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Referencement


Algorithme de Google :

la recette du succès

Pour Christophe de Lacharrière, l’essentiel doit toujours rester “le contenu”

Comme pour Coca-Cola, la magie de la

société Google tient en une formule

secrète. La formule qui transforme des millions

de litres d’eau en soda le plus consommé, la

formule qui transforme plus d’un million de

serveurs en l’annuaire le plus puissant du

monde. Nous l’avons tous goûté, nous l’avons

tous essayé. Mais en connaissons-nous les

ingrédients ou la méthode? Et le faut-il ?

Depuis plus d’une quarantaine de Datacenter, Google

aspire l’intégralité du web

pour le faire passer par sa

formule obscure et nous

resservir le résultat qui lui

aura semblé le plus pertinent.

Connaître et comprendre

cette formule permettrait

de la détourner, il est donc

très important de maintenir

ce “secret”. Coca-Cola n’a pas déposé sa formule pour

garder son secret, seulement deux ou trois employés élus

en connaîtraient la formulation exacte, entretenant ainsi

à merveille la magie du breuvage.

Google adore jouer avec son célèbre logo. Ci-dessus, les personnages de Sesame Street; page de droite, un robot…

Au hasard du net, on apprend que la recette de

Google comporte plus de 200 ingrédients et que

400 modifications par an sont appliquées. Efficace

comme méthode pour garder le secret, décourager les

curieux et décrédibiliser de fait et dans l’instant celui qui

annoncerait avoir trouvé.

Malgré tout, comme les ingénieurs détestent les

interrogations sans réponses, comme les marketeux

souhaitent faire briller leur

produit par-dessus tout,

comme les commerçants

souhaitent vendre à tout prix,

tout le monde cherche à

comprendre le fonctionnement

des classements et fait tout

pour se retrouver dans le

Triangle d’or des trois premiers

résultats d’une page de recherche. Certains s’en sont

même fait une spécialité, les gourous du conseil de

l’indémontrable. Nous sommes dans le cas du mythe de la caverne où

Platon maintient toute leur vie des hommes enchaînés

(c’est une allégorie, une représentation, il n’y avait aucun

volontaire) au fond d’une cavité, ne leur faisant percevoir

de la réalité extérieure que des ombres projetées contre

les parois. Si un homme sort de la caverne, comment

pourrait-il expliquer aux autres ce qu’il a vu. Dans notre

cas, nous ne pouvons que percevoir les contours

tremblants et flous d’une action passée de plusieurs

semaines sur votre site. La multitude des expériences

individuelles démontre qu’ils ont tous raison, un peu.

Il n’y a pas une vérité, mais celle qui convient à notre cas,

à notre métier, à nos besoins.

Comme nous l’avons évoqué

dans le précédent numéro

d’IGA Magazine, les principaux

leviers agissant positivement ou

négativement sont plus ou moins

devinés, mais sans que nous n’en

ayons la confirmation ou la

certitude et surtout sans que nous ne connaissions la

pondération de chacun des

éléments. Mais la liste que nous vous avions

communiquée doit rester le livre des recettes

d’optimisations pour les moteurs de recherche (SEO).

Nous ne pouvons qu’estimer les effets d’une action

effectuée sur un site, en espérant constater le résultat un

jour (un bon gourou de l’optimisation aura normalement

déjà facturé depuis longtemps).

Il s’agit d’un système complexe, mouvant et interconnecté,

un énorme mikado

composé de plusieurs

millions de bâtonnets. Il est

impossible d’en comprendre

la mécanique générale

par l’observation de l’un de

ses éléments, on ne peut

que constater et au mieux

espérer influencer, mais en

aucun cas le contrôler.

Quand la vase des hypothèses

retombe et risquerait

de laisser passer trop

de lumière, rien de tel pour

Google que de faire un

gros changement, suffisamment

important pour qu’on

le remarque immédiatement.

Quand suite à cette

modification, c’est panique

à bord sur certains sites qui

perdent 10 à 15% de

visiteurs en une journée et

que l’on est en plein mois de mai, le nom est vite trouvé.

Lorsque vous analysez l’origine du trafic en provenance

des moteurs de recherche, en les classant par les

demandes distinctes saisies, vous vous rendez compte

que des termes sont très fortement utilisés et d’autres

très rarement, ce qui paraît logique. Si vous en faites une

représentation graphique en les classant par leur

fréquence, la litanie de requêtes rares forme une longue

traîne. Mais si vous cumulez l’ensemble des éléments de

cette longue traîne, vous obtiendrez un gros pourcentage

de vos visiteurs.

En mai dernier, Google change

son algorithme pour ne plus

tenir compte de tous les mots

contenus dans l’URL, ou du

moins leur attribuer une

importance différente en

fonction de leur position dans

l’URL.

L’essentiel est le contenu, il ne

faut pas tout axer sur les moteurs de recherche, ils

mutent en permanence, il faut avoir une ligne directrice

déterminée par le bon sens et s’y tenir. Les 10 à 15%

perdus par les uns ont bien été récupérés par les autres.

Le contenu doit rester l’aliment principal des moteurs de

recherche.

Christophe de Lacharrière

Christophe de Lacharrière est consultant Internet et sécurité

depuis 15 ans. Il intervient entre autres pour l’un des pionniers

du jeu en ligne en France.

SEPTEMBRE / OCTOBRE 2010 – NUMÉRO 6

Bing, de Microsoft, est-il

plus qu’une jolie image ?

