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Opérateurs


PokerStars sponsor majeur du WPT PokerStars sera le sponsor de la saison 7 du célèbre WPT, World PokerTour, au Canada, en Amérique latine, en Allemagne et aux Pays-Bas. World Poker Tour Enterprises Inc. (WPTE), a annoncé un déficit moindre que prévu sur le premier trimestre 2009. Les espoirs de redressement sont confortés par cet accord avec PokerStars. Free s’allie avec Chiligaming pour le marché français Avec plus 4,2 millions d’abonnés ą l’ADSL (dont 836000 abonnés ą sa filiale Alice), Free est le numéro 2 du marché français, derrière Orange qui compte plus de 8 millions d’abonnés. En attendant de se lancer dans la téléphonie mobile, Free s’intéresse aux jeux d’argent en ligne. L’opérateur travaille en partenariat avec Chiligaming (groupe Gaminvest, basé ą Malte). Sur le portail de Free, on peut d’ores et déjà accéder ą une multitude de services concernant le poker: infos, reportages, vidéos, photos, forums… “Mais”, constate le siteWebdo Poker, “quand on s’y attarde un peu plus, on constate qu’il s’agit d’un copié collé du site MadeInPoker”, qui fait partie du groupe Chiligaming, tout comme Chilipoker…

JUIN / JUILLET 2009 – NUMÉRO 3

Unibet hésite ą demander une licence française Petter Nylander, le PDG d’Unibet, a récemment déclaré : “L’ouverture du marché français est positive, mais nous nous interrogeons encore sur la nécessité d’une licence pour offrir nos services aux Français.” Pour lui, ce “sésame” n’est donc pas forcément indispensable. Il a en tout cas choisi d’attendre de voir le vrai texte de loi, qui sera probablement assez éloigné du projet initial…

JUIN / JUILLET 2009 – NUMÉRO 3

La Française des jeux prête pour le poker en France La Française des jeux a signé avec Cyberarts, qui lui fournira la technologie nécessaire pour sa plateforme de poker. Cette technologie est utilisée en Italie par Gioco Digitale, le premier opérateur a avoir lancé une offre de poker dans ce pays, dès l’ouverture du marché. Tout sera donc prêt bien avant l’ouverture du marché français, puisque La Française des jeux devrait lancer son offre en play money plus tôt… Par ailleurs, La Française des jeux s’attaque au passionnant (et fort lucratif ) marché du bingo en ligne. Pour l’ancien monopole d’Etat, il est urgent de… ne pas attendre!

JUIN / JUILLET 2009 – NUMÉRO 3

Winamax : Bruel et Simoncini font leur “coming out” C’est au Journal du Net que nous avons emprunté ce titre, facétieux mais reflet d’une réalité, suite ą l’annonce du “ rachat ” de Winamax par Patrick Bruel, Marc Simoncini et deux des co-fondateurs de Caramail : Alexandre Roos et Christophe Schaming. “ Nous sommes quatre actionnaires, ą peu près ą parts égales, ą avoir repris Winamax, qui va se porter candidat ą l’obtention d’une licence de poker en France ”, expliquait Marc Simoncini le 13 mai 2009 dans un entretien au quotidien Les Echos.

UNE“OFFICIALISATION”

Pour Le Journal du Net,“ si cette annonce a le mérite d’officialiser la présence de ces quatre Français dans le capital de Winamax , elle n’est pas tout ą fait exacte. En effet, Alexandre Roos et Christophe Schaming sont parmi les principaux actionnaires de Winamax depuis 2005 selon une source proche du dossier ”, affirme le média en ligne. Qui rappelle au passage que “ la Direction centrale des renseignements généraux ” a “ suspecté Patrick Bruel et Marc Simoncini d’être déjà ą l’époque présents au capital deWinamax et d’en faire peu discrčtement la promotion au travers de Wam-Poker. ” Un peu plus diplomate, le site Poker News écrit que “ les trajectoires du chanteur-comédien-présentateur-joueur de poker et de Winamax sont liées depuis de nombreuses années déjà. Cela fait longtemps qu’il porte les couleurs de cette room fondée par d’autres Français exilés ą Londres (des anciens de Havas Interactive). Patrick Bruel avait déjà été entendu par les Renseignements Généraux ą la fin 2006 sur ses liens avec Winamax. Pour éviter les poursuites, Bruel avait ouvertWam-Poker l’été précédent, un forum et une room de poker dont le nom est proche de celui de la room britannique, mais qui ne propose que des parties gratuites. Or, on retrouvait déjà au nombre des dirigeants de WAM-Poker Marc Simoncini et Alexandre Roos, tous deux aujourd’hui actionnaires déclarés de Winamax. Alors ? Prise de participation récente ou médiatisation d’un tour de table déjà ancien mais qui peut désormais être officialisé, alors que l’ouverture des jeux d’argent en ligne en France n’est plus qu’une question de temps et que tous les futurs acteurs du marché affichent ouvertement leurs ambitions ? ”

RIEN QUE DU POKER

Pour Les Echos, en revanche, il existait un véritable suspense : “A la veille de la libéralisation des jeux en ligne, on se demandait quel site parviendrait ą attirer le très convoité Patrick Bruel, icône des tables de jeux. Le suspense a pris fin : la star, premier Français ą être devenu champion du monde de poker, ne ralliera pas les projets de sites de TF1, de M6, de Stéphane Courbit ou encore d’un groupe de casinos comme Partouche. Il préfère s’allier avec le fondateur et dirigeant du site de rencontres Meetic, Marc Simoncini, pour devenir actionnaire d’un site de poker en ligne anglais existant, Winamax”. Le quotidien précise que Winamax “ aura l’exclusivité de l’image de Patrick Bruel, qui ne devrait pas participer ą d’autres projets, et ne demandera pas Quand Wam parle de Winamax… La présence de Bruel et de Simoncini ą la tête de Winamax n’est pas une surprise d’autre licence que celle du poker. ” En effet, Marc Simoncini a expliqué : “ Nous ne souhaitons pas opérer de paris sportifs, ces derniers vont constituer un des secteurs les plus concurrentiels et les plus complexes, notamment du fait des risques de fraude, nous préférons nous concentrer sur un domaine que nous connaissons bien. Nous pourrons en revanche signer des accords avec des acteurs de paris sportifs pour proposer des offres croisées sur notre site et ceux de nos partenaires. ” Par ailleurs, bien que le poker n’ait au premier abord pas grand-chose ą voir avec les rencontres en lignes, des synergies existeront avec Meetic. Simoncini :“ Meetic possède une très importante base de données de clients qui, par leur tranche d’âge et leur statut de célibataires, constituent le cœur de la clientèle des paris en ligne et surtout des joueurs de poker, Meetic pourra donc vendre des espaces publicitaires aux sites opérant dans ces secteurs, dont bien sûr Winamax.”

DÉJĄ 150 000 JOUEURS

Winamax, qui compte 150000 joueurs pour plus de 600 000 inscrits, a depuis longtemps déjà jeté son dévolu sur le marché français, avec la création de la plus grosse équipe de joueurs professionnels francophones, le célèbre Team Winamax, ses accords multiples avec des clubs de poker locaux, l’organisation du KingV (championnats de France de poker en ligne par équipe) et, bien sûr, le forumWam-Poker, animé par les deux compères Patrick Bruel et Michel Abécassis, rappelle Poker News. Winamax est certes installé ą Londres mais “ la room compte depuis belle lurette une majorité de joueurs français dans ses rangs ” et Marc Simoncini explique même aux Echos qu’ “ après l’obtention de la licence, transférer le siège en France ferait du sens. Les effectifs devraient également croitre pour passer ą une centaine de personnes fin 2010 ” (contre une trentaine actuellement). Et Simoncini ne semble pas inquiet d’un éventuel retard de la loi :“ Le retard législatif n’empêche pas l’ouverture du marché, en réalité il est déjà ouvert puisqu’il existe 25000 sites dans le monde dont 20% en français ! Le problème n’est plus d’ouvrir le marché mais de le réguler le plus rapidement possible. ”

UN CERTAIN ESPRIT

Terminons sur une note plus légère, avec cet extrait d’un édito publié ą la “ une ” du site Wam-Poker le 14 mai 2009 : “A l’approche de l’ouverture du marché des jeux en France, Patrick Bruel a annoncé cette semaine qu’il était devenu l’un des actionnaires de Winamax. (…) Ce sera donc pour tous les Français l’occasion de découvrir et de partager un certain esprit du poker, de la compétition et de la convivialité… que nous connaissons bien sur WAM puisque c’est ici même que Patrick l’a d’abord développé ! Interrogé ą la suite de cette annonce, P14B (pseudo de Bruel) a d’ailleurs tenu ą déclarer : ‘ Je ne laisserai jamais tomber WAM-poker et les Wameurs. Quoi que l’avenir nous réserve, on restera toujours ensemble, et évidemment… debout sur la table ! ’ Merci, Patrick et, en ce 14 mai, bon anniversaire ! ” 50 ans et ą la tête d’un nouveau géant du gaming… Sam Lebowski Retrouvez les articles cités (dans leur intégralité ) sur les sites des médias concernés :www.journaldunet.com ; www.lesechos.fr ; fr.pokernews.com La présence de Bruel et de Simoncini ą la tźte de Winamax n’est pas une surprise

JUIN / JUILLET 2009 – NUMÉRO 3

Vivendi lance le Canal+ Poker Tour Avant tout le monde, la chaine privée Canal+ a misé sur le poker, diffusant le World Poker Tour en France. Voilà qu’elle lance le Canal+ PokerTour, une série de tournois enregistrés avec des personnalités, des champions de poker et des joueurs anonymes. Diffusion ą partir de septembre 2009 sur la chaine cryptée de Vivendi. Canal+ a été la première chaine à miser sur le poker

JUIN / JUILLET 2009 – NUMÉRO 3

Les WSOP Europe 2009 en septembre ą Londres Harrah’s Entertainement a rendu publiques les dates des World Series of Poker Europe 2009, dont Betfair est cette année encore le sponsor officiel. Les WSOP-E se tiendront au Casino at the Empire de Londres entre le 17 septembre et le 1er octobre prochain. Ils offriront, comme en 2008, quatre tournois récompensés d’un bracelet. Il est bien entendu possible de se qualifier en jouant sur Betfair Poker. www.betfair.com Betfair, partenaire des WSOP-E

JUIN / JUILLET 2009 – NUMÉRO 3

Bouygues et Pinault alliés dans SPS, un futur mastodonte On ne change pas une équipe qui gagne. C’est ce que devait se dire Martin Bouygues, patron du groupe éponyme, en confiant ą Patrick Le Lay la tête de Serendipity Investment (un fonds dans lequel on retrouve Artemis, la holding de François Pinault – lire notre encadré en page de droite). Longtemps PDG de TF1, Patrick Le Lay était parvenu ą imposer la chaine comme premier média européen. Bouygues et ses associés souhaitent manifestement qu’il en soit de même dans le secteur des jeux en ligne. Pour eux, les enjeux sont considérables. On le comprend en lisant l’entretien accordé par Patrick Le Lay au Figaro, le 14 mai 2009. En voici quelques extraits.

UN MARCHÉ PLUS IMPORTANT QUE LATÉLÉVISION

Le patron de Serendipity commence par expliquer aux journalistes que “ tout compris, le marché des jeux en France dépasse les 20 milliards d’euros de chiffre d’affaires, c’est un marché plus important que la télévision. Aujourd’hui, il n’y a plus beaucoup de domaines économiques en croissance. Nous avons d’abord voulu racheter un site Internet de jeux. Mais nous nous sommes aperçus que tous travaillent peu ou prou dans l’illégalité. Ils expliquent qu’ils respectent le droit européen. Mais pas les législations nationales. Nous avons donc décidé de partir de zéro en créant une société, SPS. C’est elle qui est associée ą la chaine Eurosport. Notre site Eurosportbet.co.uk est opérationnel depuis un mois. Il est accessible uniquement aux résidents britanniques. Nous avons choisi la Grande-Bretagne, car c’est le seul pays – avec l’Italie – qui a libéralisé le secteur des jeux. C’est aussi le pays le plus difficile, oł la concurrence est féroce. Nous sommes encore en phase de démarrage. ” Car, selon Patrick Le Lay, le secteur va “ énormément évoluer. Aujourd’hui, on parie avant les matches. Ą l’avenir, le vrai marché sera celui des paris en direct, en live, pendant la compétition. C’est une nouvelle forme de convivialité qui se développe autour de l’écran de télévision ou d’ordinateur. Notre objectif est simple : proposer des jeux et des paris sur Internet dans tous les pays européens où la loi l’autorise.”

UNE CLIENTČLE FAMILIALE

Il évoque ensuite son “modèle économique ” : “ Nous n’irons pas chercher les gros joueurs. Nous visons une clientèle familiale. Le modèle économique d’Eurosportbet reposera sur une sorte de revenu d’abonnement, ce que l’on appelle l’ARPU (revenu moyen par abonné). Nous espérons qu’une famille dépensera par mois dans les jeux en ligne autant que pour un abonnement ą la télévision payante, soit entre 30 et 40 euros par mois. En fait, cela est très proche du modèle économique de TPS. Pour l’instant, nous sommes titulaires d’une licence délivrée par l’île anglo-normande d’Alderney. Elle nous permet, contrairement ą Malte ou Gibraltar, d’exercer depuis la France. Toute l’équipe – soit une quarantaine de personnes – est donc basée ą Paris. ” Lorsqu’on lui demande qui a le plus de chance de réussir en France, Le Lay ne donne pas dans la langue de bois : “ En France, il n’y a de la place que pour quatre Betfair, partenaire des WSOP-E Martin Bouygues Canal+ a été la première chaine à miser sur le poker Martin Bouygues A la tête de Serendipity, Patrick Le Lay entend devenir un géant du secteur ou cinq gros acteurs et nous espérons en faire partie. Ce qui compte, c’est d’être paneuropéen et de proposer toutes les catégories de jeux.”

LA PUB POUR LE SECTEUR, UN FACTEUR DE CROISSANCE

Le Lay insiste aussi sur le fait que les opérateurs “ vont dépenser beaucoup d’argent en publicité pour se faire connaitre du grand public. Pour les télévisions et les radios, ces investissements publicitaires devraient être supérieurs sur la durée ą ceux effectués par les 118 lors de l’ouverture du marché des renseignements téléphoniques, il y a trois ans. Ce devrait être un facteur de croissance en 2010. ” En ce qui concerne le projet de loi, il explique qu’il espère “ que les parlementaires adopteront un cadre fiscal dans la norme européenne afin que quelques champions français puissent émerger et prendre une dimension européenne. ” Enfin, il insiste sur le fait que “ les règles d’une concurrence saine doivent être établies : nous ne voulons pas être défavorisés parce que nous respectons la loi. Deux conditions sont nécessaires. D’une part, les sites actuellement illégaux, mais qui auront obtenu une licence devront annuler les inscriptions des joueurs français qui devront se réinscrire. Il ne serait d’ailleurs pas illogique que ces sites fassent l’objet d’un rappel fiscal pour la période pendant laquelle ils ont exercé en France en infraction au monopole. D’autre part, ces sites, qui sont encore hors la loi, ne devraient pas pouvoir se lancer dès le 1er janvier mais respecter un délai de latence. ”

LE LAY INITIÉ PAR TAPIE?

Plus anecdotique, l’un des rédacteurs en chef de L’Express Renaud Revel, raconte sur son site : “ L’intérêt que manifeste Patrick Le Lay pour cette activité remonte (…) ą la fin des années 80. Époque ą laquelle le tout nouveau PDG de TF1 avait rencontré Bernard Tapie. L’industriel, qui n’était pas encore ą la tête de l’Olympique de Marseille, avait accompagné le groupe Bouygues dans sa conquête de TF1. Si bien qu’une fois la chaine attribuée par la CNCL ą Francis Bouygues, Bernard Tapie s’était vu récompenser de ses efforts en décrochant, notamment, une émission sur cette chaine. Et c’est ą cette époque que le très flambeur Tapie avait initié Patrick Le Lay au jeu du poker, dont il est devenu assidu. Une addiction sympathique dont il ne s’est apparemment jamais guéri. Et qui l’amène aujourd’hui ą se lancer dans le grand bain des paris sportifs en ligne. ” Pierre-Henri Baron Lisez le texte intégral de cette interview sur le site du Figaro: www.lefigaro.fr

JUIN / JUILLET 2009 – NUMÉRO 3

SPS, une Société de paris sportifs qui entend devenir leader Eurosport (filiale de TF1) et le fonds Serendipity Investment (détenu par Artemis, holding de Pinault, et Bouygues et dirigé par l’ex-PDG de TF1 Patrick Le Lay) ont créé l’an dernier une filiale ą 50 /50 baptisée SPS, pour Société de paris sportifs. SPS entend rapidement devenir l’un des principaux acteurs du marché, annonçant aussi sa présence dans les courses de chevaux, le poker et les jeux d’adresse. SPS annonçait il y a peu, dans le quotidien La Tribune, qu’elle utilisera la marque EurosportBet et qu’elle “ respectera les législations nationales ”. En janvier 2009, SPS a obtenu une licence dans l’île anglo-normande d’Aurigny, ce qui lui permet de se lancer en Grande-Bretagne, où un service test a récemment été créé. Les prochaines étapes ont été annoncées : l’Italie dès l’automne 2009, puis la France début 2010, dès que la législation le permettra. Sont ensuite prévus l’Espagne, la Belgique, le Danemark et la Pologne. SPS proposera bien entendu, le moment venu, des programmes d’affiliation. On le voit, c’est avec pragmatisme et rigueur que l’un des géants européens avance ses pions sur le marché. Avec e-TF1, le groupe TF1 poursuit parallèlement le développement de ses jeux en ligne…

JUIN / JUILLET 2009 – NUMÉRO 3

Unibet partenaire de la tournée de Johnny Hallyday Le groupe Unibet mise sur l’une des plus grandes stars françaises. Il sera partenaire de la prochaine tournée de Johnny Hallyday. Les plus grandes stars au service du gaming, c’est excellent pour tout le monde… Johnny Hallyday roule désormais pour Unibet. Une excellente opération…

JUIN / JUILLET 2009 – NUMÉRO 3

Des partenariats sportifs toujours payants Unibet va “apparaitre bientôt sur les maillots de joueurs du Paris-Saint-Germain ”, indique Le Monde. De son côté, BetClic devrait s’afficher sur ceux de l’Olympique de Marseille, de l’Olympique lyonnais et de Saint-Etienne. Quant ą La Française des jeux, elle va prolonger pour trois ans son contrat avec le Comité national olympique et sportif français, croit savoir le quotidien. Marcel Dessailly pour BetClic

JUIN / JUILLET 2009 – NUMÉRO 3

La stratégie très offensive de la patronne de BetClic Dès la fin du mois d’avril 2009, BetClic passait ą l’offensive, lançant une campagne de publicité d’envergure dans les médias français… et s’attirant par là même les foudres de Bercy (lire en page précédente). Dans un entretien au Figaro, Isabelle Parize, directrice générale de Mangas Gaming, holding détenu ą parité par Stéphane Courbit et la Société des Bains de Mer de Monaco, expliquait assez clairement ses positions. Quand la journaliste lui demandait pourquoi BetClic n’attendait pas l’ouverture du marché des jeux d’argent en ligne, prévue début 2010 par le gouvernement, elle répondait, manifestement excédée : “ Nous at tendons depuis des mois ! Le projet de loi est passé en conseil des ministres en mars. Nous sommes maintenant dans une période de pré-ouverture du marché. Nous ne pouvons pas nous permettre de regarder les bras croisés La Française des jeux multiplier les initiatives en lançant de nouveaux jeux et nouant des partenariats avec les plus grands médias sans réagir. ”

“LES PRATIQUES DE LA FRANĒAISE DES JEUX SONT DISCRIMINATOIRES”

Face ą Bercy, Isabelle Parize baissait pourtant le ton (mais en apparence seulement) : “ Nous ne sommes ni des va-t-en-guerre ni dans une approche revendicatrice. Nous demandons simplement une égalité de traitement avec les monopoles, le PMU et La Française des jeux surtout, qui a déjà signé des accords avec RTL, la première radio française, 20 Minutes, le premier journal gratuit , Canal +, la première chaine ą péage, et France 2. Nous sommes légaux au regard du droit européen, BetClic est une entreprise responsable qui offre les mêmes garanties ą ses joueurs que les monopoles. Nous ne voulons pas être mort-nés en France avant même l’ouverture du marché ! ” Quand la journaliste lui lançait : “ Mais La Française des jeux est de facto en situation de monopole jusqu’ą la fin de l’année…”, elle n’hésitait pas ą rétorquer : “ Les pratiques de La Française des jeux sont discriminatoires. Nous sommes prêts ą accepter les conditions fixées par le projet de loi, mais on ne peut pas nous priver de la moindre chance d’exister. Nous souhaitons que le gouvernement prenne des mesures de protection provisoires. La meilleure solution serait de tout geler jusqu’ą l’ouverture du marché, c’est-ą-dire d’annuler les partenariats commerciaux déjà signés par La Française des jeux et les nouveaux entrants comme nous, pour partir de zéro quand la loi sera votée. Dans ce contexte, il est essentiel que la date du 1er janvier 2010 soit respectée. ” Est-ce vraiment ce qu’il s’est passé depuis ? On peut en douter, étant donné que les émissions de La Française des jeux sont bel et bien diffusées sur les ondes de RTL… même si elles ne font la promotion que de produits déjà existants.

