Logo


Le média global de référence du secteur de l'iGaming et du monde de l'affiliation.

Juin / Juillet 2009


Un colloque historique dans l’enceinte du Sénat

Le colloque du 11 mai 2009 a permis ą chacun de s’exprimer sur la future législation

De prestigieux orateurs, venus de tous les horizons et représentant la plupart des “ acteurs ” de la profession, un ministre du Budget ą la tribune, de nombreux législateurs ą l’écoute… Le colloque du 11 mai 2009 au Sénat, organisé ą l’initiative de Nicolas About,

sénateur des Yvelines, a été un

véritable succès.

Jacques Marceau (photo ci-contre),

le président de l’agence

Aromates, organisatrice de l’événement, revient pour nous sur

les temps forts de cette journée.

Qu’avez-vous retenu du colloque du 11 mai 2009 au

Sénat, dont vous étiez l’organisateur ?

J’ai été très impressionné, et très fier, d’avoir réuni au Sénat des

représentants de toutes les parties prenantes concernées par

l’ouverture du marché des jeux de hasard et d’argent, qu’il

s’agisse de politiques, de représentants d’associations,

d’universitaires ou des acteurs économiques actuels et futurs.

Chacun a pu s’exprimer librement, et sans retenue, ce qui a

donné lieu ą de vifs débats et ą quelques échanges musclés.

Je souligne que certains candidats ą une licence qui ont pris la

parole, comme Everest Poker ou Full Tilt poker, venaient pour

la première fois en France. Ils ont pu ą la fois présenter leurs

projets et rencontrer les pouvoirs publics et la presse française.

Sans être arrêtés par la police !

J’ai également retenu que la question des addictions et de la

protection des consommateurs / joueurs était au centre des

préoccupations des parlementaires et sera sans doute au

cœur des débats qui se dérouleront dorénavant dans les

hémicycles, préalablement au vote de la loi.

Quelles sont, selon vous, les interventions qui ont

marqué ce colloque ?

Sans aucun doute celle du ministre Eric Woerth, qui a

clairement, et sans langue de bois, exposé la vision du

gouvernement du cadre et de l’esprit dans lequel devra

s’opérer l’ouverture du marché au 1er janvier 2010.

C’était tonique !

Avez-vous été surpris par le succès remporté par ce

colloque ?

Cela fait maintenant presque 5 ans que nous travaillons ą ce

projet. Ą vrai dire, nous n’avons pas été surpris, mais heureux

de voir que ce colloque, muri depuis de si longues années,

prenait toute sa dimension et remplissait parfaitement le rôle

que nous en attendions : un débat public, réunissant devant les

parlementaires concernés, toutes les parties prenantes.

Songez-vous ą organiser d’autres événements de ce

type?

Nous en organisons assez régulièrement, sur d’autres sujets.

Nous travaillons déjà l’organisation de nouvelles Assises du Jeu

de Hasard et d’argent, toujours au Sénat, dans un an.

Les problèmes d’addiction étaient au centre de bien

des débats. Qu’avez-vous retenu des discussions sur

ce sujet ?

C’est effectivement un grave sujet. Je pense que les

propositions du Sénateur About dans ce domaine ont obtenu

l’assentiment de l’ensemble des parties prenantes qui se sont

exprimées ą l’occasion de ce colloque. Le rôle de l’Etat est

central dans ce domaine et la protection des joueurs sera de

toute évidence au cœur des exigences du cahier des charges

relatif aux conditions d’attribution des futures licences.

Comment, désormais, aider les autorités françaises

ą améliorer le projet de loi ?

Ce genre de débat est, en soi, une aide précieuse pour ceux

qui travaillent ą l’élaboration du nouveau cadre législatif des

jeux de hasard et d’argent dans notre pays. La meilleure

preuve est que ce colloque a été porté par le sénateur

Nicolas About, président de la Commission des Affaires

Sociales du Sénat et auteur de la proposition de loi relative

aux dispositifs d’assistance aux joueurs dans le cadre des jeux

de hasard. Je sais que ce colloque a également été l’occasion

de nouvelles rencontres et de nombreuses prises de rendez- vous entre les auteurs du projet de loi et les parties prenantes.

Le débat va donc continuer.

Avez-vous eu l’impression que le fossé était réel

entre les futurs opérateurs (y compris les

casinotiers actuels ) et l’État en matière de fiscalité ?

Le fossé est réel mais chacun, je pense, est conscient des

impératifs de l’État en matière de fiscalité. Je ne connais

d’ailleurs pas un seul contribuable qui considère qu’il ne paye

pas assez d’impôt ou de taxes. L’impôt, c’est toujours trop

cher ! Je pense qu’il est de l’intérêt de l’État, comme des futurs

opérateurs, de trouver le juste équilibre qui permettra ą la fois

de garantir le niveau de revenus suffisant pour que des

opérateurs “ sérieux ”, et je pense notamment ą ceux cotés en

Bourse, puissent opérer sur le marché français et un niveau de

pression fiscale qui, non seulement assurera des revenus ą

l’État, mais encore aura un

effet régulateur sur le

marché.

