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Christophe Blanchard-Dignac, PDG de la FDJ veut profiter pleinement de l’ouverture du marché

Publiée le 12 jan 2010 // Enquêtes-Etudes, Infos

A l’instar du PMU, la FDJ communique de plus en plus. En témoigne cet article publié dans Les Echos: Un calendrier avec trois vendredis 13, le lancement de Cash 500.000, la dynamique des paris sportifs avant l’ouverture du marché: l’opérateur de la Loterie nationale a enregistré l’an dernier une croissance de 8,6% des mises enregistrées.

Comme les boules qui tombent pour le tirage du Loto, la Française des Jeux rebondit. Après avoir connu deux années consécutives de baisse des mises enregistrées, dont –3,2% en 2008, à 9,2 milliards d’euros, l’opérateur du monopole de loterie en France a renoué l’an dernier avec la croissance. Et de belle manière, par une hausse de 8,6% portant son chiffre d’affaires à près de 10 milliards d’euros (9,997 milliards précisément), propulsant du même coup la FDJ à la deuxième place des loteries dans le monde, derrière l’italienne Lottomatica mais, désormais, devant l’espagnole Loterias y Apuestas.

«La plus grande satisfaction de l’année, c’est le succès du nouveau Loto, qui nous permet d’avoir une offre beaucoup plus équilibrée aujourd’hui» , s’est félicité, vendredi, Christophe Blanchard-Dignac, le PDG de la Française des Jeux, en commentant ces chiffres aux «Echos». Relancé le 6 octobre 2008, ce jeu historique et emblématique a enregistré une progression de 11,4%, à 1,6 milliard d’euros. Surtout, le Loto a recruté un million de nouveaux joueurs. Au total, la gamme de jeux de tirage a vu son chiffre d’affaires augmenter de 5,1%, à 3,6 milliards.

Les jeux de grattage ont, pour leur part, bénéficié du lancement en avril 2009 de Cash 500.000, un jeu qui permet de gagner jusqu’à 500.000 euros et qui s’est vendu à 133 millions d’exemplaires en neuf mois. Cette gamme a ainsi enregistré une croissance de 16,9%, à 3,9 milliards. Dans le même temps, le Rapido, considéré comme l’un des jeux les plus addictifs en France par les spécialistes, ne représente plus que 17% des mises, contre 24% à son plus haut, et continue de régresser même s’il reste le premier jeu de la FDJ, à 1,7 milliard (–5,3%).

De leur côté, les paris sportifs en ligne de la FDJ, qui seront confrontés à l’ouverture du marché à la concurrence à l’été prochain – après le vote de la loi au Parlement –, ont crû de 61% pour atteindre 43 millions d’euros de mises. Au total, avec les paris pris dans les points de vente, les paris sportifs ont atteint un chiffre d’affaires de 783 millions d’euros (+24%), soit 8% de l’activité de l’opérateur public, contre 4% il y a deux ans et  % il y a cinq ans. Et la Française des Jeux fonde de grands espoirs sur ce que son président appelle la «régulation» du marché des jeux en ligne. «On estime à 1 milliard d’euros les prises de paris sur Internet quand nous en captons moins de 50 millions. L’ouverture va nous permettre de faire valoir nos atouts dans un cadre équitable, et ce sera un vecteur de croissance pour la FDJ» , affirme Christophe Blanchard-Dignac. Il y a un mois, ce dernier avait déclaré qu’il visait «à terme 25% de part de marché sur les paris sportifs en ligne» après l’ouverture du marché. La route est longue, mais outre le potentiel estimé à 10 millions d’adultes internautes qui n’ont rien contre les jeux de la FDJ mais ne sont pas exposés à son offre (un million de joueurs sont inscrits sur le site fdjeux.com), l’opérateur multiplie les initiatives (ParionsWeb) et les partenariats avec des médias (RTL, «20 Minutes») et des fédérations sportives (FFT, FFR, etc.).

Par ailleurs, le PDG de la Française des Jeux reconnaît regarder le dossier du rachat de la loterie britannique Camelot (5e mondiale). Selon nos informations, le délai à fin janvier pour la remise des offres a été repoussé à fin février.

Source: Les Echos (imprimé)

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