Les joueurs de l’équipe de France de football seront les seuls à être « interdits » de paris en ligne
Les joueurs de l’équipe de France n’auront pas le droit d’effectuer de paris sportifs en ligne sur la Coupe du monde de football, en Afrique du Sud, rappelle Le Point. En revanche, ni l’UEFA ni la Fifa n’ont introduit dans leur règlement cette incompatibilité…

Les joueurs de l’équipe de France n’auront pas le droit d’effectuer de paris sportifs en lignesur la Coupe du monde de football, en Afrique du Sud. La Fédération française de football (FFF) a, en effet, interdit aux joueurs de l’équipe de France tout pari sportif durant le Mondial afin d’éviter les risques de tricherie. La prohibition vaut également pour les proches des joueurs. C’est un « vice » qui leur est retiré, diront les mauvaises langues. La loi légalisant les jeux d’argent en ligne en France devrait, en principe, entrer en vigueur à l’occasion de la Coupe du monde. Le Conseil constitutionnel, saisi par l’opposition, devrait se prononcer sur sa validité le 5 mai.
rdiction, cLes Bleus seront donc la seule équipe soumise à cette intear ni l’UEFA ni la Fifa n’ont introduit dans leur règlement cette incompatibilité. La situation est donc la suivante: lorsque, le 11 juin, l’Uruguay affrontera la France, les joueurs uruguayens pourront parier sur les sites en ligne, pas les joueurs français. Les Urugayens pourront même parier sur la défaite de l’Uruguay, s’efforcer de mal jouer, perdre face aux Bleus et encaisser le fruit de leurs paris… L’absence d’harmonisation internationale des règles en matière de paris sportifs aboutit à des situations assez dangereuses. Les instances sportives n’ont pas encore pris en compte cette nouvelle donnée, à l’exception de la Fédération internationale de tennis, qui interdit à ses adhérents de parier « directement ou indirectement » sur un match de tennis.
Les paris sportifs interdits sur les éléments négatifs du sport
Les fraudes constatées ces dernières années ont d’ailleurs alerté le Conseil de l’Europe qui s’est emparé de la question de l’éthique sportive. C’est le point 9 de sa résolution sur la nécessité de préserver « le modèle sportif européen », discuté le 24 janvier 2008. Il est question que le Conseil européen fasse avancer l’idée d’un délit pénal de fraude sportive.
Dans le cadre de la loi sur les paris en ligne, l’Arjel, autorité de régulation, sera en charge de réglementer les phases de jeu et éléments de score sur lesquels il sera possible de parier en direct. Actuellement, les fédérations sportives élaborent des propositions qu’elles adresseront à l’Arjel une fois la loi promulguée. La philosophie générale consiste à n’autoriser que ce qui aura un impact sur le résultat final. On évitera donc les paris sur les éléments trop manipulables, comme les fautes, les balles qui sortent du terrain (les doubles fautes au tennis), les chutes… En somme, tous les éléments négatifs du jeu seront exclus, sachant qu’il est plus aisé de perdre que de gagner.
Le patinage et la gym trop manipulables
La Fédération française d’équitation, par exemple, projette d’exclure les épreuves notées comme la voltige ou le dressage. Le concours complet (qui comprend une épreuve de dressage) sera également écarté. Le saut d’obstacle sera autorisé, mais on ne pourra pas parier sur le nombre de barres accrochées par le cavalier. En fait, tous les sports de notation seront exclus: la gym, le patinage artistique, etc. Le risque de fraude est jugé trop fort. Au tennis, on ne pourra pas parier sur le nombre de « lobs » ou de « passing-shots » en raison de la difficulté à distinguer l’un et l’autre dans certaines circonstances…
Les transactions financières entre les sites de jeu et les parieurs devront attendre « les résultats proclamés » et non « le résultat officiel » (qui peut varier en fonction des contestations et recours). Seules les fédérations sportives pourront proclamer le résultat. Les sites de jeux devront attendre ce signal pour payer les parieurs, ce qui nécessite donc que les fédérations sportives s’organisent pour « proclamer » les résultats rapidement, par exemple sur leurs sites Internet.
Source: Le Point












