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Pour Les Echos, sans « cadre légal stable, les jeux resteront pipés »…

Publiée le 09 sept 2009 // Infos

Décision « historique » de la Cour européenne de justice (suite). Pour Les Echos, c’est une très mauvaise nouvelle, qui devrait dissuader (pour l’instant) les boursiers de s’intéresser à ce secteur…

Commentaire des Echos de ce matin, sous le titre « Main vide »:

Le joueur de poker qui n’arrive pas à déterminer qui, autour de la table, va se faire plumer a toutes les chances d’être le pigeon de la soirée. Les investisseurs dans les sociétés de jeux en ligne avaient probablement oublié que l’analogie s’applique aussi à la Bourse. La plupart de ceux qui ont cru à ce faux eldorado ont perdu plus des trois quarts de leur mise placée en 2005 chez l’anglais PartyGaming et la moitié de celle pariée la même année chez son compatriote 888 Holdings. Les actionnaires entrés aux plus belles heures des «dot com» n’ont pas forcément été les premiers à perdre leur chemise, n’enregistrant qu’une division par deux de leur investissement réalisé en 2001 dans Sportingbet quand les participants à un nouveau tour de table en 2005 subissent une moins-value latente de 78%. Les 472 millions d’euros de pertes nettes du britannique sur les deux derniers exercices sont aussi venus rappeler que les fiscalités paradisiaques de Malte et Gibraltar ne suffisaient pas à assurer la rentabilité de «business models» empêtrés dans les imbroglios juridiques. A contresens de la position de Bruxelles en faveur de l’ouverture du marché à la concurrence, la confirmation par la justice européenne du monopole portugais face aux attaques de ne peut que confirmer les boursiers dans le sentiment qu’en l’absence d’un cadre légal stable, les jeux resteront pipés.

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