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La FDJ ne serait plus dans la course pour la reprise de Camelot, selon le Times de Londres

Selon le Times de Londres, la FDJ ne serait pas parvenue à déposer à temps sa proposition pour la reprise du britannique Camelot, en raison de lourdeurs administratives liées à la validation de son projet par son principal actionnaire, l’État français.

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"La vente de Camelot est un processus long. Nous continuons à suivre le dossier et ses évolutions", assure à La Tribune un porte-parole de la Française des jeux (FDJ). L’opérateur de loteries en France fait partie des acquéreurs potentiels de Camelot, l’exploitant de National Lottery, la loterie britannique, mis en vente par ses cinq actionnaires: Cadbury Schweppes, Royal Mail, De La Rue, Fujitsu Services et Thales.

Pourtant, selon le Times, à l’issue de la date limite de dépôt des offres de reprise, seuls trois repreneurs seraient encore dans la course. Il s’agit des fonds BC Partners et CVC Capital Partners
ainsi que du canadien Ontario Teachers. Selon le quotidien, la FDJ ne serait pas parvenue à déposer à temps sa proposition en raison de lourdeurs administratives liées à la validation de son projet par son principal actionnaire, l’État français. Il n’est pas certain que ses concurrents acceptent que l’opérateur français puisse déposer une offre avec retard. La date butoir de remise des offres, initialement prévue pour fin janvier, avait déjà été repoussée à fin février.

En cas de succès, cette opération permettrait à la Française des Jeux de se doter d’une ouverture stratégique sur l’international et de changer de taille. La FDJ est déjà la deuxième loterie mondiale, avec un chiffre d’affaires de près de 10 milliards d’euros. Camelot se classe au cinquième rang, avec une activité de plus de 5 milliards d’euros. Mais le prix de l’acquisition est à la mesure des enjeux. Camelot est estimé par les observateurs à plus de 450 millions d’euros. La FDJ, qui n’est pas encore officiellement en lice, ne donne pas de détails sur le financement d’un tel achat et elle ne précise pas si elle aurait besoin de s’associer à un partenaire.

En attendant de pousser ses pions outre-Manche, elle a de quoi s’occuper en France avec la préparation de l’ouverture à la concurrence des jeux en ligne.

Source: La Tribune (édition imprimée)


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