Des reportages sur l’addiction au jeu sur toutes les chaînes de télévision…
Hier, dans les journaux télévisés de toutes les chaînes françaises, c’est l’angle de l’addiction au jeu qui était le plus souvent choisi pour évoquer le début des débats au Parlement.
Hier, dans les journaux télévisés de toutes les chaînes françaises, de TF1 à France 2 en passant par les chaînes info (LCI, i-Télé, BFM-TV), c’est l’angle de l’addiction au jeu qui était le plus souvent choisi pour évoquer le début des débats au Parlement. Des reportages généralement sans relief ni intérêt particulier…

Dessin publié dans la newsletter matinale du 8/10 destinée aux abonnés du Monde.
Dans de nombreux journaux, cet angle était également priviligié. Un exemple avec ce papier publié dans L’Humanité:
Une manne pour les psys
L’explosion des jeux sur internet a multiplié les consultations en addictologie.
Il n’y aura pas que des perdants dans l’ouverture programmée du marché des jeux en ligne. Les joueurs compulsifs donnent en effet de plus en plus de travail aux psychologues spécialisés dans les addictions. C’est d’ailleurs la référence en la matière, l’hôpital Marmottan à Paris et son service médical d’«addiction aux jeux», que le ministre du Budget, Éric Woerth, a visité hier.
Une manière de faire savoir que le gouvernement est vigilant sur le volet «santé» du dossier. Une réponse aussi aux ripostes de la gauche, celles par exemple des députés PS Michèle Delaunay et Valérie Fourneyron. Également médecins, les deux femmes ont demandé, la semaine dernière, le retrait du projet de loi conduit par l’équipe Woerth, «au nom de la santé sociale et de la santé publique».
En visitant, hier, sous l’oeil des caméras, le centre Marmottan, Éric Woerth a donc pris les devants. Surtout parce que le Dr Marc Valleur, chef du centre médical de Marmottan, est «la» référence sur cette addiction dans l’Hexagone, lui qui a décrit dans son ouvrage le Jeu pathologique (1), la réalité des comportements addictifs.
Des comportements dont le gouvernement redoute une flambée alors qu’un colloque sur les jeux d’argent, organisé en 2008 par la Société d’entraide et d’action psychologique, a estimé à au moins 600 000 le nombre de joueurs compulsifs en France. Du coup, la riposte médicale s’organise comme elle peut avec l’émergence de consultations sur le sujet. Le CHU de Nantes a, par exemple, ouvert, en 2008, un Centre de référence sur le jeu excessif. Un mouvement suivi, en juin dernier, par un des principaux casinotiers français, le groupe Lucien Barrière, qui appuyé par des psychologues blogueurs, a lancé son dispositif de «Jeu responsable» pour moraliser la vie de ses 35 casinos hexagonaux et celle de son site de jeux en ligne. Car de nombreux spécialistes estiment que les sites de paris en ligne sont un vrai danger de rechute pour les joueurs interdits de casino.
(1) Armand Collin, 2006.