“LA TAXATION EST TROP FORTE” ET “NOUS SERONS DÉFICITAIRES EN FRANCE”

Interrogée sur le projet de loi, elle expliquait ensuite : “ C’est un premier pas essentiel. Mais la taxation est trop forte et le champ d’ouverture, qui exclut tous les jeux de casinos ą l’exception du poker, trop limité. En Italie où la fiscalité est 2,5 moins élevée, nous sommes tout juste ą l’équilibre. Dans les conditions fixées par le gouvernement français, nous serons donc déficitaires. Mais il est prévu que le projet de loi puisse évoluer au bout de deux ans. Avec le temps, la taxation devra s’assouplir et le champ d’ouverture s’élargir. C’est pourquoi nous croyons au marché français. ”

“EN FRANCE, IL N’Y A DE LA PLACE QUE POUR 3 Ą 5 ACTEURS QUI COMPTENT”

Isabelle Parize précisait enfin : “ BetClic demandera bien sûr une licence. Ą l’ouverture du marché, nous pensons que 20 ą 25 nouveaux entrants devraient en faire autant. Mais, ą terme, il n’y a de la place que pour 3 ą 5 acteurs qui comptent (…). BetClic est déjà le premier acteur privé de jeux en ligne en France, encore très loin derrière La Française des jeux. Nos ambitions sont européennes. Avec un million de joueurs, nous sommes déjà numéro trois en Europe, derrière Bwin et Sportingbet. Cette année, Mangas Gaming va réaliser 200 millions d’euros de produit brut des jeux. ” Une stratégie très offensive. Et on ne peut plus pragmatique… Geoffrey de la Trémoille Retrouvez le texte intégral de cette interview sur le site du Figaro: www.lefigaro.fr Isabelle Parize, directrice générale de Mangas Gaming, dans Le Figaro du 24 avril 2009

JUIN / JUILLET 2009 – NUMÉRO 3

Ces affiliés qui gagnent des BMW et des Porsche… On peut dire que Bingos.co.uk ne prend pas ses affiliés ą la légère! Ce site propose en effet aux plus performants de ses affiliés de gagner plusieurs très belles voitures, dont une Porsche Boxster et une BMW M3. “C’est la campagne de promotion la plus excitante jamais organisée dans le monde de l’affiliation ”, dit un responsable. Une opération comme on aimerait en voir plus souvent… Qui n’a pas envie de gagner une Porsche Boxster ?

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Ouverture des marchés suisse et danois La Suisse a annoncé son intention de libéraliser le marché du jeu en ligne sur son territoire en offrant un nombre limité de licences pour les opérateurs de jeux d’argent en ligne. Entre cinq et dix licences seront accordées ą des sites qui n’accepteront que des joueurs suisses… Le gouvernement danois a par ailleurs annoncé son intention de procéder ą la dérégulation du marché des jeux d’argent. Le Copenhagen Post relève que cette annonce marque la fin d’un monopole d’Etat vieux de 60 ans, accordé ą Danske Spil, qui reversait 30 % de ses revenus ą l’Etat.

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L’avenir appartient-il aux dominos ? Pourquoi pas, après tout ? En lançant le site DominoesStars, le groupe P4SMedia, basé en Floride, vient de prouver qu’il restait des tas de choses ą inventer dans l’iGaming. D’origine chinoise, le jeu des dominos est très ancien et… parfaitement légal, même aux Etats-Unis. Dès son lancement, le site proposait aux affilier de rejoindre son programme. Bientôt des grands tournois internationaux de dominos en direct ą la télévision ? www.dominoesstars.com

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Pourquoi Expekt recrute une “ superstar ” du poker Expekt n’est pas un nouveau venu dans le secteur du gaming. C’est même l’un des plus grands bookmakers en Europe. Pourquoi avoir recruté Scotty Nguyen, l’une des dernières légendes vivantes du poker ? Pour “dynamiser son offre de poker ”, bien entendu ! Le célèbre Américain, que les amateurs de poker ą la télévision, ont déjà admiré ą moult reprises, est désormais omniprésent sur le site d’Expekt en tant qu’ambassadeur de sa salle de poker. Scotty Nguyen est une “ superstar ” du poker. Il est le seul ą posséder un titre de champion du monde WSOP (en 1998) et un titre de HORSE 50 000 $ (en 2008), la “discipline reine ” des grands champions. Scotty Nguyen a, en outre, promis de mettre fin ą sa carrière s’il gagnait moins de 4 millions de dollars aux World Series Of Poker de 2009 ! Reste une question : suffit-il de recruter une “star” pour s’imposer rapidement sur un marché ą ce point concurrentiel ? Les avis divergent… S.L. www.expekt.com Scotty Nguyen, nouvelle star d’Expekt

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Mansion Affiliates conquiert de nouveaux marchés Après la France, l’Allemagne et l’Espagne, Mansion Affiliates (Casino.com, Mansion.com et MansionPoker.com) s’attaque aux marchés suédois, russe et néerlandais. Des programmes d’affiliation spécifiques ont été créés pour ces marchés en plein essor, annonce le groupe, dont le sičge est au Royaume-Uni. https://adv.mansion.com/

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Call of Duty 4 et d’autres jeux vidéo arrivent dans les casinos en ligne Le groupe CryptoLogic a annoncé le lancement de jeux vidéo ą succès, parmi lesquels Call of Duty 4, qui s’est vendu ą 12 millions d’exemplaires dans le monde, dans des versions spécialement conçues pour les casinos en ligne. Millionaires Club III, Samba Nights, Reel in the Cash et Penguins in Paradise sont également annoncés. Ces jeux seront chez Intercasino.com, Casinojoy.com ainsi que dtdcasinos.com. www.cryptologic.com

JUIN / JUILLET 2009 – NUMÉRO 3

L’affiliation gagne encore du terrain Seuls 12,6 % des marchands en ligne (tous secteurs confondus) ne prévoient pas d’avoir recours ą l’affiliation en 2009 , contre 19 % en 2008, selon une étude du Journal du Net. Près de 12 % des répondants vont utiliser l’affiliation pour la première fois en 2009… contre 16 % qui s’étaient lancés en 2008. Source: www.journaldunet.com

JUIN / JUILLET 2009 – NUMÉRO 3

En ligne, le risque d’addiction est plus faible C’est une très sérieuse étude, financée par Bwin mais réalisée en toute indépendance par la Harvard Medical School Division on Addictions, qui vient de le prouver : le “ risque d’addiction ” est “ bien plus faible ” pour ceux qui jouent “ en ligne ” que pour les joueurs qui fréquentent les casinos et/ou cercles de jeu “ traditionnels ” (en dur). L’étude, d’envergure, a duré deux ans et ce sont les comportements de 3445 joueurs de poker (sur Bwin) qui ont été analysés en profondeur. “ La toute première chose que nous avons comprise et que nous ne nous attendions pas ą découvrir, c’est que l’immense majorité des parieurs en ligne jouent avec une extrême modération ”, explique Howard Shaffer, Associate Professor of Psychology ą la Harvard Medical School. En outre, le nombre de joueurs “ ayant un problème d’addiction ” n’aurait pas changé depuis les années 1970 aux Etats-Unis : 0,6 % de la population.

“GÉRER DES RISQUES”

Andrew M. Woods, le directeur de la Harvard Law School’s Global Poker Strategic Thinking Society, a quant ą lui expliqué qu’il n’était pas surpris le moins du monde par les résultats de cette étude. Pour lui, lorsqu’on joue au poker, il s’agit plus de “ gérer des risques ” que de “paris inconsidérés ”. C’est le quotidien de Harvard, The Harvard Crimson, qui rapporte les résultats de cette étude. Sam Lebowski En savoir plus : www.thecrimson.com

JUIN / JUILLET 2009 – NUMÉRO 3

Arthur s’associe avec Endemol pour les jeux en ligne Le producteur et animateur de radio et de télévision Arthur se lance dans les paris sportifs en ligne en prenant des parts dans une nouvelle société du groupe Endemol, indique Stratégies. Sa participation devrait être de 25 % dans la société de paris sportifs filiale d’Endemol – un groupe dont il était il y a peu l’un des principaux actionnaires avec Stéphane Courbit, qui dirige aujourd’hui Manga Gaming, qui a notamment racheté BetClic. Le magazine précise que l’animateur a créé une émission “rock-foot” sur la radio OuïFM, qu’il a racheté fin 2008, afin d’attirer les annonceurs du marché des paris.

SEPTEMBRE / OCTOBRE 2009 – NUMÉRO 4

WSOP, acteur majeur du poker en Europe On s’en doutait depuis l’annonce du recrutement de Mitch Garber, ancien directeur de Party Gaming ( lire notre précédent numéro) : le groupe Harrah’s veut s’imposer comme l’un des leaders du poker en ligne en Europe, en utilisant sa prestigieuse marque WSOP (World Series Of Poker). Le groupe a annoncé, dans un communiqué officiel, qu’une nouvelle filiale avait été créée, Harrah’s Interactive Entertainment (HIE), afin de gérer la croissance globale des WSOP et d’explorer une stratégie interactive en Europe. Mitch Garber a donc pour mission d’aider Harrah’s à lancer un site WSOP en Europe, en commençant par les pays dans lesquels le poker en ligne est légal, comme l’Italie et le Royaume-Uni. Ces sites seront ensuite adaptés aux autres pays, en fonction des entrées en vigueur des différentes lois nationales. C’est bel et bien un nouveau “ géant ” qui est sur le point de naître. Bientôt, personne ne pourra faire comme s’il n’était pas là… James Van Burtow

SEPTEMBRE / OCTOBRE 2009 – NUMÉRO 4

Desseigne se bat pour les casinos “en dur ” Président du conseil de surveillance du groupe Lucien Barrière, Dominique Desseigne s’exprime dans les colonnes du Figaro. La journaliste lui demande pourquoi le casino d’Enghien s’est associé à quatre concurrents dans une plainte contre des sites Internet de jeux d’argent qui “opèrent illégalement en France”… Desseigne:“ J’ai été l’un des premiers à dénoncer l’activité illicite de ces sites. La situation n’est plus tenable. Nous demandons au gouvernement de respecter le calendrier. Dans cette affaire, l’État se préoccupe beaucoup du PMU et de la filière cheval. Il ne doit pas oublier que les casinos font vivre des dizaines de milliers de personnes. Pour préserver ces emplois, il ne doit pas oublier son engagement d’alléger la fiscalité des établissements de jeux. ” À la question : “Comment vous préparez- vous à cette libéralisation des jeux sur Internet ?”, Desseigne répond: “ Pour l’instant, nous testons un site en Angleterre. Dès que possible, nous ouvrirons en France un site de jeux qui organisera des tournois en liaison avec nos casinos. Nous travaillons à un partenariat pour les paris sportifs. ” Sam Lebowski

SEPTEMBRE / OCTOBRE 2009 – NUMÉRO 4

La FDJ gagne encore au grattage… Article publié dans Libération Dans le jeu d’argent,“ tout est affaire de timing ”, croit savoir Libération… qui affirme que “ celui de la Française des jeux a l’air bien pensé ”. Car “ après deux années de baisse consécutive de son chiffre d’affaires ” (-1,8% en 2007 et -1,1% en 2008), ce “qui arrangeait bien un gouvernement attaqué par Bruxelles sur sa politique très partiale des jeux d’argent ”, le “ futur ex-monopole retrouve le chemin de la croissance ”. Au bon moment. Au premier semestre 2009, les recettes des jeux de tirage et de grattage (qui représentent 96% de l’activité de la FDJ, qui restera sous monopole) “ grimpent à nouveau ”.“Ce n’est pas un hasard, confie au quotidien un concurrent, nouveau venu dans les jeux en ligne, la FDJ met la gomme en prévision de l’ouverture du marché au 1er janvier. Elle consolide ses positions avec des méthodes parfois à la limite de l’abus de monopole.”

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Rénovation du Loto, sortie d’un cinquième jeu de tirage, lifting des jeux de grattage, la FDJ a aussi multiplié les lancements de jeux éphémères. Même si Internet ne représente pour l’instant que 2 à 3% de l’activité de la FDJ, elle n’a pas hésité à investir massivement en pub (investissements en hausse de 83% sur les cinq premiers mois de l’année, à 80,3 millions d’euros selon TNS Media Intelligence.“ Encore heureux que ça marche avec ce qu’ils ont mis, note le concurrent. Ils montrent les muscles avant l’ouverture, en faisant le pari que leur notoriété leur permettra de recruter de nouveaux joueurs sur le Net. Il va falloir avoir les reins solides pour résister à leur offensive.” Geoffrey de la Trémoille

SEPTEMBRE / OCTOBRE 2009 – NUMÉRO 4

De gigantesques casinos, sur le modèle des parcs d’attractions… Les casinos en ligne n’ont pas tué les casinos “en dur”… L’avenir est probablement à de gigantesques complexes, aussi impressionnants que les “resorts” de La sVegas. Le groupe Seminole Hard Rock Entertainment vient ainsi de rendre public son partenariat avec deux groupes autrichiens afin de créer “le plus gros casino d’Europe”, en Hongrie, non loin des frontières de l’Autriche et de la Slovaquie. Le complexe devrait abriter plus de 1200 chambres. Ouverture en 2012…

SEPTEMBRE / OCTOBRE 2009 – NUMÉRO 4

WinComparator.com lève 1,1 million La page d’accueil du site WinComparator Pas vraiment besoin d’être complètement bilingue pour comprendre le concept du jeune site WinComparator.com. Il se positionne comme “ le service gratuit idéal d’aide au pari qui garantit à nos utilisateurs la meilleure cote et donc le meilleur gain sur leurs paris ” selon Maxime Combarieu, directeur marketing de l’entreprise. 4 NOUVELLES LANGUES Le site NetEco.com indique que “ la prochaine libéralisation des jeux d’argent sur Internet donne naissance à une nouvelle génération de jeunes pousses ” et que WinComparator.com vient d’annoncer une levée de fonds d’1,1 million d’euros auprès d’un groupe de business angels. “Cette levée de fonds nous permet d’accélérer notre développement à l’international avec la sortie du site en 4 nouvelles langues cet été et d’être prêts pour l’ouverture du marché français des jeux en ligne…” expliquait Christian de Cailleux, directeur général de WinComparator, au début de l’été. J. S.-G.

SEPTEMBRE / OCTOBRE 2009 – NUMÉRO 4

Libération fait la promo des bookmakers en ligne La double page dans Libération du 2 juillet 2009 Passionnant reportage chez BetClic, à Londres, dans Libération, au début du mois de juillet. Pour le quotidien,“ le Net a changé la donne du pari sportif ” et le métier de bookmaker est “ une profession qui monte ”… “ Le bookmaking est la seule activité dans laquelle on peut réaliser un chiffre d’affaires négatif ”, rappelle Nicolas Béraud, PDG et fondateur de BetClic. Bref extrait du reportage, disponible sur le site du quotidien : “Formés durant trois mois avant d’avoir le droit de fixer leurs premières cotes, les bookmakers issus d’une dizaine de pays se relaient vingt-quatre heures sur vingt-quatre, 365 jours par an pour lancer des paris sur près de 25 000 matchs dans 57 disciplines. Âges en moyenne de 25 à 30 ans, ils gagnent 30000 à 50000 euros par an, plus un bonus pouvant grimper jusqu’à 30%, en fonction de leurs performances. Un métier pas de tout repos, mais qui séduit de plus en plus, à l’approche de l’ouverture du marché des paris en ligne dans la plupart des pays de l’UE…” D.P.

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SendMyChips.com, pour passer d’une poker room à une autre Le site SendMyChips.com propose un système unique, totalement sécurisé, qui permet aux joueurs online d’effectuer des transferts d’un site de poker en ligne à un autre. Un procédé sûr, qui s’annonce révolutionnaire. Une grande partie des plus grands sites mondiaux de poker sont déjà partenaires avec SendMyChips.com, explique le Site Webdopoker. Parmi ceux-ci, on retrouve FullTilt Poker, Ultimate Bet et Cake Poker. Grâce à une liste noire, les sites auront la possibilité de surveiller les transactions frauduleuses, et pourront ainsi prendre les mesures adéquates afin de se débarrasser des imposteurs… Le site propose déjà un programme d’affiliation. www.sendmychips.com

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Laurent-Eric Le Lay et les cercles vertueux Laurent-Eric Le Lay, président d’Eurosport Eurosportbet (lire notre précédent numéro) existe enfin. Si Eurosport est une filiale à 100 % de TF1, Eurosportbet est quant à elle chapeautée par SPS, holding détenu à parité par Eurosport et Serendipity, fonds présidé par Patrick Le Lay (père de Laurent-Éric Le Lay, président d’Eurosport) et possédé par Bouygues et Artemis ( le holding de la famille Pinault ). C’est en Angleterre qu’Eurosportbet a d’abord ouvert ses portes. Selon La Tribune, Eurosportbet “ espère, d’ici 2013, avoir convaincu 530000 clients ” dans moult pays européens pour un chiffre d’affaires de 200millions d’euros (soit l’équivalent des recettes actuelles de BetClic, de Stéphane Courbit).

