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Bruxelles autorise le groupe Louis-Dreyfus à entrer au capital de Mangas Gaming

La Commission européenne a donné l’autorisation au groupe Louis-Dreyfus d’entrer au capital de Mangas Gaming, société de paris en ligne codétenue par Stéphane Courbit et la SBM de Monaco, vient-on d'apprendre.

CM Capture 2Reste à savoir si cette participation ne posera pas de problème de conflit d’intérêts, le club de football OM appartenant toujours à la veuve de Robert Louis-Dreyfus, elle-même actionnaire du groupe Louis-Dreyfus.

Stéphane Courbit est, par ailleurs, sur le banc des accusés dans le dossier de la reprise de la régie de France Télévisions. Dans une longue enquête publiée hier, le site Mediapart révèle que cette transaction, si elle était bien validée, serait «entachée d'une grave irrégularité».

Le point central de l'enquête est le rôle joué par Alain Minc, à la fois conseiller (et ami) de Nicolas Sarkozy et de Stéphane Courbit. Mediapart l'accuse de conflit d'intérêts. Celui qui aurait conseillé au Président la suppression de la pub sur France Télévisions «pourrait, en bout de course, tirer un avantage financier des conseils qu'il a prodigués à Nicolas Sarkozy». Car le site est parvenu à démontrer qu'Alain Minc est actionnaire de la holding personnelle de Stéphane Courbit, Financière Lov, «pour un montant équivalent à près de 3% du capital».

Alain Minc aurait en effet bénéficié de l'octroi d'actions gratuites et d'un contrat de travail par l'ancien dirigeant d'Endemol France. On notera que les deux intéressés n'ont pas souhaité répondre aux questions de Mediapart. Stéphane Courbit a juste reconnu qu'un «accord» les unissait.

Enfin, le site indique qu'Alain Minc aurait également conseillé le Chef de l'Etat dans le dossier de la libéralisation du marché des jeux en ligne. « Alain Minc a beaucoup plaidé auprès du ministère des finances et de Nicolas Sarkozy en faveur de l'accélération de cette réforme », écrit Mediapart. Et, sur cet autre marché, Stéphane Courbit est présent. « Financière Lov postule à être l'un des acteurs privés importants de ce nouvel eldorado financier qui se profile. Ce devrait donc être une formidable affaire pour Stéphane Courbit. Et, en proportion de ses parts, tout autant pour Alain Minc lui-même », conclut Mediapart.


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