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Bruno Benveniste, Directeur de Poker52 : « Le manque de transparence de la presse poker m’a facilité la tache »

Publiée le 26 sept 2011 // Infos, Infos, Interviews, Opérateurs

 

Bruno Benveniste, Directeur Poker52


Vous êtes le premier magazine poker à « oser » l’OJD… Pourquoi cette démarche de transparence inédite ?

En juillet 2010, lorsque j’ai repris la direction de Poker52, j’ai essayé d’analyser le marché et je me suis rapidement rendu compte qu’il était impossible de travailler correctement à la vue des chiffres pour le moins fantaisistes qui circulaient…
J’ai rapidement décidé de jeter un pavé dans la marre en annonçant que je m’apprêtais à demander une certification OJD, espérant être suivi dans ma démarche par mes confrères. Ce ne fut pas le cas. Par contre, l’accueil des opérateurs, des casinos et des agences médias, eux aussi en manque de transparence, fut enthousiaste.
Donc, le 7 septembre 2011, après de longs mois de contrôle, Poker52 a été officiellement certifié d’un OJD de 21675 exemplaires par mois, repartis en 6656 exemplaires payants (ventes en kiosque et abonnements) et 15019 exemplaires distribués dans les principales Poker Rooms de 160 casinos.

Comment a évolué Poker52 depuis sa création ? Depuis votre arrivée ?

Mon arrivée a coïncidé avec l’ouverture du marché en ligne. Cela a été une opportunité formidable.
Par ailleurs, le manque de transparence de la presse poker m’a facilité la tache. Faute de garantie de diffusion, les annonceurs se sont logiquement tournés vers le titre qui leurs semblait être le plus diffusé. A chaque passage dans un casino, ils pouvaient constater que Poker52 était bien présent, et lu, dans la Poker Room.
Pour l’anecdote, une « média-planneur » d’une grande agence de communication m’a confié être allé lors de ses vacances pour la première fois de sa vie dans un casino pour vérifier que nous y étions bien présent. Quelques jours après, elle me confirmait notre collaboration.


Le marché de la presse poker est-il pour vous extensible ou déjà saturé ?

Il faut se rendre à l’évidence, nous sommes sur un marché ou l’offre est bien supérieure à la demande. Il y a certes plus de 2 millions de joueurs de poker en France, mais il y a bien plus de pêcheurs du dimanche, achètent-ils pour autant Pêche Magazine ? L’acheteur de la presse poker est un passionné déjà ultra captif, et qui plus est, a tendance à acheter toute la presse poker. Ce qui diminue d’autant le nombre d’acheteurs uniques chaque mois. Si l’on considère raisonnablement que nous sommes aujourd’hui leader sur le marché avec un OJD à 6656 ventes par mois, je vous laisse conclure de la pertinence d’avoir 4 ou 5 mensuels sur ce segment…

Vous venez de lancer Poker52 Europa — quel en est le concept ? Quelle est votre diffusion ?

Fort de notre expérience du gratuit et du rachat de Poker Europa nous venons de donner le jour à Poker52 Europa sous la forme d’un bimestriel haut de gamme, rédigé en anglais et distribué dans les 450 plus importantes Poker Rooms de 43 pays. La diffusion est de 18000 exemplaires pour l’instant et les premiers sondages auprès des casinotiers nous incitent à augmenter cette diffusion dès le prochain numéro.
La ligne éditoriale de Poker52 Europa se veut plus lifestyle que Poker52, l’axe majeur consiste à présenter les futurs grands évènements sur la scène poker européenne. De nouveaux chroniqueurs tels que Alexander Bradley, Sami Keloporo ou Victoria Coren ont rejoints notre équipe sous la Rédaction en Chef de Jérôme Schmidt.

Quels sont les points forts de Poker52 : en terme éditorial, en terme de diffusion ?

Nous avons réussi à réunir l’équipe de chroniqueurs la plus performante du marché, Soulier, Lellouche, Allain, Negréanu, Fitoussi, Lacay, Lemaire, Thumy pour ne citer qu’eux et notre collaboration inédite et exclusive avec Hendonmob sont certainement les deux points majeurs qui font la différence.
Concernant la diffusion et la diffusion gratuite en particulier. Le lieu commun consiste à dire que la qualité de diffusion d’un gratuit et bien moins bonne que celle d’un payant. Mais il faut bien dissocier l’impact d’un gratuit distribué à la sortie d’un métro et la mise à disposition de Poker52 dans l’environnement le plus captif possible, une poker room. A contrario, le magazine acheté en kiosque, sans pour autant dénigrer sa pertinence, reste un acte d’achat effectué par un passionné et je ne suis pas certain qu’on puisse le comparer à un Télé 7 jours qui passera de mains en mains auprès de toute la famille !
 

 

Qu’est ce que le black Friday a changé pour la presse Poker française ?

Pas grand chose. Cela a sonné l’arrêt net de notre collaboration avec Full Tilt, mais en réalité c’est tout. Ce qui me semble beaucoup plus inquiétant c’est notre dépendance vis-à-vis des annonceurs captifs qui semblent pour la pluspart ralentir la cadence. Entre ceux qui s’essoufflent et ceux qui n’arrivent pas vraiment sur le marché mettant en cause la fiscalité française, je crois que la presse Poker a mangé son pain blanc. L’OJD devrait nous permettre de conserver nos partenaires actuels et aussi de contracter de nouvelles collaborations avec des partenaires hors captifs, nous permettant ainsi de maintenir ce fragile équilibre.

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