LA BOUCLE EST BOUCLÉE

Le Monde explique qu’Eurosportbet “ veut miser sur les paris en direct avec le renfort de la puissance de la chaîne. Diffuseur de compétitions sportives, Eurosport est aussi organisateur de manifestations, notamment dans l’automobile. La chaîne a refermé la boucle en proposant des paris sportifs. Un cercle qu’elle veut vertueux. ” Interrogé, Laurent-Éric Le Lay n’y voit “ aucun conflit d’intérêts ” (lire ci-dessous). Damian Pittle

SEPTEMBRE / OCTOBRE 2009 – NUMÉRO 4

Parier en plein vol sur Ryanair Un porte-parole de Ryanair a confié au Wall Street Journal que sa compagnie aérienne low-cost souhaitait toujours lancer un service de paris en ligne dans les mois à venir. “Nous sommes actuellement en phase de recherche et de développement. Nous espérons lancer le service d’ici trois à cinq ans” a-t-il précisé

SEPTEMBRE / OCTOBRE 2009 – NUMÉRO 4

Joa Groupe se lance sur le Web Le site joa-online.com propose désormais des jeux de casino… sans miser d’argent. C’est une manière de se positionner sur le marché avant l’autorisation des jeux d’argent sur Internet. Laurent Lassiaz, président du directoire de Joa Groupe, annonce qu’il proposera alors une offre de jeux complète, grâce à des partenariats : poker, paris hippiques et sportifs. Joa est “le plus petit des grands” casinotiers français. Afin de changer d’image, l’ex-Moliflor, contrôlé par Bridgepoint Capital (55% du capital depuis décembre 2005) et Loto-Québec (35% depuis février 2006), a changé de nom et s’appelle Joa Groupe depuis mars 2008.

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Le groupe WPTE (World Poker Tour) vendu à Gamynia Le groupe WPTE, organisateur du célèbre World PokerTour, a été vendu à Gamynia. La quasi-totalité des actifs de WPTE passe ainsi entre les mains de Gamynia Limited, division d’un fonds d’investissement non coté, pour 9,075 millions de dollars. C’est grâce au WPT, premier circuit de poker a avoir été conçu exprès pour la télévision, que bien des Français ont découvert le poker en 2005. La tentative deWPTE de se lancer sur le marché du poker en ligne aux États-Unis s’était soldée par un désastre financier, notamment en raison de la loi UIGEA qui a contraint le groupe à fermer l’accès du site à ses clients américains…

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Des sites de paris “communautaires ”… La page d’accueil du site BeterZ Ce ne sont pas les idées qui manquent aux jeunes (ou moins jeunes) entrepreneurs, à quelques mois de l’ouverture du marché français. Sur le modèle d’un Facebook ou d’un Twitter, trois étudiants de HEC viennent de lancer le site BeterZ, site de paris sportifs qui se définit comme “communautaire ”. Ce qui signifie que le parieur va pouvoir bénéficier “ en direct ” de l’expérience d’autres joueurs et défier ses “amis ” (virtuels) dans des paris…

PAS À L’ORDRE DU JOUR

“ Les membres se connaissent, communiquent, se défient et se chambrent. Ils peuvent parier sur de multiples sports : football, rugby, tennis, basket, Formule 1, boxe, cyclisme…”, explique l’un des fondateurs. Selon le site TechCrunch, “ l’une des astuces ” de ces sites de paris sportifs français est “d’utiliser de la monnaie virtuelle avec cadeaux à la clef. ” Il est encore impossible, en effet, de parier avec de l’argent réel quand on est une société implantée en France. Mais “ l’important pour ces sites est de tâter le terrain et surtout de prendre une place dans un marché qui s’annonce extrêmement concurrentiel”, précise le site d’information. The Gaming Bridge, qui édite BeterZ, est financée par Oleg Tscheltzoff et Patrick Chassany. Pierre-Henri Baron fr.beterz.com

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…et des sites pour parier sur l’actu et le people La page d’accueil du site MisezPariez Dans un tout autre genre, le groupe BetClic, filiale de Mangas Capital Gaming, qui appartient à la Financière Lov de Stéphane Courbit et à la SBM, Société des Bains de Mer, vient de lancer MisezPariez.com, un site qui permet à un public plutôt jeune –et plus féminin que la moyenne – de miser (de l’argent réel, BetClic ayant son siège à Malte) sur des “événements ” de l’actualité. Qui gagnera Secret Story (produite par Endemol, jadis dirigée par Courbit) ? Halle Berry est-elle enceinte ? La grippe A atteindra-t-elle le niveau 7 d’alerte ? Pour jouer, il faut suivre l’actualité – sérieuse et plus légère. Karl Zéro assure la promotion du site. Pour BetClic, il s’agit de toucher un public différent… P.-H.B. www.misezpariez.com

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Un loto pour venir en aide à l’Afrique créé par la France ? Alain Joyandet, secrétaire d’État à la Coopération, envisage de lancer un nouveau jeu en ligne destiné à financer le développement de l’Afrique dès 2010.“C’est un projet qui entre dans le cadre des financements innovants pour aider le continent ”, souligne-t-il. La Française des jeux serait bien entendu aux manettes. “Ce concept n’aurait rien en lui-même de très étonnant, souligne-t-on dans l’entreprise publique. La société a été formée en 1932 précisément dans un but caritatif pour soutenir les victimes de guerre ou de calamités.” Certes, mais les choses ont bien changé depuis… SEPTEMBRE / OCTOBRE 2009 – NUMÉRO 4 La guerre des bonus est déclarée Signe des temps : les mastodontes du poker en ligne ont eux aussi ressorti du placard leurs gants de boxe. En France, comme aux États-Unis et dans le reste du monde, c’est la guerre et on comprend que, dans les mois qui viennent, tous les coups seront permis. PokerStars propose ainsi depuis peu des bonus particulièrement alléchants (voir notre image, extraite de la newsletter du mois d’août 2009 du site, avec le champion d’origine canadienne Daniel Negreanu).Outre son “bonus de bienvenue ” de 100% ( jusqu’à 600$ offerts), le site propose un “bonus de recharge ” de 50 % ( jusqu’à 300$ offerts) à ses clients existants. Les ripostes de FullTilt et des autres s’annoncent à la hauteur… Excellent pour les affiliés ! D.P.

SEPTEMBRE / OCTOBRE 2009 – NUMÉRO 4

“The Economist”: l’Europe domine le marché du jeu Qui a dit que l’Europe ne pouvait pas donner naissance à des géants du Web ?, s’interrogeait-il y a peu The Economist. Pour l’hebdo, c’est bien l’Europe qui “domine ” le marché, écrasant les États-Unis. The Economist explique ainsi que le Britannique Betfair s’est imposé comme “ l’eBay du pari sportif ”. Pourquoi enterrer les USA? D’abord à cause des ravages de la loi UIGEA. Mais pas seulement. Les entreprises européennes ont mieux répondu aux attentes des joueurs, explique en substance l’hebdo anglo-américain. Et pourtant… Seulement 13 des 27 pays de l’Union autorisent actuellement le jeu en ligne. www.economist.com

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Everest repris par Stéphane Courbit – en exclusivité sur notre site igamagazine.com Stéphane Courbit Tout a commencé au cœur de l’été, le 23 juillet 2009. Ce jour-là, nous publions sur notre site, igamazine.com, la brève suivante : “ Confidentiel : BetClic devrait annoncer dans les jours qui viennent une très grosse acquisition dans le secteur du poker en ligne. Everest ayant récemment lancé un mandat de cession (très confidentiel), on peut se demander si BetClic ne va pas s’offrir Everest…”Tout cela est alors, bien évidemment, au conditionnel. Il ne se passe rien pendant l’été…

UN“SCOOP” CONFIRMÉ PAR LE FIGARO

Mais, en septembre, nos informateurs nous confirment l’info. Et nous publions, le 22 septembre, la brève suivante :“ Exclusif: BetClic rachète Everest – Nous l’avions annoncé dès la fin juillet. C’est sur le point d’être confirmé. BetClic rachète Everest. Dickson Jay, le directeur général d’Everest Gaming, officialisera les choses le 12 octobre, au Méridien, durant une conférence-débat essentielle… ” Dans les jours suivants, certains sites (plus ou moins fantaisistes) se permettent de “démentir ” notre info, affirmant en substance que tout cela relève du délire journalistique… Nous sommes sûrs de nos sources et nous confirmons. Le 26 septembre, Le Figaro reprend et confirme notre info: “ Le site Internet BetClic, qui a lancé son offre de poker sans attendre l’ouverture officielle du marché, envisage (…) de s’allier. Il discute d’un rapprochement avec Everest Poker. Selon nos informations, un accord pourrait être signé à la mi-novembre ” (nous étions juste un peu en avance…). Comme les acteurs du secteur, les journalistes savent désormais sur quel site spécialisé on s’informe véritablement. David Goodwin La page d’accueil du groupe Everest Gaming

NOVEMBRE / DÉCEMBRE 2009 – NUMÉRO 5

igamagazine.com est déjà devenu le site de référence de l’iGaming Vous êtes de plus en plus nombreux à vous rendre sur notre site, qui s’est imposé en l’espace de quelques semaines comme le site de référence en matière d’information sur l’iGaming. La nouvelle formule du site a été lancée il y a peu et vous y découvrez désormais quotidiennement, trois ou quatre articles d’actualité, la première des missions de notre média étant d’informer sur le secteur. Sur ce site, de plus en plus fourni, vous retrouvez bien évidemment ce magazine – que vous pouvez télécharger en PDF. Un calendrier très complet des principaux événements du secteur ainsi que des annuaires (fournisseurs de logiciels, juridictions, etc.) et des outils pratiques pour les professionnels du secteur et les webmasters sont aussi présents… et sans cesse enrichis. Merci d’être fidèles à notre magazine et à son site. N’hésitez pas à nous faire part de vos critiques et commentaires, quels qu’ils soient, en nous écrivant à l’adresse email de la rédaction. La rédaction La nouvelle page d’accueil de notre site, IGA Magazine

NOVEMBRE / DÉCEMBRE 2009 – NUMÉRO 5

ZEturf se fait taper sur les doigts pour publicité “illégale” Après BetClic et Unibet, c’est ZEturf qui s’est fait taper sur les doigts par le ministère du budget. À l’occasion du Prix de l’Arc de Triomphe, le cabinet d’Éric Woerth a rappelé à l’ordre le site ZEturf, qui s’était offert une page de promotion publi-rédactionnelle dans le quotidien gratuit Metro. Selon les services d’Éric Woerth, contactés par l’AFP, il s’agissait d’une “publicité déguisée, interdite avant l’ouverture du marché français.” En attendant que l’ouverture soit effective, ZEturf devra se contenter du Web pour sa publicité, à l’instar de ses concurrents – sauf le PMU et la Française des jeux. Emmanuel de Rohan-Chabot, PDG de ZEturf était interviewé dans notre précédent numéro (entretien à lire sur notre site).

NOVEMBRE / DÉCEMBRE 2009 – NUMÉRO 5

Les Russes jouent de plus en plus en ligne, malgré la prohibition Il y a trois mois, les autorités russes interdisaient les salles de jeu (il y en avait plus de 550, dont 30 casinos, rien qu’à Moscou), décidaient que le poker n’était plus un sport, mais un “jeu de hasard” et le premier ministre Vladimir Poutine comparait les “ravages du jeu” à ceux “de l’alcool” (lire dans notre précédent numéro).Trois mois après, les Russes jouent de plus en plus… essentiellement en ligne, mais aussi dans des tripots clandestins, de plus en plus nombreux selon Associated Press.Moralité ? La prohibition, ça ne marche pas. NOVEMBRE / DÉCEMBRE 2009 – NUMÉRO 5 “Livebetting”: c’est le début des hostilités Sans images en direct, pas de parieurs… Maintenant que l’ouverture est presque une réalité, comment conquérir le plus grand nombre possible d’internautes ? Une vraie guerre va avoir lieu sur le terrain des images. Tous les opérateurs indiquent en effet qu’en matière de paris sportifs, le pari en direct ( “ livebetting ” ) représentera plus de 50 % de l’activité. “ Bwin assure en Europe 800 heures de direct par mois ” , précise Antonio Costanzo, responsable du développement.

QUI DÉTIENT CES DROITS?

Le site qui pourra diffuser sur le Web les matchs de Ligue1 (l’essentiel du marché) disposera bien entendu d’un avantage certain. Mais comment déterminer la valeur de ces nouveaux droits ? Et qui détient aujourd’hui ces droits ? Pour la Ligue 1, la Ligue de football professionnel se refuse à toute déclaration sur le sujet. Chez Canal +, on se demande même si on ne peut pas “ sous-licencier ” les droits obtenus lors du dernier appel d’offres. Les négociations – et la guerre – ne font que commencer… Damian Pittle www.lfp.fr

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Deux députés souhaitent des paris sur les marches Le “ floor ” du NewYork Stock Exchange Olivier Dassault, député de l’UMP, et Charles de Courson, député du Nouveau Centre, ont déposé des amendements afin de permettre les paris en ligne sur des marchés financiers réglementés pour de petites sommes. Ces amendements n’ont pas été retenus par les députés, en première lecture. Mais ils seront de nouveau soumis aux sénateurs… puis aux députés. Leur texte propose de jouer sur l’indice parisien, le prix des matières premières ou encore les recettes et dépenses de l’État ainsi que les grands indicateurs économiques. Pour de petites sommes, c’est-à-dire un maximum de 15 euros. Il s’agit, selon eux, d’encourager l’intérêt et l’éducation d’un large public à l’économie.“ Les vertus éducatives des paris en ligne sur les marchés sont démontrées par leur succès depuis leur création en Grande-Bretagne ”, explique un partisan du projet. On le sait, la Bourse est déjà qualifiée de sorte de casino. Le projet d’en faire un jeu à part entière suscite donc pas mal d’hostilité, dans les deux camps… Sam Lebowski www.euronext.com

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SEGA a lancé sa salle de poker et son casino en ligne La firme de jeux électroniques américano-japonaise SEGA vient de lancer sa propre salle de poker et son site de casino en ligne, après avoir obtenu une licence de la Commission de Contrôle des Jeux d’Alderney (AGCC).C’est la firme Playtech, leader dans la création de jeux de casinos sur internet, qui a fourni la plateforme du logiciel de jeu. Accessible en téléchargement, mais aussi directement depuis le site de Sega, la plateforme de jeu est accessible à tous les joueurs disposant d’un compte sur SegaPass, le système de paiement exclusif de Sega. Seule condition: jouer depuis un pays autorisé, ce qui n’est pas le cas de la France!

NOVEMBRE / DÉCEMBRE 2009 – NUMÉRO 5

Selon Isabelle Parize, 15 à 20% de la population française est prête à parier en ligne Lorsqu’on lui demande, dans Le Monde, à combien elle estime le marché français des paris en ligne, Isabelle Parize, directrice générale de Mangas Gaming, répond: “À 300 ou 400 millions d’euros de produit brut des jeux, ce qui correspond à 3 à 4 milliards de mise. Environ 15% à 20% de la population est prête à parier sur Internet. Nous nous attendons à une croissance assez forte. Le marché devrait doubler d’ici à trois ans, puis doubler encore d’ici à cinq ans.” Elle précise par ailleurs, ce qui n’est pas une surprise: “Il est fort probable que nous demandions les trois licences, pour le pari sportif, le pari hippique et le poker.”

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Le PMU veut capter 20 à 25 % du marché des paris sportifs Philippe Germond, PDG du PMU Philippe Germond est PDG du PMU depuis quelques mois seulement (mai 2009). Ce centralien, passé par Hewlett Packard, SFR, Cegetel, Atos Origin et Alcatel s’extasie en ces termes dans les colonnes du JDD ( Le Journal du Dimanche) :“ Savez-vous que nous faisons 2 milliards de transactions par an, plus qu’à la Bourse de Paris ? ” Pour lui, l’ouverture du marché est “ une situation à risque que nous allons transformer en opportunité ”.

CONVIVIAL ET ÉTHIQUE

Philippe Germond confie encore au JDD:“ Le PMU se prépare depuis plusieurs mois à lancer une offre globale de paris sportifs. Nous nous mettons en position d’être prêts le jour J ; la décision définitive de lancement sera prise avec les sociétés de courses en fonction de la loi. (…) Le PMU est rassurant pour le consommateur, un espace convivial, un espace éthique. Nous trouvons ces valeurs en ligne à travers la marque PMU sur les paris hippiques aujourd’hui. Quant à notre offre, que nous voulons la plus compétitive, elle sera composée de football qui devrait représenter 70 à 80 % du marché, puis des autres sports majeurs comme le tennis ou le rugby. Nous n’avons pas encore pris notre décision en ce qui concerne le poker. Mais opérer sur le poker est moins compliqué que sur les paris sportifs, il n’y a pas de cote à établir. (…) Quant au marché des paris sportifs en ligne, en 2012, les experts estiment qu’il sera en France de 2 à 3 milliards d’euros. Le PMU doit pouvoir prendre 20% à 25% de cette somme, soit 400 à 500 millions d’euros. C’est-à-dire 5% de notre chiffre d’affaires. ”

LA FORCE DE NOTRE MARQUE

Dans un autre entretien, accordé cette fois au Figaro, il répond à la question : “Vous lancerez-vous seuls ou avec des partenaires ? ” Philippe Germond:“ Six millions et demi de Français sont nos clients. Toute solution qui mènerait à une ‘copropriété’ de la base de clientèle Internet est exclue ! Nous pouvons également compter sur la force de notre marque. Le PMU a une image de confiance, de sécurité et d’éthique sur laquelle nous pouvons capitaliser. Nous avons déjà des partenaires dans le sport avec le Top 14 de rugby ou avec le Tour de France. Concernant notre stratégie de communication et de publicité, tout reste ouvert. ” Lorsqu’on lui demande : “Redoutez-vous l’arrivée de nouveaux concurrents sur Internet ? ”, Philippe Germond explique :“Quand le marché des renseignements téléphoniques a été libéralisé, des dizaines de candidats se sont lancés. Aujourd’hui, la plupart n’existent plus. Ils ne sont plus que trois ou quatre survivants. Pour éviter que cela ne se reproduise dans les jeux en ligne, je préconise une ouverture maîtrisée dès le départ. L’Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) devra être attentive à ce qu’une inflation du nombre des acteurs ne provoque de dégâts inutiles. Délivrer une centaine de licences à une cinquantaine de candidats, selon moi, c’est peut-être excessif. ” Sur ce point, il risque fort de ne pas être entendu… James Van Burtow www.pmu.fr

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PokerStars et Full Tilt creusent encore l’écart Campagne de publicité Full Tilt Poker PokerStars crée à nouveau la sensation, explique le site PokerNews. Le samedi 6 septembre 2009 ce sont 42814 tables qui ont été ouvertes totalisant 307016 joueurs de poker en ligne en simultané. Trois fois plus que l’ancien record qui avait réuni 100000 joueurs dans cette poker room. Avec près de 27 millions de joueurs issus de 155 pays différents, la base de joueurs de PokerStars est aussi nombreuse que la population des Pays-Bas et de la Belgique réunis.

UN ÉCART CONSÉQUENT

Deux salles ont totalement creusé l’écart sur la marché du poker en ligne, constate le site. PokerStars et FullTilt Poker détiennent 53% des parts de marché pour le taux d’affluence des joueurs en cash game sur leur site. PokerStars se taille la part du lion avec près de 35% tandis que FullTilt résiste bien avec 18%. Les pics sur 24 heures sont respectivement de 43000 joueurs pour PokerStars et de 24000 joueurs pour FullTilt Poker, pour la fréquentation des tables de cash game. À titre comparatif, le réseau Ipoker, constitué de plusieurs salles en ligne telles que Titan Poker ou Poker 770, atteint 8000 joueurs sur une journée pour les mêmes tables cash game. Geoffrey de la Trémoille fr.pokernews.com

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Peu de joueurs sur le site poker de Partouche Un an après son lancement, à l’automne 2008, Partouche Poker, la salle de poker en ligne du groupe français de casinos Partouche, affiche un bilan mi-figue mi-raisin : la fréquentation des joueurs demeure faible malgré la locomotive du Partouche PokerTour, affirme le site Pokerworks. Qui raconte : Aujourd’hui, la sauce ne semble pas avoir pris pour la salle de poker en ligne Partouche Poker. Quelques centaines d’utilisateurs se rendent en moyenne sur la salle du casinotier français. Vendredi 18 septembre à midi, 935 joueurs se répartissaient sur 113 tables de la salle Partouche Poker. Au même moment, 11206 joueurs répartis sur 1236 tables se retrouvaient sur Poker 770, 8342 joueurs peuplaient les 2320 tables d’Everest Poker alors que 12827 tables étaient ouvertes sur PokerStars, accueillant près de 87000 joueurs. Dans l’après-midi, la fréquentation de la salle Partouche chutait à 300 joueurs.

