Flux RSS



Le média global de référence du secteur de l'iGaming et du monde de l'affiliation

Le match Française des jeux contre PMU tourne à l'avantage de l'opérateur hippique

"Le principal concurrent de la FDJ est, et restera, le PMU", selon La Tribune de ce matin. Pour le quotidien, le PMU est "en avance" sur la Française des jeux sur bien des terrains...

Le match Française des Jeux contre PMU tourne à l’avantage de l’opérateur hippique

Article publié dans La Tribune de ce matin:

AVEC UNE MEILLEURE RENTABLITÉ, le PMU est également mieux placé sur le terrain des paris en ligne.

CHRISTOPHE BLANCHARD-DIGNAC, le PDG de la Française des Jeux (FDJ), a toutes les chances
d’être reconduit à son poste alors que son mandat arrive à échéance cette semaine. De source
gouvernementale, Christophe Blanchard-Dignac sera confirmé dans ses fonctions cette semaine.
L’État, principal actionnaire de la FDJ avec 72 % du capital, annoncera sa décision dans les
prochains jours.

C’est donc lui qui aura à charge d’adapter la FDJ à l’ouverture à la concurrence des jeux en ligne
en 2010. En revanche, la privatisation de la FDJ, évoquée en juin 2008, «n’est pas un sujet
immédiat» aux yeux d’Éric Woerth, le ministre du Budget, qui ne relie pas l’évolution du capital de
la FDJ à l’ouverture à la concurrence.

Le principal concurrent de la FDJ est, et restera, le PMU. Les deux entreprises sont à la fois
similaires et différentes. Chacune dans leur spécialité (les loteries pour l’une, les paris hippiques
pour l’autre), elles réalisent le même chiffre d’affaires (9,2 milliards d’euros). Le PMU prend
l’avantage sur le terrain de la rentabilité avec un bénéfice net plus de six fois supérieur à celui de la
FDJ.

COÛTS D’EXPLOITATION
Cette différence s’explique par l’importance des coûts d’exploitation de la FDJ qui sont deux fois
supérieurs à ceux du PMU. L’opérateur de jeux de hasard rémunère mieux ses points de vente (5%
environ de commission pour la FDJ contre 2% pour le PMU). Par ailleurs, la FDJ paie la moitié des 5
milliards de recettes fiscales prélevées chaque année par l’État sur le secteur des jeux. Dans ces
conditions, le PMU peut se permettre d’être plus généreux avec les joueurs. Sur 10 euros misés,
l’opérateur hippique redistribue 7,5 euros aux joueurs, contre 6,1 euros en moyenne pour la FDJ.

Le PMU est également en avance sur la FDJ sur le terrain des jeux en ligne. Les deux acteurs
historiques sont actuellement les seuls autorisés à proposer des jeux payants sur Internet. Avec
uniquement des paris sur les courses de chevaux, le PMU a collecté 540 millions d’euros de mises
en ligne en 2008 contre 219,2 millions pour l’ensemble des jeux de la FDJ. Mais pour se lancer dans
la grande bataille qui va s’ouvrir en 2010, la FDJ a pour avantage d’exploiter une palette de produits
déjà diversifiée qui s’étend des loteries aux jeux instantanés en passant par les paris sportifs. Tandis
que le PMU vient de prendre la décision d’ajouter les paris sportifs à sa gamme et réfléchit encore
sur l’opportunité de développer du poker en ligne.


Les Commentaires sont clos