Le PMU tente d’attirer sur son site les parieurs qui désertent les points de vente en dur
En 2009, les parieurs bretons ont joué 332 millions d’euros aux courses. Un petit peu moins qu’en 2008, constate Le Télégramme. En Bretagne, comme dans l’ensemble du pays, le PMU tente d’attirer sur son site les parieurs qui désertent les points de vente en dur…

Le chiffre d’affaires de l’agence de Brest du PMU (qui regroupe les 4 départements bretons) a connu une légère baisse en 2009. «Un recul de 0,6%, conséquence directe de la crise», estime Laurent Loisel, le directeur de l’agence. La baisse concerne essentiellement les points de vente. On y a joué 301millions d’euros, contre 306 en 2008. Elle est la plus sensible dans les Côtes-d’Armor (-5,1%), elle touche aussi le Morbihan (-1%), le Finistère restant positif (+0,4%).
La montée du Net
«Cette régression dans les points de vente n’est pas propre à la région Bretagne», constate Laurent Loisel, qui note qu’au «niveau national, on enregistre la même tendance (-0,8%)». Mais alors qu’au niveau national, le développement des jeux par le Net a permis un chiffre d’affaire positif (+0,4%), en Bretagne cela n’a pas été le cas, malgré une progression de 12,7%. (31millions joués contre 28 en 2008 de ce PMU direct). Pour autant, Laurent Loisel insiste sur la force que représentent les 515 points de vente bretons (16 nouveaux ont été ouverts en 2009). «On y réalise 91% de notre chiffre d’affaires total, soit un point de mieux que la moyenne nationale».
Une carte PMU
«Pour les rendre plus efficaces, nous avons équipé 90% de ces points de vente du dispositif permettant de prendre les enjeux avec la nouvelle carte PMU, qui permet au parieur plus de confort de jeu», explique encore Laurent Loisel, qui définit le parieur breton, comme quelqu’un «de fidèle et raisonnable». Peu de dérapages addictifs sont signalés par des tenanciers qui sont régulièrement formés pour éviter ces types de comportements.
Le stade brestois un bon cheval!
Si l’offre hippique reste la spécialité première du PMU, voilà que depuis début juin, il s’est lancé dans le grand match des paris en ligne. «Il est important de participer à la nouvelle offre», estime Laurent Loisel, «de nombreuses sociétés sont en concurrence, il convient de ne pas rater le rendez-vous, le PMU s’y est bien préparé et entend se placer dans le tiercé de tête des opérateurs». En Bretagne, la montée du Stade Brestois en Ligue 1, lui donnera peut-être un petit coup de pouce!
Source: Le Télégramme












