Interview d’Antoine Arnault (directeur de la communication de LVMH): « Le poker m’a aidé dans les affaires! »
Le fils de Bernard Arnault, patron du groupe Louis Vuitton Moët Hennessy (LVMH), vient de s’engager avec le site Bwin, indique Le Parisien. Un sponsoring qui n’en est pas vraiment un puisque Antoine Arnault, 33 ans, n’en arrête pas pour autant son métier de directeur de la communication de LVMH.
Cet amateur éclairé de poker (plus de 517.000€ de gains tout de même!) se confie.
Pourquoi vous engagez-vous avec Bwin?
ANTOINE ARNAULT. D’abord ce n’est pas un contrat comme avec un joueur pro. Le poker doit rester pour moi un loisir, un moyen de me détendre et de m’amuser. Ensuite c’est un partenariat à but caritatif: la moitié de mes gains sera reversée à Rêves, l’association qui réalise les rêves des enfants malades. Mon rôle sera aussi d’aider les joueurs qui se qualifient pour les gros tournois sur le site de Bwin. Vous savez, j’ai trois petits frères à qui j’ai appris lepoker et j’ai toujours eu un côté un peu coach.
Que pense votre père de votre passion pour le poker?
Au début il m’a convoqué et j’ai subi ses foudres! Mais le jour où il a appris que j’avais gagné un demi-million de dollars, il m’a dit: «C’est pas mal ton truc!»
Donc ce n’est pas lui qui vous a appris à jouer…
Non! C’est en faisant mes études au Canada que j’ai découvert le poker texas hold’em (NDLR: la variante la plus pratiquée aujourd’hui). La première fois j’ai perdu 120€, ça m’a rendu hystérique. J’ai un gros problème avec la défaite. Alors j’ai acheté des bouquins, j’ai révisé et ensuite je suis devenu un bon joueur de la table.
Quel genre de joueur êtes-vous?
Très observateur. Dans un tournoi je peux patienter deux heures sans jouer.Cel ame permet de donner une imagede joueur très serré et de passer de temps en temps un gros bluff!
Le poker et les affaires, c’est compatible?
Le poker m’a aidé dans les affaires! La concentration, la psychologie et la patience, c’est important aussi dans une négociation, un entretien ou un gros rendez-vous.
Source: Le Parisien (édition imprimée)













