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Où s’arrêtera l’affaire des paris truqués? se demandent les médias européens

Publiée le 26 nov 2009 // Enquêtes-Etudes, Infos

L’affaire des paris truqués a pris un nouveau rebondissement avec l’annonce par l’UEFA d’enquêtes ouvertes sur plusieurs rencontres de Coupes européennes. Cinq clubs vont se retrouver dans le viseur de la justice annonce Le Figaro.

Où s’arrêtera l’affaire des paris truqués? Alors que le réseau démantelé récemment porterait sur environ 200 rencontres européennes dans neuf pays, l’UEFA, par le biais de la Ligue des Champions et de la Ligue Europa, ne serait pas épargnée. Ainsi, la semaine dernière, le parquet de Bochum avait indiqué que trois rencontres du tour préliminaire de la Ligue des Champions et douze de Ligue Europa étaient considérées comme suspectes. Ce mercredi l’agence de presse sportive allemande SID a un peu plus fait enfler la polémique en s’appuyant sur des sources proches de l’UEFA. La corruption aurait concerné beaucoup plus de rencontres que cela, sans qu’aucun nombre précis ne soit avancé. Au niveau des clubs, les noms suivants avaient ainsi été évoqués pour les deux compétitions européennes, sans que l’on sache s’il s’agit de victime ou de coupable : Stabaek (Danemark), le KF Tirana (Albanie), Bnei Yehuda Tel Aviv (Israël), le Rapid de Vienne (Autriche), le Metallurg Donetsk (Ukraine) ou encore Fenerbahçe (Turquie).

Enquête sur cinq clubs

En fin d’après-midi, l’UEFA, réunie à Nyon en présence des associations de football désignées par les autorités allemandes en vue de l’ouverture d’une enquête sur certains matches de championnat, a confirmé que sept cas de matches douteux allaient être décortiqués. Ces sept rencontres sur les quarante qui éveillaient des soupçons, impliquent cinq clubs: le KF Tirana (pour la rencontre face à Stabaek), le FC Dinaburg (pour les deux rencontres face au Bnei Yehuda Tel-Aviv FC), le KS Vllaznia (pour les deux rencontres face au Rapid Vienne), le NK IB Ljubljana (pour la rencontre face au Metallurg Donetsk) et le Budapest Honvéd FC (pour la rencontre face à Fenerbahçe). L’instance européenne a décidé de prendre le dossier en main mais a rapidement rappelé qu’elle n’aurait pas les moyens nécessaires d’approfondir les enquêtes. «Bien entendu, en notre qualité d’instance sportive, nos instruments – et ce qu’ils nous permettent de faire – sont limités. Ce dont il est question dans cette affaire, c’est de crime organisé et d’enquêtes criminelles – en un mot, de choses qui sortent complètement du champ d’application de nos instruments.» Aux autorités publiques de prendre le relais pour éradiquer les pratiques mafieuses au sein du football européen.

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