LOIN D’ÊTRE EXCITANT

Les tables des tournois sit’n’go restent vides quel que soit le montant du buy-in, de ce fait les délais d’attente avant de pouvoir disputer la moindre partie sont extrêmement longs. (…) Côté tournois, l’état des lieux n’est pas non plus des plus brillants. Le programme des tournois quotidiens est loin d’être excitant, ajoute le site spécialisé – dont l’enquête est disponible en ligne. D.P. fr.pokerworks.com

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Le PMU va-t-il garder l’ascendant sur la Française des jeux ? Mais la course n’a pas encore véritablement débuté… Avec une meilleure rentabilité que la Française des jeux, le PMU est également mieux placé sur le terrain des paris en ligne, affirme le quotidien La Tribune, qui annonce que “ le match Française des jeux contre PMU tourne à l’avantage de l’opérateur hippique ”. Même si le “match” en question n’a pas encore véritablement débuté, observeront certains… Christophe Blanchard- Dignac, le PDG de la FDJ a été confirmé dans ses fonctions et aura à charge d’adapter la Française à l’ouverture à la concurrence des jeux en ligne – Éric Woerth ayant déclaré que la privatisation de la FDJ n’était “ pas un sujet immédiat ”. Pour le quotidien économique,“ le principal concurrent de la FDJ est, et restera, le PMU. Les deux entreprises sont à la fois similaires et différentes. Chacune dans leur spécialité (les loteries pour l’une, les paris hippiques pour l’autre), elles réalisent le même chiffre d’affaires (9,2 milliards d’euros). Le PMU prend l’avantage sur le terrain de la rentabilité avec un bénéfice net plus de six fois supérieur à celui de la FDJ.

COÛTS D’EXPLOITATION

Il faut le préciser, cette différence s’explique par l’importance des coûts d’exploitation de la FDJ qui sont deux fois supérieurs à ceux du PMU. L’opérateur de jeux de hasard rémunère mieux ses points de vente (5% environ de commission pour la FDJ contre 2% pour le PMU). Par ailleurs, la FDJ paie la moitié des 5 milliards de recettes fiscales prélevées chaque année par l’État sur le secteur des jeux.

PALETTES DE PRODUITS

Le PMU est également en avance sur la FDJ sur le terrain des jeux en ligne, constate le journal. Les deux acteurs historiques sont actuellement les seuls autorisés à proposer des jeux payants sur Internet. Avec uniquement des paris sur les courses de chevaux, le PMU a collecté 540 millions d’euros de mises en ligne en 2008 contre 219,2 millions pour l’ensemble des jeux de la FDJ. Mais pour se lancer dans la grande bataille qui va s’ouvrir en 2010, la FDJ a pour avantage d’exploiter une palette de produits déjà diversifiée qui s’étend des loteries aux jeux instantanés en passant par les paris sportifs. Tandis que le PMU vient de prendre la décision d’ajouter les paris sportifs à sa gamme et réfléchit encore sur l’opportunité de développer du poker en ligne. L’analyse de La Tribune est disponible, dans son intégralité, sur le site de ce quotidien. J. S.-G. www.latribune.fr

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BetClic s’attaque à de nombreux pays européens République Tchèque, Hongrie, Roumanie, Pays-Bas et Belgique sont les nouveaux pays auxquels s’attaquer le bookmaker depuis le début du mois d’octobre. Après le rachat par la holding Mangas Gaming (propriétaire de BetClic) des sociétés Expekt et Bet At Home pour s’adjuger les marchés autrichien et allemand, le lancement de BetClic dans de nouveaux pays va permettre à l’entreprise dirigée par Stéphane Courbit d’envahir l’Europe de l’est et centrale. Un développement qui, par la même occasion, augmentera la couverture de l’opérateur de jeux en ligne BetClic.

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Un site d’affiliation australien détourne les “accros” au jeu Un site d’affiliation australien a utilisé le nom de domaine gambleranonymous.au pour inciter des joueurs à placer des paris. Pour les accrocs du jeu en ligne il existe en effet pas mal de sites, parmi lesquels gamblersanonymous.com. Celui-ci aide les personnes dépendantes au jeu à en sortir. En revanche, le site gambleranonymous.com.au offrait aux “accros” la possibilité de jouer… Un affilié avait déposé ce nom de domaine pour accéder aux joueurs en difficulté et les encourager à jouer sur des sites partenaires du sien. Les associations contre le jeu se sont évidemment jetées sur l’affaire, pour dénoncer les risques du jeu…

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bwin achète Gioco Digitale et devient leader en Italie Le groupe autrichien bwin a acquis 100% des parts de Gioco Digitale, leader italien des jeux en ligne et du poker en ligne. Montant de cette acquisition: 50 millions d’euros en cash et 2,3 millions de parts de bwin (soit environ 115 millions d’euros au total). bwin est ainsi instantanément devenu leader en Italie, pays qui est actuellement le premier marché d’Europe.

NOVEMBRE / DÉCEMBRE 2009 – NUMÉRO 5

Poker : un homme remporte un tournoi “réservé aux femmes” Le Ladies Event du Borgata Poker Open a rassemblé 269 joueurs, en septembre. C’est un homme, Abraham Korotki, qui a finalement remporté ce tournoi…“réservé aux femmes ”. Pour justifier sa participation, il a expliqué qu’après avoir été éliminé d’un autre tournoi, il ne voulait pas rentrer chez lui et qu’il voulait encore jouer au poker. Ce n’est pas la première fois qu’un homme participe à un tournoi “réservé aux femmes ”. La plupart des États américains les autorisent à le faire. En France, un casino (“en dur” ou en ligne) ne peut interdire à un homme de participer à un tournoi féminin s’il le souhaite.

NOVEMBRE / DÉCEMBRE 2009 – NUMÉRO 5

Des trophées Winamax saisis par la police à Paris L’étape parisienne du France PokerTour ne s’est pas déroulée dans le calme et la sérénité, à la fin du mois d’août au Carrousel du Louvre, à Paris. La police des jeux a effectué une descente sur les lieux et a saisi les trophées devant être remis aux gagnants, a révélé Le Point. Pourquoi ? Parce que le logo de Winamax, co-organisateur de cet événement, y figurait. La promotion des sites pas encore légaux est, on le sait, interdite…

NOVEMBRE / DÉCEMBRE 2009 – NUMÉRO 5

Partenaire de la Française des jeux, RTL hésite sur ses “choix industriels” Lorsque Le Figaro demande à Christopher Baldelli, président du directoire de RTL depuis juillet: “Quelles opportunités attendez-vous du pari en ligne? ”, il répond: “RTL a un partenariat éditorial avec La Française des jeux. En revanche, il n’y a pas de choix industriel d’entrer dans cette économie. C’est un des points à expertiser, pour déterminer quel doit être le niveau d’engagement de RTL. Cela pourra se faire à l’ouverture des paris en ligne ou après” (sic). Ce qui signifie? Manifestement, que les dirigeants du groupe Bertelsmann ne savent pas encore ce qu’ils feront… Mais ils réfléchissent activement.

NOVEMBRE / DÉCEMBRE 2009 – NUMÉRO 5

Accord d’envergure entre 888 et Harrah’s Une excellente opération pour le groupe 888 Après avoir annoncé son arrivée prochaine sur le marché des jeux d’argent en ligne et avoir recruté Mitch Garber, ex-directeur général de PartyGaming (lire nos précédents numéros), le groupe Harrah’s Interactive Entertainement vient d’annoncer la signature d’un contrat de longue durée avec DragonFish, la branche B2B du groupe 888.

EN ATTENDANT LES USA…

Harrah’s Interactive Entertainement (HIE) utilisera donc la plateforme logicielle de jeu du groupe 888, propriétaire, entre autres, de Pacific Poker. Dragonfish aura par conséquent la charge de la gestion des paiements électroniques et du service client de la future salle de poker en ligne du groupe le plus influent dans l’industrie du poker, qui sera en ligne prochainement. L’arrivée du groupe Harrah’s sur le marché international des salles de poker en ligne se précise. Harrah’s ambitionne de se positionner en priorité sur le marché européen, à travers la marque WSOP (lire notre précédent numéro)… en attendant l’abrogation de la loi UIGEA aux États-Unis. Grâce à ce partenariat, le groupe Harrah’s part également à la conquête du monde, le groupe 888 étant présent dans 24 pays répartis sur une grande partie de la surface du globe. D.P. www.888.com ; www.harrahs.com

NOVEMBRE / DÉCEMBRE 2009 – NUMÉRO 5

Alliance des casinos “en dur” face à Internet Face à la crise et confronté à la dure concurrence des jeux en ligne, plusieurs des plus grands casinotiers du pays, les groupes Lucien Barrière, Joagroupe, Tranchant, Emeraude ainsi que 24 autres casinos vont annoncer une offre commune, intitulée Magique Casino Jackpot. Cette nouvelle machine à sous a la particularité de mutualiser les sommes récoltées et donc les gains auprès des 100 établissements partenaires. En misant 1,50 euro, un joueur pourra récolter jusqu’à 5 millions d’euros. Ce nouveau jeu, en préparation depuis deux ans, vient d’obtenir l’agrément du ministère de l’Intérieur.

REDRESSER LES RECETTES

Réunis dans un GIE, les casinos concernés espèrent ainsi redresser leurs recettes. Depuis 2007, le produit brut des jeux des casinos français a chuté d’environ 20%.Outre la concurrence de la Française des jeux et de son offre Rapido, internet et l’interdiction de fumer dans les lieux publics n’ont pas arrangé leurs affaires… D’autres opérations du même acabit seraient en préparation ailleurs. G.T.

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Pas de télé pour la finale du Partouche Poker Tour ? La finale du déjà renommé Partouche PokerTour devrait avoir lieu le 21 novembre. À l’instar du Main Event des World Series of Poker, le groupe Partouche espère “maximiser” l’impact médiatique de son événement cannois. “Nous sommes en négociations avec plusieurs chaînes de télé qui désirent retransmettre l’événement en direct ”, affirmait ainsi, début septembre Jean- Jacques Ichai, le responsable du tournoi. La période étant peu propice à la promotion des (futurs) sites de poker en ligne, la retransmission télévisée est peu probable… Bien que le trophée soit remis au vainqueur par Éric Cantona himself.

NOVEMBRE / DÉCEMBRE 2009 – NUMÉRO 5

WPT: superbe affaire pour PartyGaming Les animateurs américains – et des joueurs – du WPT Dans notre précédent numéro, nous vous annoncions (sur la base d’un communiqué officiel de WPTE) la cession de la quasi-totalité des actifs du groupe WPTE, propriétaire du célèbre World Poker Tour, à la société Gamynia Limited… pour la somme de 9,075 millions de dollars. Eh bien, c’est finalement PartyGaming qui a racheté WPTE… pour 12,3 millions de dollars. “UNE BOUCHÉE DE PAIN” En mettant 12,3 millions sur le tapis, PartyGaming a en effet “coupé l’herbe sous le pied ” de Gamynia Limited, société affiliée au réseau Ipoker, du groupe Playtech. Pour le quotidien Le Monde,“ à l’époque où les succès s’enchaînaient, il se disait que WPT Enterprises valait bien plus que sa capitalisation boursière de 500 millions de dollars (…).Hélas pour eux, les propriétaires de l’entreprise n’ont pas su quitter la table au bon moment. Aujourd’hui, ils viennent de la vendre au spécialiste britannique du jeu en ligne PartyGaming pour une bouchée de pain (…).WPT comptait sur sa bonne étoile pour durer. Mais de nouveaux acteurs sont entrés dans la partie et ont commencé à saper ses piles de jetons. Le joueur WPT est alors parti en vrille, lançant des projets d’expansion déraisonnables…” P.-H. B. www.worldpokertour.com

NOVEMBRE / DÉCEMBRE 2009 – NUMÉRO 5

ESPN prolonge de 7 ans son contrat avec les WSOP La chaîne de télé américaine ESPN (équivalent d’Eurosport outre-Atlantique) et le groupe Harrah’s, propriétaire des World Series Of Poker, ont annoncé la prolongation de leur partenariat pour sept années supplémentaires. Depuis 2003, ESPN programme chaque année les WSOP. Des WSOP qui séduisent 82 millions de téléspectateurs rien qu’aux États-Unis, ce qui a incité ESPN a conserver les droits de diffusion jusqu’en avril 2018. Jeffrey Pollack, le président de Harrah’s, a déclaré “être fier de collaborer avec ESPN pour encore 9 ans.”

NOVEMBRE / DÉCEMBRE 2009 – NUMÉRO 5

Top Affiliate Publishing fusionne avec S2V Media Top Affiliate Publishing Ltd, dirigée par Fabrice Drouin Ristori, vient de fusionner avec S2V Media, dirigée par SébastienVeilleux. Top Affiliate Publishing Ltd (TAP), société de droit maltais, héberge la nouvelle activité et se spécialise dans le développement européen et international de portails web à thématique “paris sportifs ”,“paris turf” et “résultats en direct ”. La direction opérationnelle de la société a été confiée à Nicolas Mattia (un ancien de Sportingbet).Top Affiliate Publishing Ltd compte rapidement consolider son développement international. La gestion des espaces publicitaires a été confiée à Gambling Affiliation. Contact : Fabrice Drouin Ristori fabrice@gambling-affiliation.com

NOVEMBRE / DÉCEMBRE 2009 – NUMÉRO 5

“Bet In Paris a été le premier casino en ligne français” François Brust nous raconte l’incroyable épopée d’un site pionnier qu’il a créé François Brust, associé-fondateur de B3W, fournissant sa plateforme technologique à pas moins de 8 casinos, dont le célèbre Yachting Casino, nous raconte l’incroyable épopée de Betinparis.com, le tout premier casino en ligne français ! Créé en décembre 2000 par la société Blue Winners SA, basée à Paris, ce site de casino en ligne fonctionnait sur un modèle gratuit, les revenus étant générés par la publicité. Les joueurs recevaient des jetons en échange de clics sur des bannières, et chaque semaine, les meilleurs remportaient des lots mis en jeu par des sponsors. À l’époque, on trouvait déjà le blackjack, la roulette, des vidéos pokers et des machines à sous. Ce modèle avait été présenté à la division “ courses et jeux ” du ministère de l’intérieur, qui avait reconnu et autorisé le principe. L’intérêt pour Blue Winners était surtout de tester grandeur nature la plateforme de jeu en flash développée par sa maison mère, B3W (Blue WinnersWorld Wide), ainsi que toute la chaîne d’hébergement, sécurité… Le site démarra en flèche, enregistrant en 6 mois plus de 50000 joueurs inscrits. En 2001, quand le sénateur FrançoisTrucy rédige son rapport sur la situation des jeux d’argent en France, il reçoit François Brust pour s’informer de la situation des jeux sur internet. C’est pour lui une découverte ; penser qu’aux États-Unis, ils jouent de l’argent sur des machines à sous virtuelles ! Il soulève alors dans son rapport la question de ce nouveau marché et du vide juridique qui l’entoure, et bien sûr, aborde la question principale: les taxes. C’est alors que l’idée germe de proposer Blue Winners au ministère des finances, pour servir de base à la création d’une joint venture (société d’économie mixte du type de la Française des jeux), afin d’exploiter les outils de B3W et le site Bet In Paris. Le projet expose notamment l’intérêt sur le plan de la recherche et de l’emploi (internet en est à ses débuts, et s’annonce être une pépinière pour de nombreuses start-ups et un bassin d’emploi inespéré), l’approche de laboratoire technique et fiscal, permettant d’élaborer une réglementation française (toujours inexistante), et de renforcer le secteur du jeu en France, au côté du PMU et de FDJ. Si tout le monde a salué le concept, “les décideurs l’ont tout bonnement sabordé”, confie François Brust. Qui ajoute :“A l’époque, le Minitel n’était pas totalement mort, et parler d’internet comme de son successeur était un crime de lèse-majesté à l’encontre d’un autre grand monopole : FranceTélécom. Les dirigeants en place à la FDJ, eux aussi, virent d’un très mauvais œil l’idée qu’un autre pôle soit créé pour hériter des jeux multimédia. Les opérateurs physiques de casinos organisèrent un lobbying sans précédent, visant à faire systématiquement obstruction à l’arrivée de toute nouvelle concurrence, surtout sur un terrain qu’ils ne connaissaient pas.” Il poursuit : “Aujourd’hui, 9 ans après, la France, pressée par la Commission européenne, doit ouvrir son marché des jeux à la concurrence, et accepter de voir des sociétés bénéficiant de licences européennes cohabiter avec le PMU ou la Française des jeux. Ainsi, depuis près de 4 ans, Zeturf donne des boutons à tout ce qui touche de près ou de loin au cheval dans l’Hexagone. Les grands médias, groupes de télécommunication, producteurs de contenus, sont quant à eux dans les startingblocks pour attaquer ce marché. Certains, pressés, ont déjà délocalisé cette activité hors de France, à Malte ou en Angleterre, afin de prendre l’avance, tout en se soustrayant à l’œil inquisiteur de leurs autorités de tutelle. Les opérateurs de casinos physiques n’ont pas vu le film, qui pourtant, se déroulait sous leurs yeux. Anesthésiés par la peur d’avoir à rendre des comptes au ministère, dont dépendent leurs sacro-saintes licences, ils se sont accrochés à leurs monopoles locaux de peur d’être confrontés à une concurrence mondiale: le web.” Aujourd’hui, 9 ans après, la boucle est bouclée. Bet In Paris renaît, plus clinquant que jamais. La marque vient d’être confiée par le groupe B3W à un de ses opérateurs maltais. B3W fournit la plateforme logicielle, qui s’enrichira avant la fin du premier trimestre d’une offre de live gaming, de poker et de paris sportifs, faisant de betinparis.com un site de jeu couvrant tous les aspects du gambling. Fidèle à la tradition du groupe, le site est en flash, permettant aux joueurs de jouer sans logiciels à télécharger ou à installer sur leur ordinateur, et de nouveaux jeux ont été sortis spécialement pour ce lancement. Plus de 150 jeux sont disponibles. Les jeux de table, avec la boule, et de nouvelles versions du black jack ; les vidéo pokers permettant de jouer simultanément jusqu’à 100 mains ; les machines à sous, bénéficiant de la signature B3W ; des jeux de tirage, tels que le kéno ou la chasse au trésor ; et de nombreuses nouvelles cartes à gratter, récemment lancées par le groupe. De nombreuses formules marketing sont en place, permettant d’attirer et de fidéliser le joueur (démo bonus, chrono bonus, bonus permanent…). Le support est assuré 24/7 par email, chat ou téléphone, vous garantissant d’avoir toujours quelqu’un à qui parler. Bien sûr, le site dispose des licences européennes nécessaires pour opérer en toute légalité, délivrées par l’autorité de régulation des jeux de Malte. C’est une équipe de 50 personnes qui travaille sans relâche depuis le début de l’été pour nous offrir juste avant les fêtes, un site entièrement relooké, premier produit français relevant à nouveau le défi de séduire… …et de déranger. La page d’accueil du site Betinparis.com en 2000 La page d’accueil du site Betinparis.com en 2009 Récit compilé par James Van Burtow www.betinparis.com

BET IN PARIS ET LES AFFILIÉS

Pour les affiliés, le lancement d’un nouveau site est toujours une opportunité. Il y a peu d’internautes inscrits, donc plus de chance dés le départ de faire le plein de joueurs. Même si le site existait il y a neuf ans, c’était sous une autre forme et avec d’autres règles. Ici, les bases de données sont vierges, aux webmasters de construire leur business. BetInParis peut offrir tous les modes de rémunération: forfait, CPM, CPC, CPA, hybrides. Avec ses nouvelles offres promotionnelles, telles que le “démo bonus” ou le “chrono bonus 300%”,mais aussi l’assurance de recevoir un bonus à chaque dépôt, vous obtiendrez une transformation record. Le casino, bénéficiant d’une licence européenne, vous permet de travailler en toute sérénité, quelles que soient les issues de réglementation locale, telle que celle en préparation en France. Le lancement de nouveaux jeux et l’offre de différents produits tels que casino, betting, scratch cards ou poker créent la dynamique recherchée par le joueur : un game-multiplex. Tous les outils marketings sont à votre disposition, n’hésitez pas à contacter Sabrina: srobin@referprom.com BET IN PARIS, 9 ANS APRÈS… UN LIFTING RÉUSSI Début 2001, le site offrait déjà un look avant-gardiste. Bien sûr, le modèle gratuit imposait la publicité, qui aujourd’hui a totalement disparu. La volonté clairement affichée de faire léger (la vitesse de téléchargement n’était pas la même), tout en affirmant la marque. C’est clair, c’est du casino, mais du casino gratuit. 2009, tout change. Le studio interne de B3W a fait un travail sur les lignes, créant un ensemble dynamique et moderne. L’univers casino est maintenant remplacé par l’univers du gambling, plus généraliste. La cible s’est rajeunie, la technologie a évolué, le site s’internationalise. L’actualité et les nouveautés sont mises en avant sur la home, et les différentes promotions sont affichées en rotation. Le site est totalement compatibleW3C, au format web 2.0, utilisant ajax pour adapter son contenu au visiteur. Une révolution par rapport au code html simpliste des débuts. Vive la nouvelle version! C’est un grand bond en avant, tant du point de vue design, ergonomie, communication que programmation.

