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Le site arjel.org déposé par un certain Maximilien de Thunes — Max de Thunes pour les intimes

Publiée le 19 jan 2010 // Droit-Législation, Enquêtes-Etudes, Infos

Le ministère du Budget, en charge du secteur des jeux, devra se battre pour récupérer l’adresse du futur site de l’Arjel, explique le site Eco89. Qui précise que c’est un certain Maximilien de Thunes (Max de Thunes pour les intimes) qui a « doublé » l’Etat français pour le « point.org ». Ça la fout vraiment mal…

page019Arjel.fr existe en effet déjà. Le nom de domaine a été déposé le 5 mars 2009 à l’Afnic, qui gère les adresses web en .fr. Soit le jour même de la présentation du projet de loi annonçant l’ouverture du marché des jeux et la création de l’Arjel. Sur le site de l’Afnic, le titulaire du compte a décidé de ne pas rendre publics son nom et ses coordonnées. Nous n’avons donc pas pu le joindre. Le créateur du site pro-jeux, Arjel.org, est lui beaucoup plus bavard. Il signe ses mails «Maximilien de Thunes». Comprendre «Max de Thunes», rigole-t-il ensuite au téléphone.

Ce Belge aime décidément jouer sur les mots. Sur le site, «Arjel» signifie en fait «Association des rédacteurs des jeux d’argent en ligne», puisqu’il s’agit de suivre l’actualité du secteur, en renvoyant vers d’autres sites spécialisés. «Max» admet pourtant:
«Officiellement, ça n’a rien à voir avec l’Autorité de régulation, j’ai juste pris ce nom de domaine qui était disponible. Officieusement, le but était d’aller choper le mot-clé “Arjel” sur Google. Mais je pense qu’Arjel.fr est beaucoup plus préjudiciable que mon site, qui n’a en commun que le nom, pas l’adresse en .fr.»

«Max» reste discret sur ses autres activités, affirmant simplement travailler dans les secteurs du jeu et du référencement en ligne. Il explique:
«Il faut se positionner sur des mots-clés qui auront du trafic. Là, ce n’est pas moi qui en bénéficie, puisque je renvoie vers d’autres sites. Je ne fais pas d’argent, c’est purement pour le fun. Si un jour les autorités françaises étaient intéressées, on pourrait négocier.»

Le mot-clé «Arjel» tapé sur Google ne serait à l’origine que d’une dizaine de visites par jour sur le site, assure «Max». Il admet pourtant que l’Arjel n’est pas encore très connu du grand public. Et il s’amuse de ce «parasitage»:
«Ils mettent le pied sur un domaine qu’ils ne maîtrisent pas. Mais je ne suis pas Français et je ne suis pas domicilié en France, donc je suis à l’aise.»

Source: Eco89

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