C’est compliqué, mais je

crois que nous arriverons ą

un modèle français qui

pourrait bien avoir un

caractère exemplaire.

Propos recueillis par

David Goodwin

Partenaire de l’événement,

notre magazine avait réalisé

une édition spéciale pour

l’occasion

JUIN / JUILLET 2009 – NUMÉRO 3

Entretien

Gigi Levy

CEO de 888 Holdings

“ Nous nous concentrons

sur la recherche de

‘super affiliés ’ partenaires

dans les mois ą venir…”

Gigi Levy, le CEO du groupe 888 Holdings, répond ą nos

questions, en exclusivité.

Vous avez effectué quelques changements sur votre

plateforme d’affiliation. Pouvez-vous nous expliquer

pourquoi ?

Nous avons en effet rafraîchi notre plateforme d’affiliation au

quatrième trimestre 2008 dans le but de faire apparaitre plus

d’opérateurs, c’est-ą-dire de partenaires B2B. Il était nécessaire

de relooker un peu notre site pour qu’il soit en adéquation

avec notre nouvelle stratégie B2B. En plus de permettre aux

opérateurs de profiter de notre software, leader du marché,

nous leur offrons nos conseils en matière de marketing et

d’exploitation. Nous proposons donc ą nos affiliés un large

éventail de produits et services qui les aident ą assurer leur

promotion. Nous pensons que ces changements apportent

une valeur ajoutée aux sites de nos affiliés, qui peuvent

désormais être affiliés de plusieurs marques en utilisant le

même programme.

Quel est le rôle de l’affiliation dans votre stratégie ?

L’affiliation est l’un de nos principaux outils marketing. Nous

investissons beaucoup de temps, d’efforts et d’argent pour

trouver de nouveaux affiliés. Nous voulons aussi entretenir la

relation que nous avons construite avec nos anciens affiliés.

C’est aussi pour cela que nous offrons de nombreux outils

ą ces partenaires. L’affiliation nous permet d’infiltrer de

nouveaux marchés instantanément, de prospérer dans de

nouveaux domaines en pleine expansion et d’avoir une place

certaine sur des marchés plus anciens.

Pensez-vous que l’affiliation va évoluer avec

l’ouverture du marché français ?

Le rôle de l’affiliation ne sera pas nécessairement différent. Il

s’agit juste pour nous d’adapter notre stratégie de B2B ą ce

nouveau – et bien meilleur – cadre légal. Nous allons nous

activer pour prendre des parts de marché en matière de paris

sportifs et de poker en 2010, en nous concentrant particulièrement

sur la recherche de “ super affiliés ” partenaires. Ces

affiliés génèrent du trafic, en échange de quoi, nous leur

offrons la possibilité d’organiser des opérations de co-branding

et de les aider ą améliorer leurs modèles commerciaux. Nous

sommes en mesure de proposer des solutions sur mesure ą

nos partenaires premium français désireux de promouvoir

notre marque.

Nous avons l’opportunité de développer notre activité de

B2B en France en proposant notre savoir-faire ą des

opérateurs “ offline ”, des médias, et autres structures

souhaitant renforcer leur croissance dans l’industrie du jeu en

ligne. Aujourd’hui, nous sommes le seul fournisseur de

software qui propose une expertise marketing aux nouveaux

opérateurs. Nos résultats et notre expérience du marché de

l’affiliation B2C nous rendent tout ą fait uniques. En effet, aucun

de nos confrères ne propose de partager sa connaissance et

son expérience du métier avec les “ nouveaux arrivants ”. En

somme, nous misons beaucoup sur le développement du jeu

en France et sommes bien conscients des opportunités que

cela va créer.

Avez-vous l’intention d’acquérir une licence

française ?

Nous sommes bien évidemment ravis que le gouvernement

français se soit enfin décidé ą libéraliser l’industrie du jeu et

distribue des licences. Il ne reste plus qu’ą connaitre les détails

et modalités de cette nouvelle législation avant de nous

décider ou non ą acquérir une licence française.

Vous êtes très jeune par rapport ą vos partenaires.

Est-ce un avantage ?

Ą vrai dire, être jeune n’est pas nécessairement un avantage.

On écoute plus volontiers ceux qui ont le plus

d’expérience. Mais sur un marché aussi jeune et dynamique

que le gaming, être plus jeune vous rend de fait plus

“ connecté ”, plus au courant des nouvelles technologies et

des nouvelles stratégies en matière de

marketing.

Pensez-vous que la crise

économique mondiale aura un

impact sur le marché du jeu en

ligne ? Comment les joueurs

réagissent-ils ą cette crise ?