NOVEMBRE / DÉCEMBRE 2009 – NUMÉRO 5

Un passionnant rapport sur le marché français du jeu Les experts de MECN proposent un rapport qui fait déjà autorité sur notre marché… On le sait : tous les yeux sont rivés vers la France pour l’ouverture de son marché de jeu en ligne – un gigantesque marché de 1,7 milliard d’euros prévus pour 2015. Eh bien, un nouveau rapport de repère sur le marché du jeu en France présente des aperçus, des prévisions et des analyses approfondies. Il est signé MECN, un réseau d’experts sur les questions concernant les médias et l’industrie du divertissement. Un des éléments clés de la libéralisation prévue, qui s’effectuera probablement en été 2010, sera l’ouverture des marchés du pari de courses hippiques et de sports interactifs/en ligne ainsi que le marché du poker en ligne. Bien que les règlements, toujours à l’étape d’ébauche, seront probablement adoptés et que beaucoup de questions sont toujours critiquées par plusieurs opérateurs, les stratégies de la plupart des opérateurs visent clairement la France. Comme l’un des représentants importants du jeu en ligne le disait, “Nous entrerons dans le marché de la France aussitôt que possible – malgré les difficultés qui nous attendent. ” Selon les nouvelles recherches de MECN, environ 80% des opérateurs d’établissements de jeu et des experts interrogés considèrent le marché de la France propice ou même très propice pour leurs affaires futures, ce qui témoigne de l’espoir que l’industrie entière place dans ce marché. Martin Oelbermann, directeur de MECN Les opérateurs sont intéressés par le poker et les paris sportifs en ligne parce qu’ils s’attendent à ce que le marché de la France dépasse même le grand succès connu par l’Italie en ce qui concerne leur marché du poker et des paris en ligne. Malgré les nombreuses questions non résolues sur la libéralisation imminente, 77 % des opérateurs interrogés dans l’étude de MECN s’attendent à obtenir une licence pour le poker en ligne en France. Ces seuls faits font du marché du jeu de la France (virtuel et matériel) une cible attrayante : en termes de chiffres d’affaires, le marché du jeu autorisé (y compris les casinos) totalisait environ 70 milliards d’euros en 2008. En termes de revenus bruts, le marché a atteint 8,5 milliards d’euros en 2008. Bien que le marché des paris hippiques ait une tradition bien établie en France, les marchés du pari sportif et du poker ne sont pas aussi développés et offrent donc un potentiel intéressant de croissance dans l’avenir. En termes de revenus bruts (ventes/chiffres d’affaires moins les versements de prix et de gains), MECN s’attend à ce que le marché du jeu interactif/en ligne de la France augmente d’un facteur de presque six à partir des 300 millions d’euros actuels à environ 1,7 milliard d’euros d’ici 2015. En termes de ventes/chiffres d’affaires, le marché passera d’environ 1 milliard d’euros actuellement, à environ 18 milliards d’euros d’ici 2015. Comme Martin Oelbermann, directeur de MECN, le souligne, “Le marché français donnera un nouvel élan au marché du jeu en ligne mondial et il se développera pour devenir un des principaux marchés du monde, le poker en ligne étant le jeu qui préparera la voie. ” Quelles licences seront probablement les plus demandées ? Une infographie MECN Le nouveau rapport de MECN sur le marché du jeu de la France comprend une analyse approfondie du marché, de la libéralisation prévue, des prévisions et des résultats particuliers d’un sondage effectué auprès de plus de 50 experts de l’industrie. James Van Burtow www.france-gambling.mecn.net

NOVEMBRE / DÉCEMBRE 2009 – NUMÉRO 5

Le marché est ouvert et bien ouvert… mais la “phase de lancement” ne fait que commencer ! Tout ça pour ça? Avec son franc-parler habituel, Emmanuel de Rohan Chabot, le patron de ZEturf (lire en pages 20 et 21), exprime bien ce que tout le monde murmure un peu partout, ces temps-ci : les enjeux enregistrés par les nouveaux opérateurs agréés depuis l’ouverture du marché français n’ont rien de mirobolant ! Une étude, réalisée par Mercureo (lire en page 8) montre d’ailleurs que les internautes sont très nombreux à aller “admirer” les sites web des acteurs du marché… mais que la plupart de ces visiteurs ne se transforment pas en parieurs. Il n’en fallait pas plus aux opposants à la loi pour se réveiller. Sur le site Arrêt sur images, dirigé par Daniel Schneidermann, on pouvait lire, début septembre, après la publication de cette étude: “Si les tendances se confirment, l’État pourrait donc perdre de l’argent. En période de déficit budgétaire et de recherches d’économies, cette loi n’a pas fini de faire jaser.” Et pourtant ! Il n’y a vraiment aucune raison de s’alarmer. Le marché est bel et bien “ouvert”… et tout ne peut, a priori, évoluer que dans le “bon sens”, pour les opérateurs comme pour les joueurs et, de fait, pour l’État. Malgré tous les oiseaux de mauvais augure, l’Arjel a “réussi” – même si sa difficile mission est loin d’être achevée (lire page 24 et suivantes).Ne pas s’alarmer, c’est comprendre ceci :

I. UNE PHASE DE LANCEMENT PASACHEVÉE

Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que la phase de lancement des “nouveaux” sites de paris en ligne est loin d’être achevée – sans parler des opérateurs poker et hippiques, qui arrivent tout juste. La plupart des joueurs potentiels découvrent seulement les sites et les offres. Laissons-leur le temps de faire confiance à un ou plusieurs opérateur(s) ! Une étude du cabinet Xerfi (lire en page 8) le montre: le marché des paris sportifs en ligne devrait presque tripler au cours des trois prochaines années!

2. FUSIONS ET MÉGAFUSIONS

On le sait : le marché, même s’il est plus important que ce qu’annoncent certains esprits chagrins, ne sera pas assez “vaste” pour tous les opérateurs agréés. Dans la foulée de la fusion annoncée de bwin avec PartyGaming, il y aura beaucoup d’autres rapprochements dans les mois et les années qui viennent. Le groupe 888, dirigé par le pragmatique Gigi Levy, a annoncé qu’il envisageait de se “marier” avec l’un de ses actuels concurrents. Inévitable et sain…

3. LA PEUR DE L’ALTERNANCE

Nombreux sont ceux qui redoutent une “alternance” politique dans moins de deux ans, l’opposition de gauche pouvant s’emparer du pouvoir. Et alors ? La loi ne peut-être jetée aux oubliettes. Elle sera, de toute façon “améliorée”, quel que soit le camp au pouvoir. La sérénité s’impose. Conquérir des parts de marché pour être plus fort, face à ses concurrents et face à l’État, c’est cela qui est désormais le plus important… Les équipes dirigeantes des groupes bwin et PartyGaming Julien Saint-Guillaume Le marché des paris sportifs en ligne pourrait presque tripler d’ici 2013, selon une étude Le secteur des jeux et des paris en ligne devrait “au moins doubler de taille à l’horizon 2013”, analyse une étude du cabinet Xerfi. À l’horizon 2013, les paris sportifs seraient l’offre la plus plébiscitée par les internautes, générant environ 800 millions d’euros, contre 280 millions d’euros en 2010. De leurs côtés, les paris hippiques réussiraient aussi à s’imposer dans ce nouvel univers en atteignant 440 millions d’euros en 2013, contre environ 200 millions d’euros en 2010. Plus lente, la croissance du poker en ligne serait plus “compliquée” car les joueurs ne peuvent pas accéder aux tournois internationaux et sont sous le coup d’une taxation des mises plus lourde. Au total, cette offre légale devrait générer environ 300 millions d’euros contre 140 millions d’euros en 2010.

SEPTEMBRE / OCTOBRE 2010 – NUMÉRO 6

EurosportBET vise 5 % du marché des paris en ligne Olivier ou Ramdane, SPS Olivier ou Ramdane, directeur général de SPS, holding d’EurosportBET, est clair : “Nous visons 5% du marché français des paris sportifs en ligne en 2010” dit-il. “Cela devrait nous situer au cinquième rang des acteurs agréés, et au premier rang parmi les opérateurs qui n’avaient pas d’activité en France” (avant l’ouverture du marché) ajoute-t-il. Et d’annoncer les ambitions internationales de son groupe, dans le giron deTF1 :“D’ici cinq ans, lorsque nous aurons mené notre expansion en Europe, la France devrait représenter moins de 40% de notre chiffre d’affaires. Nous pensons pouvoir être à terme présents en Italie et dans plusieurs pays européens, comme le Danemark et l’Espagne, ou encore l’Allemagne, la Suède ou la Pologne.” Ambitieux ! DamianPittle www.eurosportbet.fr SEPTEMBRE / OCTOBRE 2010 – NUMÉRO 6 Le marché des jeux d’argent sur mobiles dépassera 48 milliards de dollars en 2015 Les paris et jeux d’argent sur téléphones mobiles généreront plus de 48 milliards de dollars (37 milliards d’euros) d’ici 2015 dans le monde, dopés notamment par le marché chinois, selon une étude du cabinet Juniper Research. Le rôle des pays émergents, au premier rang desquels la Chine, est primordial dans cet essor. Ainsi que l’assouplissement de la législation en Europe et aux États-Unis. Ces dernières années, c’est le Japon qui a généré la plus grande partie des transactions liées aux jeux sur mobiles, suivi par le Royaume-Uni. Ces deux pays concentrent pour l’instant la quasi-totalité du marché. Mais “l’adoption rapide de services de loterie” en Chine va propulser ce pays à la troisième place, selon l’étude.

SEPTEMBRE / OCTOBRE 2010 – NUMÉRO 6 PokerStars et Winamax s’imposent en tête PokerStars et Winamax sont, pour l’instant, les deux grands leaders du poker en ligne en France, suivis par Everest Poker, le réseau Ongame (bwin, Eurosport Poker et SajOO), PartyPoker et FullTilt Poker. Le réseau iPoker France (Chilipoker) ferme la marche… C’est ce qui ressort du classement de PokerScout publié le 6 septembre 2010. Winamax, jusqu’alors absent du classement de PokerScout, s’est installé d’emblée à la seconde place, pas loin derrière PokerStars. DEUX GÉANTS EN FRANCE? De nouveaux opérateurs se lancent en cette rentrée. Il serait donc prudent et sage d’affirmer que rien n’est joué ? Mais les faits sont pourtant là : PokerStars et Winamax seront bien difficiles à rattraper. La lutte entre ces deux géants passionne désormais les observateurs du marché. Qui n’oublient pas qu’Everest est également assez bien installé, que FullTilt ne fait qu’arriver et que les autres, qu’ils soient français ou étrangers, ne sont certainement pas des adversaires négligeables… Pierre-Henri Baron www.pokerscout.com Le classement établi par PokerScout au 6 septembre 2010 pour la France SEPTEMBRE / OCTOBRE 2010 – NUMÉRO 6 PokerStars omniprésent à la télévision française Actuel leader du poker en ligne en France (lire ci-dessus) – ainsi que dans le reste du monde – PokerStars ne cesse d’annoncer de nouveaux partenariats avec des médias, les chaînes de télévision étant privilégiées… BIENTÔT“THE BIG GAME” Déjà omniprésent sur Canal+, où il sponsorise en outre des retransmissions sportives, PokerStars a signé des accords avec NRJ 12, qui est désormais une assez importante chaîne de la TNT, pour la diffusion de tournois EPT (European PokerTour). Un accord a également été signé avec MCS (Ma Chaîne Sport), qui rediffusera également d’anciennes saisons de l’EPT et annonce déjà un magazine hebdomadaire consacré au poker. Le groupe Bolloré, désormais leader de la TNT avec les chaînes Direct 8 et Direct Star (ex-Virgin 17) diffusera quant à lui la World Cup of Poker (WCOP) ainsi que The Big Game, qui sera en quelque sorte un High Stakes Poker made in PokerStars. Une omniprésence qui devrait payer… P.-H.B.

SEPTEMBRE / OCTOBRE 2010 – NUMÉRO 6

Zynga s’intéresse de près au marché “argent réel” du poker américain La société Zynga, célèbre pour ses jeux sur Facebook (parmi lesquels Texas Hold’em), s’affirme très intéressée par le marché du poker “avec argent réel” aux États-Unis. Au moment où PokerStars et WSOP arrivent sur Facebook, le combat pour séduire les enfants et ados qui deviendront les joueurs de poker de demain s’annonce impitoyable… SEPTEMBRE / OCTOBRE 2010 – NUMÉRO 6 ZEturf lève 9 millions d’euros auprès d’IDInvest Partners ZEturf, principal acteur privé du marché des paris en ligne sur les courses hippiques françaises et européennes a annoncé la levée de 9 millions d’euros auprès d’IDInvest Partners (ex-AGF Private Equity). En 2009, ZEturf a enregistré 150 millions d’euros d’enjeux, en hausse de plus de 45% par rapport à l’année précédente, et le site compte aujourd’hui plus de 150000 utilisateurs actifs recensés. IDInvest Partners, qui avait par ailleurs investi 12 millions d’euros dans Winamax au mois de mai 2010, se positionne désormais comme l’un des poids lourds du secteur de l’iGaming français, avec lequel il faudra compter… SEPTEMBRE / OCTOBRE 2010 – NUMÉRO 6 BetClic détient-il près de 50% du marché ? Entrée en fanfare pour BetClic ? On le sait : les parts de marché des différents opérateurs agréés ne sont pas rendues publiques. Mais, selon un sondage BVA réalisé à la fin de la Coupe du monde, 49,6% des joueurs français interrogés déclaraient avoir joué sur BetClic.fr, contre 33% sur PMU.fr, 26% sur ParionsWeb, le site de paris en ligne de la FDJ, et 19% sur bwin. “PROBABLEMENT LEADER” Pour BetClic, l’objectif est donc clair : conserver cette première place, qui est manifestement réelle, mais dont on ignore en vérité l’ampleur. Isabelle Parize, la vice-présidente de Mangas Gaming reste d’ailleurs fort mesurée, dans ses déclarations : “Aujourd’hui, BetClic est probablement leader des paris sportifs en ligne en France et nous voulons le rester ”, dit-elle. Dans quel autre secteur entend-on un chef d’entreprise se déclarer “probablement leader” ? Pourtant, elle a bien raison de ne pas crier victoire trop vite, même si la réussite de BetClic est véritablement impressionnante. Pourquoi ? Parce qu’il est beaucoup trop tôt, bien entendu. Et parce qu’un sondage reste un sondage. La guerre ne fait que commencer. BetClic dispose de bien des atouts, mais n’a pas encore gagné… Geoffrey de la Trémoille Isabelle Parize, Mangas Gaming

SEPTEMBRE / OCTOBRE 2010 – NUMÉRO 6 Blanchard-Dignac évoque le “monopole des illégaux” Christophe Blanchard-Dignac, le PDG de la FDJ dresse un premier bilan très positif de l’ouverture du marché… en tentant en quelque sorte de renverser la situation :“En réalité, il y avait presque un monopole des opérateurs illégaux. L’ouverture du marché permet le retour à un système contrôlé” déclare-t-il. “Sur internet on vient de loin”, ajoute-t-il. Car, selon lui, la FDJ ne représentait, avant l’ouverture du marché, “que 4% du marché réel et les sites illégaux 96%”. Christophe Blanchard-Dignac souhaite maintenant faire de la FDJ “l’acteur de référence sur internet avec 25% de part de marché” d’ici à 2012. Ce qui ne s’annonce pas si aisé… Christophe Blanchard-Dignac, FDJ P.-H.B.

SEPTEMBRE / OCTOBRE 2010 – NUMÉRO 6

De nouvelles émissions sur le poker sur M6 et W9 Nicolas de Tavernost, le PDG du groupe M6, a annoncé que M6 et W9 allaient proposer, tard le soir, des programmes consacrés au poker. “Nous avons conclu un partenariat important avec les sociétés de Mangas Gaming de Stéphane Courbit, Everest et Betclic”, a en outre rappelé M. de Tavernost.

SEPTEMBRE / OCTOBRE 2010 – NUMÉRO 6

Résultats mitigés pour 888 Holdings 888 Holdings a annoncé des résultats mitigés. Malgré une hausse de son CA global, à 130,2 millions de dollars pour le premier semestre 2010, contre 117,9 millions de dollars en 2009, le bénéfice avant impôt a chuté à 8,4 millions, contre 14,9 millions en 2009. En ce qui concerne le poker, la baisse des revenus est de 25,2% entre le premier semestre 2010 et le premier semestre 2009 (19,6 millions de dollars contre 26,2 l’an passé). Gigi Levy, le CEO de 888, se veut rassurant et accuse la Coupe du monde de football… Il annonce que le mois d’août a déjà vu l’activité de son groupe repartir à la hausse. Gigi Levy, 888 Holdings SEPTEMBRE / OCTOBRE 2010 – NUMÉRO 6 Full Tilt et PokerStars attaqués par bwin Norbert Teufelberger, bwin C’est une véritable croisade que mène Norbert Teufelberger, le patron de bwin, contre ses deux principaux rivaux, FullTilt et PokerStars.“Il n’y a que deux entreprises au monde plus fortes que nous dans le poker, et elles le sont uniquement parce qu’elles continuent d’opérer aux États-Unis. Ce n’est pas grâce à un meilleur marketing ou à une technologie plus avancée. Ils ont simplement des centaines de millions de dollars provenant d’un marché que nous considérons comme illégal. Nous voulons penser qu’une fois le marché régulé aux États-Unis, ces deux entreprises n’y auront plus accès. Nous verrons alors qui sera le leader ”, a-t-il récemment déclaré.

