à la mi-temps des matchs auraient tendance à privilégier les chaînes qui possèdent les droits sportifs y afférents. Leur puissance, déjà forte, n’en serait, là aussi, que renforcée. Enfin, la Française des jeux et le PMU, les deux cash-machines de l’État, seraient eux-mêmes très pénalisés par une réglementation aussi austère.

Le CSA est également critiqué sur sa méthode. « Avant de publier son projet de résolution, on aurait bien aimé que le CSA nous consulte », souligne un autre signataire. Là, les signataires poussent un peu le bouchon: le CSA lance précisément une consultation publique pour recueillir les avis. Il le fait, qui plus est, dans des délais restreints puisque la loi doit être rapidement mise en oeuvre avant le lancement de la Coupe du monde de football, en juin. Difficile, dans ces conditions, de rencontrer un à un chaque acteur du PAF… 

Par ailleurs, chaque publicité devra comporter un message de prévention contre l’abus des jeux ainsi que la mention d’un numéro d’appel pour aider les joueurs pathologiques. Ce point ne fait pas débat. Mais cela sera-t-il suffisant pour éviter les dérives déjà constatées? Selon le professeur Jean-Luc Venisse, directeur du pôle d’addictologie et de psychiatrie du CHU de Nantes (ouvert en 2008), on estime que le jeu pathologique pourrait toucher 0,1% de la population, soit environ 600.000 personnes en France. Aucune étude sérieuse n’a été menée dans notre pays avant l’adoption de la loi légalisant les paris en ligne. Une étude est en cours qui n’aboutira que dans plusieurs mois et servira de base à l’éventuelle révision du texte récemment adopté ( actuellement en cours d’examen au Conseil constitutionnel ).

Source: Le Point

Actualités similaires: