Pour en finir avec la mauvaise image du football français: quatre Bleus punis par la commission de discipline de la FFF
L’image désastreuse laissée par les Français au Mondial est néfaste aux paris sur le foot. Ces sanctions sont donc positives. Anelka, Evra, Ribéry et Toulalan écopent de respectivement de dix-huit, cinq, trois et un match de suspension suite à un psychodrame qui avait ému jusqu’à la classe politique.
La commission de discipline de la Fédération française de football (FFF) a examiné, mardi 17 août, les cas de cinq joueurs internationaux en raison de leur implication présumée dans la grève de l’entraînement de l’équipe de France lors du Mondial, comportement qui avait ému jusqu’au milieu politique. Nicolas Anelka a écopé de dix-huit matches fermes de suspension, Patrice Evra de cinq matches, Franck Ribéry de trois matches et Jérémy Toulalan d’un match, tandis qu’Eric Abidal n’a pas été sanctionné.
Les éventuels appels se feront successivement devant la commission supérieure d’appel, le CNOSF, le Tribunal administratif, la Cour administrative d’appel et en dernier ressort le Conseil d’Etat. A noter que seuls Toulalan, Evra et Abidal se sont présentés parmi les cinq « meneurs », le Bayern ayant refusé de libérer Ribéry et Anelka n’ayant pas donné signe de vie auprès de la FFF.
Après que le Conseil fédéral de la FFF eut pris connaissance en juillet du rapport produit par la mission d’information chargée de faire la lumière sur les évènements survenus le 20 juin à Knysna en Afrique du Sud, une tendance se dessinait pour pointer une responsabilité collective dans le déroulement de la grève, en accord avec les conclusions de la mission d’information.
Les interventions de Lilian Thuram, de Frédéric Thiriez, président de la Ligue de football professionnel, et de Jean-Pierre Escalettes avaient alors fait pencher la balance en faveur d’actions ciblées sur quelques joueurs. Cinq d’entre eux étaient donc visés au final pour avoir eu une « responsabilité objective » dans la fronde: Evra en tant que capitaine, Ribéry en tant que vice-capitaine, Anelka pour ses insultes à l’encontre de Raymond Domenech à la mi-temps de France-Mexique, Abidal pour avoir refusé de jouer le dernier match des Bleus contre l’Afrique du Sud et Toulalan pour avoir rédigé le communiqué des joueurs annonçant la grève.
Source: Challenges