UNEVÉRITABLE GUERRE Norbert Teufelberger a précisé au passage que le retrait de bwin du marché américain pourrait “être sa plus grosse erreur ” si PokerStars et FullTilt Poker conservaient le droit d’y opérer après la légalisation. “Nous nous sommes retirés, pas eux. Mais nous verrons qui aura eu raison au final. Nous pensons encore avoir été correct et que la décision sera facile. Ils ont beau dire qu’ils n’opèrent pas dans l’illégalité, je crois que c’est ce qu’ils font”, a ajouté Norbert Teufelberger. Et de conclure que l’éventualité que PokerStars et FullTilt Poker obtiennent un agrément lui semble “absolument impossible”. D.P.

SEPTEMBRE / OCTOBRE 2010 – NUMÉRO 6 L’avenir du groupe Partouche suscite de plus en plus d’interrogations Le résultat de l’augmentation de capital du Groupe Partouche suscite des questions sur son avenir : seulement 2,8 millions d’euros de cash ont été levés, sur les 25 millions espérés. Partouche sera bientôt face à une importante échéance de remboursement de 100 millions d’euros qu’il lui sera difficile de renégocier. Il a en effet déjà renégocié 300 millions d’euros de crédit l’an dernier, en s’engageant vis-à-vis des banques à effectuer pour 100 millions d’euros de cessions. Mais, pour l’heure, il a cédé… à peu près zéro. “Qui va acheter les petits casinos déficitaires de Partouche?”, s’interrogent Les Échos.

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Légère progression des ventes pour le Groupe Lucien Barrière (GLB) qui va entrer en Bourse Le groupe Lucien Barrière (GLB) a enregistré une légère progression de ses ventes qu’il attribue à un rebond de ses activités hôtelières et à une amélioration des activités de casinos. GLB est détenu à 51% par la famille Desseigne- Barrière et à 49% par Accor. Dans le cadre de son projet de scission en deux sociétés distinctes, l’une consacrée à l’hôtellerie et l’autre aux services prépayés, le groupe Accor a annoncé son intention de céder sa participation dans GLB, qui prépare activement son introduction en Bourse et annonce des dividendes assez importants…

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Christophe Blot : “SajOO a un business plan sur cinq ans” Directeur délégué de SajOO, filiale du groupe Amaury (L’Équipe et Le Parisien – Aujourd’hui en France, mis en vente), Christophe Blot est très présent dans les médias. Considéré comme une sorte d’“outsider”, aussi bien dans les paris en ligne que dans le poker, SajOO ne doit pas être sous-estimé, s’appuyant sur une structure solide et puissante et sur un accord entre les groupes Amaury et bwin… Christophe Blot, SajOO

PAS DE CONSULTANT

D’emblée volontaire, Christophe Blot explique au Parisien :“Nous sommes un peu frustrés de devoir nous limiter aux sports autorisés par l’Arjel . Nous avons la capacité technique et les compétences pour proposer des paris sur 90 sports ! Dès qu’une nouvelle fédération sera agréée, nous l’inclurons immédiatement et nous sommes pressés de pouvoir tourner à plein régime. La mutualisation avec bwin nous permet de travailler avec une centaine de bookmakers, tous capables de réagir en cours de matchs dans les disciplines où cela est possible.” “Pourquoi n’avez-vous pas pris un consultant vedette pour appuyer votre campagne de pub?” lui demandait-on il y a quelques semaines. Sa réponse : “Parce qu’un consultant est toujours subjectif ! Chez nous, chaque parieur est son propre expert. Le fan de sport ne cherche pas de conseils. Il veut juste faire valider ses connaissances et le pari gagnant est une reconnaissance. Lorsque le fan parie, il devient acteur et se crée sa propre histoire à l’intérieur d’une compétition dont il n’aurait été qu’un spectateur.” Dans un autre entretien, accordé au Figaro, Christophe Blot précise que “la loi française n’est pas très favorable. La rentabilité avant la troisième année est quasi impossible. Sajoo.fr a un business plan sur cinq ans. Nous ne sommes pas là pour faire un coup, mais pour durer. ” Interrogé par le site ParisSportifs.com, Christophe Blot s’en prend à la loi : “Certains aspects de ce texte laissent à désirer, à commencer par la taxation imposée aux opérateurs. Sur les revenus générés par SAjOO, plus de la moitié sont directement reversés à l’État. Certaines restrictions de jeu (absence de certains sports ou paris) handicapent aussi les joueurs comme les bookmakers.”

LA RÉVISION DE LA LOI… À la question :“Comment faire pour garder vos joueurs français dans cette optique ?”, il répond: “Nous nous efforçons d’absorber le plus gros de la taxe de manière à ne pas pénaliser les membres de la communauté SAjOO. Nous préparons également la révision de la loi, prévue dans 18 mois, avec la ferme ambition de pouvoir formuler une offre bien plus attractive. Les joueurs français doivent aussi garder à l’esprit que cette loi est un gage de protection qu’ils ne retrouvent pas chez certains sites basés à l’étranger.” Ou comment dire du bien d’une loi tout en faisant comprendre qu’elle doit être modifiée… Même si SajOO souffre encore d’un déficit de notoriété et d’une image un peu floue, il ne faut pas sous-estimer cet opérateur… Bastien Collins www.sajoo.fr

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Les bonus de bienvenue sur le marché français du poker en ligne Une passionnante étude sur un sujet plutôt tabou, proposée par Poker Agenda Avec l’ouverture du marché français et la nécessité pour les opérateurs de créer rapidement de la liquidité sur leur plateforme en recrutant rapidement le plus grand nombre de joueurs possibles on voit fleurir les offres promotionnelles de “découverte” ou de “bienvenue” des poker-rooms en France. Que sont ces bonus de bienvenue ? Comment obtenir ces bonus et peut-on comparer les offres des différents opérateurs ? En effet, certains proposent des bonus à 200 € et d’autres à 1000 € : comment choisir ? Les bonus proposés sont tous liés au premier dépôt sur la room, ce qui est l’objectif commercial de l’opérateur. Ce bonus n’est pas une somme d’argent versée directement sur le compte joueur. Il s’agit d’une somme à débloquer par le joueur en participant à des parties de cash game ou aux tournois proposés par l’opérateur. À chacune de ses parties, l’opérateur va verser au joueur des “points de fidélité”. Lorsque le joueur a cumulé suffisamment de ces points, le bonus est débloqué et le compte du joueur est crédité d’une somme en euros. Le principe de base est le même chez tous les opérateurs :“vous faites un premier versement, l’opérateur vous offre un bonus sur le montant de ce premier versement”. Cependant, il existe une multitude de critères et de conditions imposés par les opérateurs qui rendent chacun de ces bonus de bienvenue différents et difficilement comparable. Poker Agenda a donc réalisé une étude avec pour objectif de mettre en lumière les différents éléments à prendre en compte pour juger de la qualité d’un bonus. Cette analyse détaillée des offres des opérateurs nous a permis d’établir un classement des bonus de bienvenue proposés par les rooms sur le marché français. Pour cela nous avons constitué un indicateur factuel que nous avons appelé le taux de bonification. Cet indicateur composite permet de comparer les offres des opérateurs. Notre étude a pris en compte les points suivants pour établir le classement des bonus dits de premier dépôt : – Le montant du bonus de bienvenue en euros – La période de validité du bonus proposé – Le montant du premier dépôt nécessaire – La fréquence du versement du bonus pendant la période de validité – Le taux de versement des points de fidélité Ce qui nous permet de déterminer le “taux de bonification” comme critère de comparaison. Commençons par décrire chacun de ces critères d’évaluation des offres de bonus : 1. Le montant du bonus La première chose à savoir est que le montant du bonus offert par la room n’est pas un élément suffisant pour juger de la qualité du bonus. En effet, le bonus n’est pas une somme versée en cash sur le compte joueur, mais une somme à débloquer en jouant sur la room. Pour obtenir et débloquer ce bonus, il faut remplir des conditions telles qu’un dépôt suffisant ou accumuler le nombre de points de fidélité nécessaire dans un temps imparti. Il va de soi que plus le montant de bonus est élevé, plus les conditions pour le débloquer sont difficiles. Ainsi, un bonus de 50 € peut s’avérer être plus intéressant qu’un bonus à 1 000 € , tout simplement car les conditions pour débloquer ce bonus de 1 000 € sont inatteignables pour la plupart des joueurs de poker. 2. La période de validité Les bonus de premier dépôt sont des offres limitées dans le temps. Une fois la période de validité expirée, votre bonus est périmé et vous ne pouvez plus bénéficier de ces avantages. Ainsi, certaines rooms proposent des bonus très intéressants sur une durée d’un mois tandis que d’autres proposent une offre qui, à court terme, semble moins avantageuse, mais qui est compensée par une période de validité plus longue permettant aux joueurs de réunir les conditions nécessaires à l’attribution du bonus. Ainsi, certains des bonus les plus forts (1000€ ) nécessitent de jouer un nombre de mains extrêmement important pour l’obtenir ce qui ne peut être fait dans un délai court surtout avec des tables de “high stakes” quasi désertes. 3. Le montant du premier dépôt Le montant de votre bonus est déterminé par le montant de votre premier dépôt. L’une des formules les plus populaires est le “100 % de bonus jusqu’à X € ”. Cela consiste à verser au joueur un bonus égal au montant de son premier dépôt dans la limite d’une certaine somme fixée par l’opérateur. Prenons le cas d’un bonus 100 % de bonus jusqu’à 1 000 €.Le joueur qui fait un dépôt de 50 € recevra un bonus de 50 €. Cependant, pour récupérer le bonus maximal de 1 000 €, le joueur doit préalablement effectuer un dépôt de 1 000 €. Il est donc nécessaire de posséder un capital de départ pour prétendre à ce bonus maximal. D’autres opérateurs ont fait un choix différent et offrent un bonus fixe. Que le dépôt soit de 10 € ou 500 €, le montant du bonus offert sera le même. Cependant, plus la somme déposée est petite, plus le déblocage du bonus est difficile. En effet, le joueur qui a déposé le moins est contraint de jouer des parties à enjeux moins élevés et par conséquent accumulera moins vite les points de fidélité nécessaires au déblocage du bonus. * Le taux de bonification correspond au % reversé sous forme de bonus par la room en fonction du “rake” généré par le joueur. Par exemple, sur PartyPoker pour 1 € de rake payé, la room vous reverse 25 % (soit 0,25 €) sous forme de bonus ** Taux de conversion utilisé en tournoi 4. La fréquence du versement du bonus La fréquence de versement du bonus est un élément important à prendre en compte. À une époque, les rooms versaient l’intégralité du bonus en une fois dès que le nombre de points nécessaire avait été accumulé par le joueur. Avec ce système, nombre de joueurs ne parvenaient pas à accumuler suffisamment de points dans le délai imparti. La date de validité arrivait à expiration sans que les joueurs n’aient touché le moindre centime de bonification. Aujourd’hui, les offres ont changé et les rooms proposent des solutions qui paraissent plus accessibles pour les joueurs. La majorité des rooms ont fractionné le bonus en plusieurs parties et le versent par tranche de 5€, 10 €, 20€. Un exemple : Un joueur détient un bonus de 500 €. Ce bonus est versé par tranche de 10 €. À chaque fois que le joueur accumule le nombre de points fixé par la room, celle-ci lui crédite son compte de 10 €. Le bonus n’est plus versé en une seule fois, mais dans le cas présent en 50 fois. Si, durant la date de validité du bonus, le joueur a réussi à débloquer 27 tranches de 10 €, son compte aura été crédité au fur et à mesure d’un total de 270 €. Les 230 € restants du bonus sont en revanche perdus. Mais, à la différence de ce qui se faisait à l’époque, le joueur a quand même pu bénéficier d’une partie de son bonus. Certaines rooms proposent une fréquence de versement encore plus rapide en créditant le compte du joueur au fur et à mesure qu’il joue. Si le joueur fait une partie qui rapporte 5 points de fidélité, la room va verser immédiatement sur son compte l’équivalent en €5. Le versement des points de fidélité Toutes les rooms de poker ont un système de points de fidélité. Cela s’appelle les Points Summit chez Everest Poker, les Partypoint chez Party Poker, les FPP chez PokerStars, lesVipiZ chez ChiliPoker… Malgré ces noms différents, le principe du système de fidélité est le même chez tous les opérateurs. À chaque partie jouée sur une room, celle-ci verse un certain nombre de points aux joueurs. La question cruciale est de savoir combien de points vont être attribués selon la partie que le joueur joue. Chaque room a adopté son propre système. Le nombre de points de fidélité versés par la room est toujours calculé en relation avec le “rake” payé par le joueur lors de sa participation à une partie. Le rake correspond aux prélèvements effectués par la room sur les mises que ce soit en cash-game comme en tournoi. Lors d’une partie de cash game, la room prélève un pourcentage sur chaque pot de l’ordre d’environ 6%. Si le pot fait 10 €, la room prélève 0,6 €, les 9,4 € restants vont au joueur vainqueur. Lors d’un tournoi, la room prélève une somme sur chaque inscription. Sur un tournoi à 10 €, la room va prélever 1 €, les 9 € restants seront redistribués entre les gagnants. Chaque room a donc une méthode de conversion qui dit “pour 1 € de rake payé par le joueur, on vous verse X points”. Exemple : Une room vous verse 7 points pour chaque € de “rake” que vous payez. Vous participez à un tournoi à 10 € (9 € + 1 € de rake). La room va donc vous verser 7 points de fidélité. Avec tous ces éléments en notre possession, il est possible de déterminer combien de parties vous devez jouer pour décrocher votre bonus. Attention tout de même, le nombre de points versés par € de rake varie selon les room tout comme le nombre de points nécessaires pour débloquer votre bonus. Le mécanisme qui attribue des points de fidélité aux joueurs est donc un élément déterminant pour pouvoir comparer les politiques commerciales des opérateurs. Prenons 2 exemples. Une room A verse 10 points de fidélité pour chaque € de rake payé par le joueur. Cette room offre un bonus de 100 € quand 5 000 points ont été accumulés. Pour accumuler ces 5 000 points, il est donc nécessaire de jouer 500 parties à 9 € + 1 €. Une room B verse 2 points de fidélité pour chaque € de rake payé par le joueur. Cette room offre elle aussi un bonus de 100 €. Ce bonus sera payé quand 500 points auront été accumulés… Sur cette room B, pour accumuler 500 points, il vous faudra jouer 250 parties à 9 € + 1 €. Dans cet exemple, pour obtenir le même bonus de 100 €, il faudra jouer 500 parties dans un cas et 250 dans l’autre. Dans le premier cas le joueur aura payé 500 € de rake pour récupérer 100 € de bonus, dans le second cas, 250 € de rake pour 100 € de bonus. Sur ces seuls critères, il apparaît évident que le bonus de la room B est plus intéressant que celui de la room A. À partir de ces chiffres, nous pouvons déterminer ce que nous avons appelé “le taux de bonification”. Ce taux correspond au pourcentage reversé sous forme de bonus par la room en fonction du “rake” généré par le joueur. Reprenons les rooms A et B. Pour la room A, on paye 500 € de rake pour 100 € de bonus, le taux de bonification est de 20%. Pour un euro de rake payé, cette room débloque 0,2 € du bonus. Pour la room B, on paye 250 € de rake pour 100 € de bonus, le taux de bonification est de 40%. Pour un euro de rake payé, cette room débloque 0,2 € du bonus. Ce taux de bonification est un indicateur valable sur chaque room. Il permet de comparer d’une manière totalement objective les offres de bonus proposées par les opérateurs. Voici le classement des offres de bonus de bienvenue en fonction du taux de bonification établi par Poker Agenda.

FULLTILT: 45 % POKERSTARS : 40 % PMU.FR : 33 % EVEREST POKER: 28 % BETCLIC POKER: 28 % PARTY POKER: 25 % WINAMAX: 25 % CHILIPOKER: 19 %

Vous remarquerez que les rooms du réseau Ongame ne figurent pas dans ce classement bien que leurs offres aient été analysées en détail. Il a été impossible d’obtenir de la part des opérateurs du réseau Ongame France le mode de calcul qui défini l’attribution des points de fidélité de telle sorte qu’il n’est pas possible connaître le taux de bonification réellement appliqué par ces opérateurs. Vous trouverez dans le tableau synthétique publié en page précédente le comparatif complet des différentes offres de bonus de bienvenue proposées par les opérateurs qui possèdent la licence de l’Arjel en France. Une étude réalisée par Poker Agenda Poker Agenda, c’est le calendrier/agenda de tous les tournois de poker live et sur Internet.www.poker-agenda.fr

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Quelques raisons de ne pas voir l’avenir en noir – quelques indicateurs sont au vert, après tout ! Quelques raisons d’être optimiste – même s’il n’y en a pas tant que ça – et de voir l’avenir en rose, six mois tout juste après l’ouverture du marché français :

I. DE PLUS EN PLUS DE JOUEURS

Même si certains ont pu craindre, suite à la rapide élimination de la France en Afrique du Sud, que le marché des paris en ligne s’avère moins important que prévu, les chiffres ne cessent de s’améliorer. Jean-François Vilotte, le président de l’Arjel, a annoncé à la mi-novembre (lire en page 8) que 2,5 millions de comptes avaient d’ores et déjà été créés par des joueurs depuis l’ouverture du marché… et que 500000 de ces comptes étaient utilisés chaque semaine. Pas si mal. Surtout que ce n’est que le commencement, nombreux étant les nouveaux adeptes des paris sportifs, du poker et des paris hippiques…

2. LE POKER FAIT UN VÉRITABLETABAC

Depuis la rentrée de septembre, qui correspondait à la véritable ouverture du marché du poker en ligne en France, les records ne cessent d’être pulvérisés. C’est d’un phénomène vraiment impressionnant qu’il s’agit, même si certains s’attendaient à cet énorme succès. N’écoutons surtout pas ceux qui parlent de “mode”! Le poker est là pour durer, comme nous le dit très justement le champion Ludovic Lacay, l’une des “stars” du team Winamax (lire notre entretien en pages 22 et 23).

3. LA LOI NE SERA PAS REMISE EN CAUSE

Même si la gauche remporte les élections de 2012, la loi ne sera pas abrogée. Gaëtan Gorce, député socialiste et principal opposant à l’ouverture du marché, nous l’affirme dans un entretien (à lire en pages 16 et 17). L’actuelle opposition imposerait juste des règles “plus dures” et ferait confiance à l’Europe pour une harmonisation des législations… Vraiment pas de quoi s’inquiéter ! Comme nous le dit Carlo Costanzia, le patron de bwin France (lire l’entretien en pages 18 et 19) “la question du jeu en ligne relève de l’intérêt général et non d’une logique partisane”.

