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Selon un sondage TNS Sofres, 67% des Français estiment que l’ouverture aura des effets négatifs sur la santé et l’addiction des joueurs

Publiée le 15 avr 2010 // Enquêtes-Etudes, Infos

Interrogés par l’institut TNS Sofres sur l’impact de l’ouverture à la concurrence du secteur des jeux en ligne, les Français font un constat majoritairement négatif, que ce soit concernant les dérives ou les bénéfices supposés d’une telle mesure.

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Plus des deux-tiers des Français (67%) – et 71% des joueurs – estiment que l’ouverture à la concurrence aura des effets négatifs sur la santé et l’addiction des joueurs.

Concernant la principale critique soulevée par l’opposition, c’est-à-dire l’impact sur la santé et l’addiction des joueurs et des jeunes, les Français sont 67% à penser que l’ouverture à la concurrence aura des effets négatifs (contre 12% qui pensent que cela n’aura pas d’effet et 6% que cela aura des effets positifs) ; les Français qui jouent aux jeux d’argent sont même plus nombreux (71%) à le penser que les non joueurs (64%).

55% des Français – et 60% des joueurs – redoutent une augmentation des arnaques

Deuxième dérive possible : les risques d’arnaques. Une majorité de Français (55%) et de joueurs (60%) pensent que l’ouverture à la concurrence aura des effets négatifs dans ce domaine également, contre 13% des Français et 16% des joueurs qui estiment en revanche que cela aura des effets positifs.

Seuls 25% des joueurs pressentent une baisse des tarifs des jeux grâce à la concurrence, et 20% une augmentation des gains

Les Français, joueurs ou non, sont également pessimistes ou tout du moins sceptiques concernant les bénéfices supposés d’une telle mesure.
30% des Français pensent ainsi que la concurrence aura des effets négatifs sur les gains des vainqueurs, contre 28% qui pensent que cela n’aura pas d’effet, et 15% des effets positifs. Les joueurs sont plus nombreux (34%) à prévoir qu’il n’y aura pas d’effet sur les gains, 31% estimant qu’ils risquent de baisser et 20% d’augmenter.
Sur les tarifs des jeux, malgré la mise en concurrence, 26% des Français prédisent des effets négatifs (c’est-à-dire une hausse des tarifs), 26% une stabilité (pas d’effet) et 21% des effets positifs (une baisse). Les joueurs prévoient majoritairement une stabilité des prix (33%), 27% une hausse et 25% une baisse.

Enfin, cette ouverture à la concurrence ne devrait pas permettre non plus selon les Français de mieux lutter contre le marché noir : 34% des Français estiment que l’ouverture aura des effets négatifs sur la lutte contre les jeux clandestins (24% pas d’effets et 21% des effets positifs).

Près de la moitié des Français (44%) déclarent jouer aux jeux d’argent ; seuls 3% des Français envisagent de se mettre à jouer à l’avenir

Les joueurs sont la plupart du temps des hommes (50% jouent contre 38% des femmes), des jeunes (52% des moins de 35 ans jouent contre 40% des plus de 35 ans), et provenant des catégories populaires (62% des ouvriers jouent, contre 41% des cadres).

A l’inverse, 56% des Français ne jouent pas. L’ouverture à la concurrence ne devrait pas changer la donne, puisque seuls 3% envisagent de jouer à l’avenir (53% envisagent de ne rien changer). Le véritable levier d’action pour les professionnels du jeu semble donc être la fréquence de jeu des joueurs.

Sondage TNS Sofres / Logica réalisé les 7 et 8 avril 2010 pour Dimanche Ouest France auprès d’un échantillon national de 940 personnes représentatif de l’ensemble de la population âgée de 18 ans et plus, interrogées en face-à-face à leur domicile. Méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage PCS) et stratification par région et catégorie d’agglomération.

Source: TNS Sofres (sondage pour Dimanche Ouest-France)

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