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Blanchard-Dignac (FDJ): "Nous visons 25% de part de marché sur le pari sportif"

Philippe Germond, PDG du PMU, vise "20 à 25% du marché des paris sportifs"? Eh bien, son homologue de la FDJ, Christophe Blanchard-Dignac, annonce les mêmes objectifs... ce qui ferait 50% du marché français pour les actuels monopoles!

L'interview du JDD:

CONFORTÉ à la tête de la Française des jeux (FDJ) fin octobre, Christophe Blanchard-Dignac se prépare à l’ouverture du marché des paris en ligne au printemps, au lancement d’un jeu mondial et peut-être à une acquisition. Il étudie de près le rachat de Camelot, l’exploitant de la loterie britannique et fera une offre avant la fin janvier s’il se porte candidat.

La presse économique s’est fait l’écho d’un possible rachat de Camelot par la Française des jeux. Confirmez-vous cette information?

Nous travaillons depuis toujours avec la loterie britannique. Pour le reste, je ne ferai pas de commentaires.

Comment vous préparez-vous à l’ouverture du marché des paris en ligne, au printemps?

Il y a un mois, nous avons lancé l’offre sur Internet Parions Web. Nous développons nos revenus sur Internet depuis 2001. Aujourd’hui, le Web ne représente que 3% de notre chiffre d’affaires (97% viennent du réseau). Soit 300 millions d’euros, dont 50 millions sur les paris sportifs. Notre marge de progression est immense. Il y a plus de 700.000 joueurs de poker français en ligne alors que sa pratique est interdite en France.

Justement, sur le poker, à quel stade en sont vos discussions avec le groupe Barrière?

Il est normal de discuter avec des partenaires, surtout quand on part de zéro. L’ouverture du marché, c’est aussi l’ouverture à des collaborations avec ceux qui partagent la même vision du jeu. Nous avons un savoir-faire technologique reconnu, Barrière connaît bien le monde du poker.

Avec la régularisation des sites illégaux au printemps, la concurrence en ligne sera exacerbée?

Il va y avoir de la compétition. Les sites qui auront une licence délivrée par l’Arjel (Autorité de régulation des jeux en ligne) auront le droit de faire de la publicité. La FDJ va bien sûr organiser une présence publicitaire adaptée. Notre objectif, c’est d’avoir à terme 25% de part de marché sur le pari sportif en ligne. Et dans nos points de vente, d’ici à 2014, 20% des jeux proposés seront nouveaux. Certains sites illégaux ne souhaitent pas se mettre en règle. Ils jugent les taxes trop élevées…

Source: le JDD


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