4. L’ARJEL S’IMPOSE ET SE FAIT RESPECTER

Même si Gaëtan Gorce raille volontiers l’Arjel “dont les services ont réussi, en à peine quelques heures, à instruire les dossiers des opérateurs qui comptaient des milliers de pages”, nous dit-il avec humour, il faut avouer que l’autorité présidée par Jean-François Vilotte ne cesse de faire les “bons choix”, allant jusqu’à soutenir les opérateurs contre l’UEFA, lorsque cette organisation tente d’imposer une sorte de “droit au pari européen” (lire en page 8). 5. C

ET CE  N’EST QUE LE DÉBUT…

Christophe Blot, directeur délégué de SajOO (Amaury), a raison d’insister sur ce point (lire en pages 20 et 21): tout ne fait que commencer! Comme d’autres, SajOO se prépare seulement à lancer son offensive publicitaire. Le marché est encore jeune et de plus en plus de voyants sont au vert. Si l’excès d’optimisme est aussi dangereux que la morosité chronique et que certains ne voient pas comment ils pourront, un jour, gagner de l’argent, avouons que tout n’est pas si noir… Julien Saint-Guillaume Les excellents chiffres du poker en ligne en France Le marché du poker était “totalement illégal sur Internet avant l’été”, rappelle Jean- François Vilotte.Qui est fier d’annoncer que “2,1Mds€ ont été misés au cours des seuls trois derniers mois par les joueurs de poker en cash game. (…) La somme peut paraître énorme, mais il faut savoir que pour 1€ déposé sur un compte, chaque joueur en mise en moyenne 20 au cours des différentes parties auxquelles il participe. Si bien que pour approcher la dépense réelle des joueurs, il faut diviser ce chiffre au minimum par 20. Pour le poker de tournoi, 200M€ ont été misés sur Internet sur la même période”, précise le président de l’Arjel.

NOVEMBRE / DÉCEMBRE 2010 – NUMÉRO 7

Marc Simoncini (Winamax) affirme que le fait d’être “gros” est “très très important” Marc Simoncini, fondateur de Meetic et actionnaire de Winamax (dont il dit être un “sleeping partner”), admire le travail effectué par ses associés dont il dit qu’ils “ont fait un boulot extraordinaire, la marque est la plus connue en France. Ça ressemble beaucoup au développement de Meetic, sauf que c’est pour l’instant confiné à la France.” Comparant une fois encore Winamax et Meetic, leader européen des sites de rencontres sur internet, il explique: “C’est la liquidité qui compte, c’est pareil dans le poker. Vous allez rencontrer des jeunes femmes ou des jeunes hommes ou jouer au poker dans les endroits où il y a le plus de monde avec qui jouer ou à rencontrer. Donc le fait d’être le plus gros est très très important…”

NOVEMBRE / DÉCEMBRE 2010 – NUMÉRO 7

La campagne de publicité du PMU remporte le Grand Prix Stratégies du Sport Les jurés du Grand Prix Stratégies du Sport, organisé récemment par le magazine Stratégies, hebdomadaire destiné aux professionnels de la communication, ont élu la campagne publicitaire “Le PMU se met au sport”, conçue par les agences Publicis Conseil et Publicis Net, l’une des meilleures campagnes sportives de l’année. Cette campagne, à la fois créative et pertinente, a séduit la quasi-unanimité des professionnels…

NOVEMBRE / DÉCEMBRE 2010 – NUMÉRO 7 Des médias français pas assez passionnés ! Une page presque entière a été consacrée par le prestigieux Times de Londres à la victoire du Québécois Jonathan Duhamel au Main Event des WSOP, début novembre. Dans la presse française, en revanche, presque rien !

EN PRENDRE DE LA GRAINE… Il faut se rendre à l’évidence : pour les médias français, le poker n’est pas encore un sport de premier plan. C’est dommage. Le Times est un journal de référence. Les journalistes français devraient en prendre de la graine. En plus, le poker passionne les foules ! Quand des centaines de médias, dans le monde entier, se passionnent pour un événement tel que les WSOP et que la presse française n’en pipe mot, c’est qu’il y a un problème avec la presse française. Dont le sérieux n’est loué nulle part dans le monde, il faut bien le constater. Jonathan Duhamel, le jeune champion du monde WSOP de poker 2010, au Rio Julien Saint-Guillaume NOVEMBRE / DÉCEMBRE 2010 – NUMÉRO 7 Pour Isabelle Parize, il va y avoir pas mal de morts Vice-présidente de Mangas Gaming (BetClic, Everest Poker…) Isabelle Parize ne cesse de réaffirmer que le niveau de taxation français sur les jeux en ligne est “insupportable” et qu’il n’existe “aucun moyen de gagner de l’argent” sur le marché français.

LE PMU, LA FDJ ET BWIN… “Beaucoup d’opérateurs vont s’écrouler dans les 18 mois qui viennent ”a-t-elle récemment déclaré à EGR. Lorsqu’on lui demande quels sont ceux qui vont survivre, Isabelle Parize répond: “Le PMU, la FDJ et bwin, c’est sûr, PokerStars et nous. Peut-être deux ou trois autres dans le poker, étant donné que les conditions ne sont pas exactement les mêmes que dans les paris en ligne.” Quand on l’interroge sur les affirmations de Norbert Teufelberger, patron de bwin, qui soutient que son groupe va gagner de l’argent en France, elle répond, ironique :“Je le félicite. Je suis très surprise, mais très bien. En ce qui me concerne, je ne peux pas parier sur des profits. Je ne sais pas comment il fait, mais…” Mangas Gaming souhaite par ailleurs se lancer au Danemark et en Grèce… et imposer Everest Poker en Italie. NOVEMBRE / DÉCEMBRE 2010 – NUMÉRO 7 Les revenus de la Ligue 1 en hausse de 56% grâce aux paris en ligne Les recettes provenant du parrainage maillot des clubs de football de la Ligue1 ont augmenté de 56% en 2010/2011 par rapport à la saison précédente grâce à l’ouverture du marché des jeux en ligne, révèle une étude. Les revenus maillot de la Ligue1 se montent cette année à 58,8 millions d’euros, soit 21 millions de plus qu’en 2009/2010. 19,6 de ces 21 millions proviennent des paris sportifs. L’Olympique Lyonnais est le club le plus “gâté” avec 12,5 ME versés par BetClic et Everest Poker. Il est suivi du Paris Saint-Germain (9 ME, Emirates) et de l’Olympique de Marseille (6,9 ME, BetClic).

NOVEMBRE / DÉCEMBRE 2010 – NUMÉRO 7 Unibet se prépare à un retour en force Unibet a décroché ses trois licences Arjel fin octobre, pour les paris sportifs, le poker et les courses hippiques. L’entrée de cet opérateur de poids sur le marché légal ne sera donc certainement pas discrète… D’ICI LA FIN DE L’ANNÉE… Pour ce groupe , c’est la fin d’un long processus. Présent sur le marché français bien avant son ouverture, l’opérateur avait dû fermer l’accès à son site dans l’Hexagone. Julien Brun, patron d’Unibet France a confirmé qu’Unibet reviendra sur le marché “d’ici la fin de l’année ou début 2011”. Cotée à Londres, Unibet, qui a été créé en 1997, a généré en 2009 un chiffre d’affaires en hausse de 12% à 138,3 millions de livres (156 millions d’euros) pour un résultat opérationnel en baisse de 12% à 32,8 millions de livres (37 millions d’euros). Julien Brun, le patron d’Unibet France, prépare le retour en force de l’opérateur NOVEMBRE / DÉCEMBRE 2010 – NUMÉRO 7 Avec 10% du marché des paris en ligne et 6% du marché du poker, le PMU est en deçà de ses objectifs Philippe Germond a affirmé, en décembre, dans le cadre de l’Assemblée Générale du PMU que le site du PMU représentait 10% du marché des jeux en ligne, ajoutant que le PMU détenait 6% du marché du poker en ligne (selon L’Équipe). Même si, officiellement, les dirigeants du PMU s’affirment satisfaits, ces chiffres sont bien en deçà des objectifs affichés par Philippe Germond, qui expliquait vouloir figurer parmi les “deux leaders du marché”. “Notre objectif, c’est d’avoir à terme 25% de part de marché sur le pari sportif en ligne”, disait-il il y a un an dans le JDD. BetClic, bwin et la FDJ sont les trois leaders BetClic Everest Group (anciennement Mangas Gaming) a réussi à s’imposer avec une part de marché revendiquée de 45%, selon Le Figaro. Également dans le peloton de tête, bwin ferait jeu égal avec la FDJ, selon le même journal. Qui précise que le PMU ne serait pas loin derrière… Ce sont donc les quatre actuels leaders, dans l’ordre, du marché français des paris en ligne… En ce qui concerne le poker, PokerStars est assez solidement implanté en tête, suivi par un autre “pure player”,Winamax, et par Everest Poker (BEG). Mais l’impitoyable compétition entre les 35 opérateurs agréés par l’Arjel ne fait que débuter… “Le marché des jeux d’argent reste petit ”, insiste Nicolas Béraud, fondateur de BetClic et président de BEG (BetClic Everest Group – lire également en pages 10 et 14). Il estime les revenus annuels de ce marché à 650 millions d’euros, répartis entre les paris sportifs (200 millions d’euros), le poker (250 millions) et les paris hippiques (200 millions). Pour Le Figaro, “les jeux en ligne ne sont décidément pas l’eldorado espéré”, même si la progression est constante… Carlo Costanzia, président de bwin

LES JEUX SONT-ILS FAITS? Deux opérateurs privés, BetClic Everest Group (BEG) et bwin se détachent donc clairement du lot… ainsi que la FDJ et le PMU. Leurs concurrents peuvent-ils encore espérer les rattraper ? Les “pure players” du poker resteront-ils durablement en tête ? Ce sont les questions qui se posent… James Van Burtow

JANVIER / FÉVRIER 2011 – NUMÉRO 8 Le marché mondial des jeux d’argent en ligne affiche une hausse satisfaisante pour l’année 2010 Selon le cabinet H2 Gambling Capital, 2400 sites se partagent le marché mondial des jeux d’argent en ligne. En croissance, le secteur affiche une hausse de 12,5% en 2010, pour un revenu brut estimé à 22,8 milliards d’euros. Selon le cabinet, la Coupe du monde n’a pas provoqué une hausse du revenu brut supérieure à 1%. Les jeux de casino en ligne et le bingo tirent le marché vers le haut (28% de croissance en 2010 pour le bingo, dont le revenu brut total estimé à 2 milliards d’euros). Le poker progresse lui aussi, à un moindre rythme. Une croissance inférieure à deux chiffres du marché mondial des jeux en ligne est toutefois possible en 2011. L’ouverture dans certains pays européens sera déterminante. JANVIER / FÉVRIER 2011 – NUMÉRO 8 Fabrice Drouin Ristori confie la direction de Gamblingaffiliation. com à Antoine Szczot Après 5 ans passés à la direction de Gamblingaffiliation. com, Fabrice Drouin Ristori confie la direction de l’entreprise à Antoine Szczot. Fabrice Drouin Ristori ne sera donc plus impliqué dans la gestion opérationnelle de l’entreprise, dont il reste cependant le principal actionnaire. Il se concentrera désormais sur le développement du fonds d’investissement FDR Capital. JANVIER / FÉVRIER 2011 – NUMÉRO 8 Nicolas Béraud devient le président de BEG À40 ans, Nicolas Béraud devient le président de BetClic Everest Group (anciennement Mangas Gaming), le “premier acteur privé de jeux en ligne en France” (lire son interview page 14). Il succède à ce poste à Stéphane Courbit, le célèbre entrepreneur et producteur, ancien patron d’Endemol, qui a souhaité prendre du recul… Après des débuts aux services interactifs de Canal +, Nicolas Béraud crée en l’an 2000 le site communautaire de paris sportifs Sport4fun, qu’il cède en 2005 à Lagardère. Il lance ensuite, à Londres, le site BetClic et, deux ans plus tard, alors qu’il était prêt à le revendre à un grand groupe, fait la connaissance de Stéphane Courbit, qui lui fait part de son ambition de bâtir le leader européen des jeux en ligne. C’est avec lui qu’il fera affaire, résume Le Figaro. LOISIR GRAND PUBLIC Fan de tennis, de foot, de poker et de jeux vidéo, Nicolas Béraud a toujours voulu faire des jeux en ligne des produits simples et conviviaux tels qu’il les attendait lui-même comme joueur. Nicolas Béraud est désormais le président de BEG Il doit s’agir d’un “loisir grand public”, résume-t-il. Très critique quant à la fiscalité française sur les jeux en ligne, il prévient que “sans changement majeur” de la législation, cette ouverture sera “un fiasco” (lire page 14). Julien Saint-Guillaume JANVIER / FÉVRIER 2011 – NUMÉRO 8 Deux fois plus de parieurs en ligne pour la FDJ Prudent, Christophe Blanchard-Dignac, le PDG de la FDJ, se garde de tout triomphalisme… malgré une “belle progression” des résultats de son entreprise : le nombre de ses parieurs en ligne aurait en effet doublé, passant de 78000 en 2009 à 180000 en 2010. Les mises ont quant à elles bondi de 112%, à 91 millions d’euros pour l’année 2010, correspondant à une part de marché de 15% (lire également en page 8). “Il faut être patient, insiste Blanchard-Dignac. Il faut séduire de nouveaux clients, nous ne tournons pas encore à plein régime. ”Avec ParionsWeb!, La FDJ affirme toujours viser 25% du marché des paris sportifs en ligne en 2012. Et son PDG de reconnaître que “le marché est très concurrentiel ”… JANVIER / FÉVRIER 2011 – NUMÉRO 8 “Le groupe Barrière n’a jamais été aussi puissant”, affirme son président, Dominique Desseigne La sortie du groupe Accor du capital de Groupe Lucien Barrière (GLB) et l’arrivée simultanée de Fimalac est bouclée, les protagonistes étant arrivés à un accord, début janvier. L’opération devrait être finalisée au cours du premier trimestre, après le feu vert de l’Autorité de la concurrence. Fimalac, la société holding de Marc Ladreit de Lacharrière devrait détenir 40% de Groupe Lucien Barrière, la famille Desseigne-Barrière passant quant à elle de 51% à 60% du capital. Le montant de la transaction s’élève à 268 millions d’euros, ce qui est en deçà du bas de la “fourchette” établie dans le cadre du projet, abandonné fin septembre, d’introduction de GLB sur Nyse Euronext Paris. La participation d’Accor était alors valorisée a minima à 282 millions d’euros, soulignent Les Échos. “GLB a un siècle et n’a jamais été aussi puissant”, affirme Dominique Desseigne dans un entretien au quotidien de Bernard Arnault. Avant d’évoquer son lancement sur le marché du poker en ligne, aux côtés de la FDJ: “Nous avons des atouts, en premier lieu nos marques et les casinos Barrière car nous croyons, et nous ne sommes pas les seuls, à la synergie entre le Net et le jeu en dur. Notre montée en puissance sera progressive. Contrairement à beaucoup, nous avons été modestes en matière de dépenses publicitaires mais avec la Française des jeux nous sommes là pour durer.” JANVIER / FÉVRIER 2011 – NUMÉRO 8 Nonce Paolini “déçu” par le marché français Comme bien d’autres opérateurs, Eurosportbet est “à vendre”. Et le PDGdeTF1 exprime ouvertement sa déception quant au marché français… “IL FAUT ÊTRE PRAGMATIQUE” “Aujourd’hui, Eurosportbet a des résultats qui ne sont pas ridicules en terme de clientèle et notamment dans le poker (mais) sur le plan économique ce n’est pas satisfaisant”, a déclaré M. Paolini sur LCI. Interrogé sur une possible cession de la filiale, il a affirmé :“Si on a une offre de rachat, on va regarder, il faut être pragmatique.” Et le PDG deTF1 d’ajouter :“Ce n’est pas notre cœur de métier, en réalité ça a été une tentative. J’étais sceptique sur la capacité du marché français à avoir autant d’opérateurs.” Selon lui, le marché français des paris en ligne “a beaucoup déçu les opérateurs”. Nonce Paolini était “sceptique sur la capacité du marché à avoir autant d’opérateurs” JANVIER / FÉVRIER 2011 – NUMÉRO 8 Towards an online gaming European regulation: starting from Italy and France by Mauro De Fabritiis, MAG Consulenti Associati 1.

THE ONLINE GAMBLING REGULATION: A NECESSARY PATH

The online gaming regulatory process, started in Italy in 2003 is nowadays affecting several European countries. A part from France, that regulated 7 months ago a relevant part of the online gambling offer (poker, sport betting and horse betting), other countries have moved some steps forward. Denmark is advancing towards regulation of poker, sport betting and casino games; Belgium has recently issued a regulation for sport betting and casino games; Spain is expected to provide a full gaming portfolio as the online regulation draft law will be probably sent to Parliament in one month and turned into law most likely within June 2011; Romania has published the online gaming law expected to be out of the stand still period in March 2011; ongoing debates on regulated openings are taking place in Greece, Germany, Poland, Ukraine and Portugal. The regulatory wave takes its origin from the common goal of European governments to set up a legal framework for the uncontrolled growth of online gaming, given its relevance in terms of economic and social impacts. Within this perspective, at first Italy – through different laws – and then France – through the Law n. 476 / 2010 – have defined specific regulatory constraints in order to : a) fight against compulsive gambling and protect the customer; b) avoid money laundering and frauds; c) contrast the illegal offer; d) develop a legal and controlled gaming offer. Looking at the Italian experience it can be argued that the online gaming regulation has produced results coherent with the above mentioned objectives with positive impacts also in terms of tax revenues for the State, economic development of the legal industry and employment growth. In spite of this, as the legal and illegal offer normally coexist within the same market, the Italian experience, and most recently the French one, shows that an effective path to fight against the illegal market and move customers from the illegal to the legal offer requires a long time. Stand alone actions based on technological barriers to the .com offer (i.e. .com blocking through ISP) have demonstrated not to be effective as gaming players can easily bypass the blocking procedure. On the contrary, enforcing the legal industry competitiveness against the illegal one, has been proved to be more effective since it directly influences the customer behavior. This goal can be achieved combining different actions: a) tax reduction: it allows operators to offer competitive odds/payout in comparison with the .com website and to make the business sustainable as shown in the Italian sport betting case (taxes reduction to less than 3%); b) offer attractiveness: the customer will perceive the legal offer value only if it is aligned in terms of products features to the .com one. The Italian regulator (AAMS) is focused on improving the sport betting offer; c) measures against the illegal market: .com technical blocking, prohibition of advertising activities, provision of high amends. The results will require time, but only combining a coordinated action along this three dimensions gambling regulators in different European countries will prepare the ground for the sustainability of the legal industry. Otherwise the grey and black market could kill the regulated offer. 2.