Nous avons pu observer les premiers

changements dans le comportement des

joueurs au dernier trimestre 2008. C’est ą

ce moment qu’ils se sont mis ą jouer moins

gros, mais plus souvent. Il fallait donc

adapter notre stratégie marketing ą ce

nouveau contexte économique. C’est

d’ailleurs en réagissant le plus rapidement

possible que l’on peut faire face ą une telle

situation de récession. Face ą cette crise,

nous avons pris plusieurs décisions

stratégiques qui vont nous permettre d’être

plus performants en ces temps pourtant

difficiles. Premièrement, nous avons de

nouveaux partenariats depuis le début

Un site leader qui possède tous les atouts pour le rester encore longtemps

2009, dont un très important avec le Racing Post – la plus

importante publication de paris au Royaume-Uni, avec plus

de 750 000 visiteurs uniques par mois sur son site.

Deuxièmement, nous avons assuré le

lancement du “ Live Dealer Casino ”

(parties virtuelles où les cartes sont

distribuées par de vrais croupiers

filmés) en Europe, service qui

s’adresse ą nos joueurs VIP.

Troisièmement, nous avons lancé le

bingo en Europe, en commençant par

l’Espagne. En somme, malgré un

climat économique morose, je suis

certain que nous allons avoir de nombreux succès cette

année, grâce ą nos innovations et investissements, que ce soit

en B2C ou en B2B.

Etes-vous tenté par le marché du téléphone mobile?

Pour le moment, nous n’avons pas prévu d’investir de ce côté-là.

Nous avons trois sympathiques jeux d’argent disponibles sur

mobile au Royaume-Uni : la roulette, le blackjack et les

machines ą sous. C’est bien entendu un média très prometteur,

mais beaucoup moins pour l’instant que peut l’être le jeu en

ligne sur Internet. Malgré le fait qu’il est un peu tôt pour miser

gros sur ce marché, nous continuerons ą l’explorer et ą penser

ą de nouveaux concepts en profitant par exemple des

innovations technologiques qui rendront la maniabilité et la

connectivité de l’iPhone plus intéressantes.

Vous n’avez pas envie de sponsoriser une équipe de

football, une équipe de poker pour promouvoir votre

marque?

Les nouvelles législations vont nous accorder une plus grande

liberté de mouvement en matière de marketing et de promo.

Nos partenariats avec des équipes comme le FC Séville ont eu

beaucoup de retombées et nous ont servi ą bâtir une bonne

image. Le parrainage d’équipe, de joueurs seront donc

prochainement ą l’ordre du jour. Cependant, nous devons

continuer ą construire notre marque en faisant les

investissements les plus rentables possible, et l’évolution du

marché aura ą coup sûr un impact sur nos futures décisions.

Comment protégez-vous vos joueurs d’eux-mêmes?

Nous sommes une entreprise de gaming responsable.

Nous respectons les directives publiées par eCOGRA, une

association britannique indépendante ą but non lucratif.

Cette organisation s’assure que les casinos en ligne qu’elle

cautionne protègent leurs joueurs efficacement et de façon

totalement transparente.

888.com est certifié par le GamCare, qui est l’autorité en

matière de conseils légaux et d’aide aux accros au

Royaume-Uni. Cette certification est la garantie que 888.com

est socialement responsable et possède une réelle politique

en matière de protection de ses joueurs.

888 accompagne ses joueurs. Nous soutenons ceux qui

semblent développer une dépendance au jeu et les aidons ą

trouver des solutions adaptées ą leurs cas particuliers.

Nous proposons ą nos joueurs divers outils pour éviter que

le jeu devienne un problème pour eux. Cela va de

l’établissement de “ limites ” personnelles par les joueurs ą la

mise ą disposition d’un bouton “ thérapie ” – qui conduit le

joueur vers des pages d’information et de soutien – en

passant par la possibilité pour le joueur qui se sent en danger

de s’auto-exclure pour une durée

définie pendant laquelle il ne recevra

aucun email promotionnel de notre

part. En 2008, nous avons lancé

l’“Observer ”. Il s’agit d’un

enchaînement d’algorithmes capable

d’identifier des comportements de jeu

pouvant révéler des problèmes

d’addiction. Nous avons développé

cela en partenariat avec le professeur

Mark Griffiths ą la NottinghamTrent University, spécialiste en

psychologie comportementale. Grâce ą la mise en place de

l’“Observer ”, nous pouvons repérer les comportements ą

risque, les analyser et prendre contact avec les joueurs

concernés afin de les mettre face ą leur problème et de leur

proposer des solutions. En somme, il s’agit d’identifier les gens

susceptibles de développer un problème avant qu’ils n’aient

réellement ce problème.

Qu’est-ce qui fait la force de 888 par rapport ą

d’autres groupes comme Betfair ou Bwin?

Tout comme Betfair et Bwin, 888.com est une véritable

marque, une entreprise qui compte aujourd’hui plusieurs

millions de membres dans le monde entier. Notre force réside

certainement dans le fait que nous sommes une entreprise

qui a une expérience du casino et du poker inégalée, plutôt

que de se disperser sur les sports et de proposer d’autres

“produits ” en marge de cette activité.

Propos recueillis par David Goodwin

Pour Gigi Levy, l’affiliation est vraiment essentielle…

JUIN / JUILLET 2009 – NUMÉRO 3

Actualités similaires: