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Interview de Dominique de Bellaigue, président du Cheval français: « La libéralisation pousse à l’addiction »

Publiée le 06 déc 2010 // Infos, Interviews, novembre / décembre 2010

Le Cheval français a présenté son meeting d’hiver à Vincennes lors d’une conférence de presse. L’occasion de faire le point sur l’ouverture du marché des paris en ligne, un dossier qui tient à cœur du président de la société mère du trot, Dominique de Bellaigue, interrogé par Le Parisien.

Quel premier bilan tirez-vous de l’ouverture du marché des paris sur Internet?

Il n’y a pas eu la flambée des enjeux prévue et cette libéralisation pousse à l’addiction. Je le déplore même si je me dois d’être pragmatique en tant que responsable d’une filière. Je me dois de maintenir le bateau à flot, voilà pourquoi nous augmentons notre offre, il y aura 1170 courses supplémentaires en 2011. Nous n’avons pas d’autre choix si nous voulons que les allocations ne diminuent pas. Pour l’année 2010, le chiffre d’affaires du PMU sera en progression de 0,3% à 0,8%. Sans cette hausse de l’offre, le chiffre d’affaires serait en baisse ce qui serait dramatique. Comme nos professionnels ne peuvent pas être en piste du matin au soir, nous nous sommes tournés vers l’étranger et notamment la Suisse, la Belgique, l’Allemagne et bientôt les Pays-Bas.

Le retour à la filière s’effectue-t-il normalement?

Aujourd’hui, seules trois sociétés (le PMU, Eurospobert et Genybet) nous dévoilent leurs résultats. Nous sommes donc dans le flou. Nous craignons que certains des nouveaux opérateurs espèrent l’explosion du marché actuel.

Veillez-vous à ce que l’article 32 de la loi sur l’ouverture du marché, qui interdit aux professionnels des courses de parier sur une course à laquelle ils participent, soit respecté?

On ne peut pas être derrière tout le monde et j’espère que les drivers et entraîneurs respectent cette règle. Si nous attrapons un professionnel qui ne respecte pas cette loi, il sera sanctionné. Nous sommes attachés à la régularité des courses, voilà pourquoi nous interdisons aux sites de paris de sponsoriser des casaques.

Source: Le Parisien

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