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Pannes à répétition et renforcement annoncé des équipes au PMU

Par deux fois dans le courant de la semaine dernière, de nouveaux incidents ont empêché les parieurs du PMU de jouer. La direction du PMU a donc annoncé qu'elle opérait un renforcement des équipes informatiques. Mais cela sera-t-il suffisant? Certains se posent la question...

Inacceptable! C’est ainsi que Philippe Germond, le président du PMU entré en fonction le 1er mai 2009, qualifiait il y a quelques semaines les pannes du système informatique, explique Le Parisien. Les événements récents n’ont pas dû lui faire plaisir puisque, par deux fois dans le courant de la semaine dernière, les parieurs n’ont pas pu jouer. «Ces deux incidents n’ont aucun lien entre eux et sont dus à des bogues d’origine applicative, expliquait vendredi la direction du PMU dans un communiqué. Conscient de la gêne occasionnée aux parieurs et de la répétition des incidents depuis quelques mois, le PMU (…) opère actuellement un renforcement des équipes informatiques et de traitement des paris, afin d’améliorer sensiblement la qualité de service aux parieurs.»

Pourtant, à la veille de l’ouverture du marché des paris sur Internet, Philippe Germond a une stratégie bien claire: des courses, toujours plus de courses. Dès l’an prochain, le principe des trois réunions par jour sera généralisé. Sans parler du projet d’offrir quelques courses supplémentaires le dimanche matin ou de la quasi-suppression des réunions protégées, qui nuisent au sacro-saint chiffre d’affaires. Sans parler des réunions internationales (Australie, Japon ou Hongkong), qui, compte tenu du décalage horaire, permettraient d’offrir des paris hippiques toute la nuit… Le système informatique pourra-t-il supporter cette augmentation de charge? Vu les performances actuelles, il est permis d’en douter. Le PMU n’est pas une entreprise comme les autres. Il a une fonction claire: collecter des paris, payer les gagnants ainsi que l’Etat qui prélève sa part, et financer la filière hippique. Si, dans le cadre de l’ouverture des jeux sur Internet, d’autres sociétés prenaient des parts de marché, cela n’aurait aucune importance ni pour la filière, ni pour les parieurs, ni pour l’Etat.

De par la loi en cours de validation, ces nouveaux opérateurs seront obligés de subir les mêmes contraintes que le PMU: payer les taxes et financer la filière. Au sein des sociétés de courses (dont France Galop et le Cheval français sont largement représentées au sein du conseil d’administrateurs du PMU), quelqu’un finira bien par s’en apercevoir.

Source: Le Parisien

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