THE GAMING SECTOR IN ITALYAND FRANCE

Results deserve to be deeply examined in order to understand the impact of regulation on the whole system (State, operators and customers) and get useful information for conceiving a “driving” regulatory framework which, even adapted and contextualized into each country features, could be a benchmark for a successful European regulation process. Comparing French and Italian regulatory framework, they are both based on the same principles (see table1) , as follows: • definition of rules for the gaming operators selection procedure (economical and juridical qualifications, guarantees, license’s fees); • set up of measures for operators control (IT requirements, access to information about operations, etc.); • definition of measures for gamblers protection (stakes and deposits checks, monitoring of compulsive behaviors); • planning of actions for countering illegal gambling (blocking .com websites, penalties, etc.). As we learned from the Italian and French experience, even adopting similar principles, implementing the regulatory model can bring to very different patterns because of the specific political, economic and social environments as shown in the table 2 (comparison of the main rules in the Italian and French regulatory model). In both cases, from the operator’ s perspective the “legalization” path is quite burdensome in terms of necessary investments, especially for those who are pursuing an international strategy, because of the difficulties they had in exploiting economies of scale and the learning curves entering different markets. A high effort has been made by operators for the start-up in Italy and France since the application stage, given the complexity of documentation and IT systems arrangements. Here below, a comparison of the main aspects concerning with the French and Italian regulation is reported in order to make some general assessments about their impacts on the gambling value chain and the evolution of the market. Gaming offer. The online gambling offer in Italy started with sport betting in 2003 and today represents a quite complete gaming offer, if compared to that available on the international websites. On the base of the Law 88/2009 Italy is going to complete the gaming offer with the launch of poker cash and casino games on Q2 2011, depending on the time required by the first coming operators to manage the legal and IT aspects requested in the “Comunitaria Law” and in the poker and casino decrees issued by AAMS. Through the Law n. 476 / 2010 France has recently regulated the online gambling supply (June 2010) only for betting (sport and horse) and poker (both tournament and cash). Lotteries are still ruled by the State-owned monopolist FDJ and it is not foreseen the introduction of further segments, like Bingo, Casino Games and Betting Exchange which are today a .com websites exclusive. Notwithstanding the recent regulation of online gambling (see tab. 1), France, with a 5.5 billion euro turnover, is fully expressing its huge potential only for poker, by overcoming Italian results (4.8 billion euro). Italy will most likely overcome France again in 2011 due to the introduction of poker cash and casino games. The reason of this good performance is basically linked to the fact that France introduced poker cash sooner than Italy through an effective communication, so that 35 operators applied for the French agreements in the period June- December 2010.The operators number is expected to reach 40-50 by 2012. In terms of specific agreements 25 are on poker, 17 on sport betting and 7 on horse betting. The poker high payout level will boost the turnover both in Italy and France. Following a MAG forecast coeteris paribus (Lotteries, Sport Betting, Horse Betting, Poker), both markets are going to triplicate their turnover by 2012 and probably France will lead. However, Italy, thanks to the introduction of casino games is expected to overcome France within the end of 2011. In Italy the operator’s number is higher (more than 70) because of the maturity of the market and the presence of several small-sized operators mainly focused on sport betting. The number will grow in 2011for new operators applying for poker cash and casino. Among French operators, 12 are international companies, 7 of which already have a license in Italy; the others, excluding FDJ and PMU, are medium or little-sized operators potentially interested in entering the Italian market on the base of the new offer of poker cash and casino games. On the other side some Italian operators have entered the French market (some of them have already obtained a license) others are fine tuning their strategy. Notwithstanding the recent story of the French market (7 months) it is possible to compare peculiarities of each gambling segment in the two countries. •The poker, clearly higher in France because of the Italian delay in introducing the cash version, is a very promising segment which is going to cover in the future more than 80% of turnover in both markets coeteris paribus. In terms of offer structure in France there are today 25 operators and 11 gambling platforms of which 5 in a network (Everest/Betclic, Microgaming,Ongame, PartyPoker, Playtech) and 6 independents (PokerStars, Fulltilt, PKR,Winamax, Barriere/FDJ, Partouche). It seems unlikely that the number of platforms will sensibly grow while there is still room for the operators. Market shares on poker look concentrated (more than 75% of turnover) on the first four players (PokerStars,Winamax, Everest, Bwin). In Italy the platforms number is close to France (12) but the agreed operators are more than 50 as the poker tournament has been introduced since two years and a lot of small-sized operators have joined existing platforms. Globally the first five platforms (Microgame, Pokerstars, Bwin-Gioco Digitale and Playtech represent more than 75% of the total turnover). Most likely the number of platforms and operators will still grow in the first six months of 2011 as international companies focused in the poker cash probably enter the Italian market. • For sport betting, in the period June-November 2010, the Italian turnover is about 590 million euro against 391 millions in France. This gap (+51%) can be explained on one hand by the recent start of the online betting market in France and, on the other hand, by the high taxation adopted in France which slowed down operators from applying for an agreement. However it has to take into account that in Italy the online betting offer coexist with a significant land based offer (three times the value of online betting) unlike France where only the online offer is in place. In the period June- December first four (Betclic, Bwin, PMU, FDJ) represent more than 80% of the market. A decrease in taxation is strongly needed in order to make the business sustainable in the long term. In Italy, where the sport betting market is in a mature phase, there are more than 70 online operators but more than 80% of turnover is managed by the first five (Microgame, Lottomatica, GiocoDigitale/Bwin, Snai, Sisal) acting both on the b2b and b2c. Even if the Italian legal offer is limited in terms of events, decrease in taxation in the last 5 years (average 2010 2,5%) have allowed operators to perceive an odds strategy comparable with the .com offer. Because of that the most important international players entered the Italian betting market and most likely someone else will ask for an Italian license with the ongoing regulatory wave. Horse betting instead is by far more developed in France thanks to a bigger appeal than in Italy and the presence of the former monopolist PMU. Up to now operators are thinking about applying for the agreement since PMU has adopted a unique totalizing system for both the offline and online betting. In this way PMU is able to offer higher and more appealing prize pools than all the other licensees. As something could change with regard to the PMU regulatory positioning and given the attractive market for horse betting in France operators are thinking to include horse betting in their offer also managing shared totalizing systems. In Italy the horse betting sector is mainly managed as a land based business and there are no operators that have invested in order to revamp the online offer because of the general crisis that is affecting the sector. 3.

WHICH FUTURE FORTHE GAMBLING INDUSTRY? LESSONS LEARNED FROM ITALIANAND FRENCH MARKETS

Considering the online gambling regulation trend, operators should choose how to react in a rapidly evolving market. Because of the ongoing regulatory wave in a five years time the majority of the European countries will likely have an online gaming regulation. Each country will develop specific regulatory features: variety rather than homogeneity will shape the European regulated market. As a consequence the following scenario is expected: • competition will be country based; • it will be difficult to exploit economies of scale in terms of technology and overheads moving from country to country; • .com operators will face the challenge of “new regulated market specialist”; • “new regulated market specialist” will follow the ongoing regulation process from country to country; • only the international operators will exploit their investment capacity and economies of scale in order to gain a competitive positioning and acquire market shares in different countries. Considering the changing scenarios above, companies willing to act on an European perspective or simply focused on a specific country will have to define timely their entry strategy plan in order not to be threatened from the local competition. As learned from the Italian and French lessons, the start-up in a new market requires heavy investments to build up the brand awareness and the customer base that could not allow for profit sustainability. The key factors to pay attention to, are: • a clear strategy. The entry in a new market needs to set a clear positioning in terms of business model and offer architecture. Mistakes in strategic statement often translate themselves in hardly sustainable positioning choices, high costs for modifying the strategy and sometimes the collapse; • the time to market. It is always a critical success factor for those operators wishing to enter a new market. Being a first comer gives clear advantages linked both to the time gap with competitors and the chance of exploring the target market before; • the technological adaptation, more than other aspects, will ask for burdensome investments for setting up platforms and fulfilling IT regulatory requirements. Only those operators with economies of scale (especially for poker) and/or a high know-how related to the product (betting) will be able to bear such investments. Therefore a market for reliable service providers is expected to develop; • glocal marketing and customization. High investments fine tuned on local peculiarities will be necessary in order to get firstly a solid brand awareness and then a customer base large enough and loyal to make the business sustainable. Adapting the offer to social, economical and cultural context allows a higher effectiveness in marketing actions; • the presence on the market. Both the Italian and the French experiences show that a strong presence on the market is crucial. Strategies based on a centralized management are going to collapse, as proved by some recent market exit in Italy and France. The impact will affect in a different way operators according to the category they belong. Monopolist will defend their dominant position in as much they are able to adapt to a fast changing market. As an example, in Italy Lottomatica, after the new Bersani regulation, shifted from being a Lotteries’ monopolist to stretching its offer to betting, thanks to a retail network using a dedicated brand (Better), and online gambling with a complete offer (betting, poker, skill games, bingo). In France FDJ and PMU innovated their channel strategies entering the online market through strategic alliances with product specialists both in poker (FDJ-Barriere; PMU-Party Gaming) and in sport betting (PMU – Paddy Power). A further case is the Loteria y Apuestas del Estado in Spain which, once the regulation on online gambling will be issued, will enter in online segments different from Lotteries. .Com operators will be in the position to choose to adhere or not to the regulation moving from a “grey area”, with the possibility to advertise online until the regulation will be effective, to the “regulated area” in which not licensed operators will be blocked in their commercial and advertising activity by means of regulatory constraints. Some of them (the big international) have chosen tolegalize their offer making a radical change in terms of organization and business approach as it has been proven by the Italian and French case. In the same way national regulated specialists, like for example those in France and Italy, will think over an international strategy in regulated markets. B2B operators will be in the position to take advantage from the regulatory wave. By definition, because of the regulation, the request of gaming services will increase driven by the regulatory and technological constraints in each country and by the needs of newcomers to reduce the start-up costs. Within this perspective two different model are expected: 1) the big size international integrated operator focused on the bc2 and b2b combined strategy; 2) the medium size b2b operator focused on the local context knowledge in the position to replicate the model in other countries. The Italian and French examples show that the two model could coexist. Affiliates will have a competitive positioning in the specific market. Thanks to specific network they can rely on they will propose as key partner for operators entering the new market. In some cases they will be acquired by the operators, in others they will fail or turn themselves into gaming operators. The described scenario will stimulate companies outside of the gaming sector to approach the regulated markets. Companies coming from sectors close to gaming have just started (media and telco) also through partnership. As far as the game’s rules are clear different kind of companies including institutional investor will start to enjoy the game. Mauro De Fabritiis Mauro De Fabritiis is an International Development Manager With MAG ConsulentiAssociati. MAG ConsulentiAssociati, founded in 2004, is the trusted advisor and counselor of most of the companies operating in the gambling industry in Italy for market positioning and innovation and execution excellence. Their mission is to help gaming firms to fit their offer to the opening markets regulations. MAG is the Europe-based largest independent business consulting company dedicated to gambling with more than 20 senior consultants specialized in single gambling segments, distribution channels and market innovation with strong experience in all management areas. MAG clients are not only gambling operators but also provider of gaming services (IT,payment systems, etc.),media and TELCO companies interested in the gaming sectors. MAG is also in touch with Regulatory agencies in Europe to trace the regulatory trends in the market. MAG constantly measures new ideas, opportunities and way of working breaking the existing industry boundaries and pursuing the business models cross fertilization gaming, entertainment and media. In this domain they offer consulting services ranging from strategy to execution and covering start ups building and support, business models optimization, M&A screening opportunities and decision support. Besides their three MAG offices (Roma,Paris andMadrid) they are an international network able to select potential partners in every country where regulated gambling is developing.

JANVIER / FÉVRIER 2011 – NUMÉRO 8

ATTENTION : NOUS AVONS DES MODIFICATIONS A APPORTER A CET ARTICLE AVANT QU’IL NE SOIT PUBLIE

Externalisation des services “clés” des opérateurs de jeux : kit de survie Thierry Claus, du cabinet INOVEN, dresse un fort utile état des lieux des prestataires L’ouverture du marché français du jeu en ligne a vu l’arrivée à ce jour de 35 opérateurs avec près d’une cinquantaine de licences attribuées. S’il est difficile de dresser une cartographie de tous les modèles organisationnels et de toutes les méthodes de gestion adoptés par ceux-ci pour leur lancement en France, il est néanmoins possible de dégager aujourd’hui des grandes tendances : quels services font l’objet d’une gestion en interne et inversement lesquels sont externalisés ? Pourquoi ? Quels sont les enjeux cachés de telles décisions ? Qui sont les prestataires de service? Existe-t-il des pratiques propres à certaines “familles” d’opérateurs : les poids lourds du secteur, les nouveaux entrants, les ex-monopoles… Nous avons constaté que les activités suivantes chez les opérateurs de jeux en ligne français font souvent l’objet d’une externalisation totale ou partielle auprès de prestataires de service : 1. La mise en place et la gestion du frontal (coffre-fort et capteur) 2. La gestion des documents envoyés par le joueur et la gestion du statut de son compte 3. La gestion des moyens de paiements pour les dépôts et les retraits du compte joueur 4. La mise en place et la gestion des plateformes de jeux 5. La mise en conformité avec le cadre réglementaire fixé par la loi 6. Les programmes d’affiliation 7. Les jeux et paris sur le téléphone mobile L’externalisation de ces différentes activités est forte chez les nouveaux entrants, qui s’appuient sur des prestataires qui fournissent tout ou partie des briques nécessaires au fonctionnement de l’activité concernée. Les poids lourds du secteur et quelles que soient les activités (poker, paris hippiques, paris sportifs) ont pour la plupart internalisé la gestion de toutes ces activités, en développant les compétences et les plateformes et outils en interne. Les opérateurs filiales de groupes internationaux, s’appuient quant à eux souvent sur les services fournis par leur maison mère à des fins d’économies d’échelle. Les activités marketing et les services associés sont en revanche pour la plupart laissés sous la responsabilité des dirigeants locaux en France. 1. La mise en place et la gestion du frontal (coffre-fort et capteur) L’Arjel dans le cadre de la régulation des jeux en ligne, a créé l’obligation pour un opérateur désireux d’obtenir son agrément de mettre en place un frontal hébergé en France et composé d’une partie basse, ou capteur, chargée de créer les “traces” en assurant les transmissions des données du site vers le joueur et en captant en temps réel les données à archiver ; et d’une partie haute, ou coffre-fort, chargée d’archiver les données ainsi captées. Les prestataires rencontrés sur cette activité sont par exemple : AtosWorldline, Dictao, Telehouse, Keynectics… Certains prestataires ne fournissent que le coffre-fort et laisse l’opérateur développer la partie capteur, d’autres vont plus loin, jusqu’à l’hébergement et la gestion dans leur “data center” du frontal. 2. La gestion des documents envoyés par le joueur et la gestion du statut de son compte Une seconde obligation faite par l’Arjel aux opérateurs de jeux concerne la vérification et la gestion des documents envoyés par le joueur : vérification de l’identité, de l’adresse et des coordonnées bancaires. Cette activité, non cœur de métier et pourtant critique pour l’acquisition et la constitution d’une base de données joueur, est contraignante en terme organisationnel et en terme de relation client. Améliorer le taux de transformation du compte provisoire en compte définitif est devenu un des leviers clés de l’acquisition pour les opérateurs, notamment pour ceux qui ont des taux inférieurs à 40%. Plusieurs prestataires proposent aux opérateurs de gérer tout ou partie du processus de transformation en compte définitif : de la simple gestion des courriers contenant les documents jusqu’à la gestion et la relance des pièces manquantes et du statut du compte joueur chez l’opérateur. Les sociétés Xerox, Atos Worldline ou encore Legigame proposent ces services. 3. La gestion des moyens de paiement pour les dépôts et les retraits du compte joueur Le premier frein pour un joueur novice est fréquemment le dépôt : la réputation des paiements en ligne n’a jamais été excellente alors que de nombreuses solutions sécurisées sont aujourd’hui disponibles : cartes bancaires classiques, portefeuilles électroniques, cartes pré-chargées avec code PIN disponibles à l’achat… Les opérateurs cherchent à offrir souvent une panoplie de moyens de paiement importante pour satisfaire la demande des internautes et des joueurs qui aiment de plus en plus choisir le moyen de paiement qu’ils préfèrent. Les sociétés positionnées sur ce marché des moyens de paiement sont nombreuses : Paysafecard,Ticket Surf International (TSI), Moneybookers, Paypal… 4. La mise en place et la gestion des plateformes de jeux L’ouverture du marché français a vu les opérateurs prendre des directions différentes quant au choix d’une plateforme ou d’un réseau. Certains ont choisi de s’associer à un réseau pour bénéficier d’une liquidité suffisante et offrir aux joueurs un produit plus attractif ; d’autres, souvent parmi les plus importants, disposent de leurs propres plateformes, développées en interne depuis parfois des années. Il n’est pas improbable de voir dans les années à venir des migrations d’opérateurs depuis ces réseaux vers des solutions autonomes. Parmi les plateformes de jeux, on peut citer par exemple : Microgaming, 888,Ongame, Party Gaming… 5. La mise en conformité avec le cadre réglementaire fixé par la loi L’obtention d’une licence, si elle est indispensable à l’entrée sur le marché français, ne garantit pas pour autant la pérennité de l’opérateur de jeu. Celui-ci doit notamment se soumettre à deux certifications : une à 6 mois après son ouverture, l’autre tous les ans. La certification à 6 mois est avant tout technique, portant sur le frontal de prise de paris, les certifications annuelles étant plus complètes et portants à la fois sur les plates-formes de jeu dans leur globalité et sur des aspects juridiques et financiers. Ces prestations d’audit ont pour objectif de contrôler la conformité des opérateurs de jeu en ligne à la législation française et aux exigences techniques posées par l’Arjel. Elles sont réalisées par des organismes certificateurs agréés par l’Arjel. Parmi ces organismes on trouve des cabinets de conseil en management et organisation généralistes qui ont passé des partenariats avec des cabinets spécialisés dans la sécurité informatique ou bien des sociétés informatiques et de sécurité qui ont passé des partenariats avec d’autres cabinets spécialisés (finance, avocat). 6. Les programmes d’affiliation Dans un marché fortement concurrentiel, la publicité et les canaux de marketing directs traditionnels engendrent des coûts d’acquisition élevés, sans garantie de résultat. L’affiliation constitue un moyen efficace de gérer ses acquisitions avec un modèle économique à la performance. Deux principaux modèles de rémunération sont proposés : la rémunération fixe par client amené (CPA) et le partage de revenus (RevShare). La mise en place d’un programme d’affiliation demande une organisation adaptée avec un interlocuteur dédié aux affiliés, à même de négocier et conclure les accords de partenariat. Gambling Affiliation propose ce type de service aux opérateurs. Si un opérateur peut s’appuyer sur un réseau d’affiliés (e.g. Gambling Affiliation, NetAffiliation,Tradedoubler en France, CommissionJunction au UK) pour démarrer rapidement, il devient rapidement nécessaire de disposer d’une plateforme technique qui lui permette d’offrir des programmes personnalisés à ses principaux affiliés. Des éditeurs de logiciels se sont spécialisés dans ce secteur et propose des solutions complètes pour gérer les affiliés (e.g. NetRefer, Neteller). Du point de vue technologique, des aménagements sont nécessaires sur le site : tracking des origines des clients, tracking des objectifs déclenchant la rémunération (inscription, premier dépôt, première transaction de jeu…), reporting opérationnel, etc. Dans le domaine des paris sportifs, il est également utile de proposer des flux de cotes en temps réel pour apparaître dans les comparateurs de cotes. Bref, l’affiliation constitue un canal compétitif et efficace pour acquérir des clients, mais demande une mise en place rigoureuse pour tenir ses promesses. 7. Les jeux et paris sur le téléphone mobile Le domaine des jeux en ligne investit doucement l’Internet mobile et quelques opérateurs proposent déjà des versions mobiles de leur site. Dans le domaine du pari sportif et du turf, l’offre mobile (limitée en nombre par des contraintes d’ergonomie) se focalise sur le pari en direct ; alors que dans le poker en ligne, les opérateurs proposent plus facilement une version complète de leur logiciel de jeu. Néanmoins, la qualité des communications et les interruptions inhérentes aux réseaux télécoms pénalisent encore l’expérience utilisateur. Les opérateurs prennent des positions sur ce marché émergent, mais n’ont pas encore trouvé un modèle économique rentable. Des sociétés comme Mootwin ou Mobenga fournissent des services et des plates-formes aux opérateurs de jeux pour faciliter leur entrée sur dans l’univers du mobile. Thierry Claus Thierry Claus est principal au sein du cabinet de conseil INOVEN, cabinet de conseil en organisation et management. Spécialisé sur le secteur des télécoms, médias et internet, il conseille et intervient régulièrement chez les opérateurs de jeux et de paris en ligne sur l’amélioration de leur organisation et l’amélioration de leurs processus métiers.

JANVIER / FÉVRIER 2011 – NUMÉRO 8

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