Christophe de Lacharrière passe au crible le moteur de recherche de Microsoft

Comme vous devez le savoir, Microsoft a remplacé

son vieux Live Search par un joli “Bing”, c’est le

petit nouveau dans le monde des grands moteurs de

recherche. L’alliance Bing et Yahoo représente 25%

de part de marché aux USA pour seulement 5% en

Europe.

Ce n’est pas trop mal dans un monde si concurrentiel et pour

un lancement il y a seulement 18 mois (fin mai 2009). Certes,

ils ont dépensé 100 millions de dollars en publicité rien qu’aux

États-Unis, mais regardons

au-delà.

Depuis son lancement, les

experts SEO ont tenté de

décrypter son algorithme

pour en sortir la mécanique

générale, identifier les critères

importants et surtout cerner les

différences avec Google, qui ne

sont pas négligeables…

Ce moteur étant en constante croissance, il devient important

d’en comprendre le fonctionnement.

SOURCES OFFICIELLES

La première source d’information sera bien entendu

http://www.bing.com/community/ et les diverses sections

pour y retrouver un blog, un forum et communiquer avec les

personnes intéressées par le sujet. Bing a également développé

une importante communauté en ligne.

LA TROUSSE À OUTILS

Mieux que la lecture sur le net, Bing fournit surtout des outils

pour les webmasters (http://www.bing.com/toolbox/webmasters/),

comme le fait également

Google.

Mais l’interface est plus soignée

et ils y ont intégré des

caractéristiques et des mesures

supplémentaires intéressantes.

Par exemple la mesure

prédictive des données

démographiques de votre site.

BING ≠GOOGLE

Une remarque, ces deux moteurs sont différents. Un tour

rapide sur www.bingle.nu vous montrera efficacement le

résultat de la même requête dans les deux environnements.

Si notre site arrive logiquement en première position sur les deux moteurs de recherche concurrents, ensuite tout diffère…

Par exemple dans l’image page de gauche (en bas), en

recherchant “igamagazine”, la homepage de notre site arrive

logiquement en première position sur les deux moteurs, de

par son pagerank élevé et la correspondance avec le nom de

domaine et beaucoup de liens entrant, mais ensuite tout

diffère. Ce n’est pas étonnant, les moteurs de recherche sont

très discrets sur leurs algorithmes et ils sont forcément

différents. Les tests effectués par des ingénieurs SEO dans le

monde entier ont abouti à diverses conclusions.

Pour Bing, les backlinks sont moins importants. Les dix

premiers résultats du moteur de Microsoft comportent moins

de liens pointant vers eux que sur Google.

Le PageRank pèse moins lourd (l’algorithme de Google qui

attribue une pondération aux pages pour leur donner de

l’importance sur la page de résultat) Bing met en avant des

pages ayant un pagerank faible. Une hérésie pour Google sur

des termes concurrentiels. Cette méthode étant brevetée par

son propriétaire, il est logique que

Microsoft s’en inspire le moins possible.

CE QUI EST DU JOUR

N’EST PAS BING

Google privilégie la nouveauté en lui

attribuant un meilleur classement.

Bing étant un peu en retard sur

l’indexation générale, il ne peut pas

suivre sur ce terrain pour le

moment. Par contre, avantage du dernier parti, Bing gère

parfaitement le contenu Flash ce que ne sait pas faire Google.

Les ancres dans le code source HTML sont plus importantes

pour Bing. Les deux moteurs principaux tiennent compte de ce

qui est compris entre les balises <a> et </a>, mais cela aura

plus de valeur pour Microsoft.

Bing avantage les extensions (TLD) qui en imposent, par

exemple les .edu et les .gov et surtout prête une grande

attention à l’ancienneté du nom de domaine. C’est un facteur

très important pour Bing.

EN PRATIQUE

Tenez compte de ces

facteurs, mais je vous

encourage à utiliser des

outils pour vous

accompagner dans

l’optimisation pour Bing.

L’Internet Information

Services SEO Toolkit est

un outil astucieux publié

par Microsoft et qui vous

aide à améliorer votre site

d’un point de vue

référencement version

Microsoft et donc

logiquement améliore

votre classement sous

Bing. L’outil fera l’analyse

de votre site, tiendra

compte de votre fichier

robots.txt pour exclure

les pages que vous aurez spécifiées, tiendra compte de votre

sitemap et d’autres spécificités éventuelles. Il s’agit d’une

trousse à outils complète et détaillée pour faire le tri dans

votre site.

Vous devez déjà connaître et sans doute utiliser les

générateurs et vérificateurs de mots clefs pour Google. Les

versions optimisées Bing fleurissent sur le web en version

payante et gratuite, elles sont facilement trouvables.

Bing en est vraiment à ses débuts, reste à suivre son évolution

et la route qu’il va suivre pour devenir éventuellement une

alternative crédible. Il faudra avant tout qu’il prenne une vraie

place dans les navigateurs, que sa part de marché soit plus

substantielle, ce qui peut prendre plusieurs années. C’est à

cette condition que l’optimisation des sites pour Bing

deviendra un réflexe.

De son côté, Google optimise son

algorithme qui est déjà plus efficace,

plus en phase avec nos habitudes de

recherche. Ils sont sur le marché

depuis plus longtemps et on ne

rattrape pas l’expérience en

quelques mois. Globalement, une

page bien classée sous Google le

sera également sous Bing et les

tentatives de contournement seront

sanctionnées semblablement.

Comme nous l’avons vu, certains critères comptent plus pour

Microsoft, il faut en tenir compte, mais pour le moment ne pas

en faire de fixation et inutile de faire des pages spécifiques pour

chaque moteur.

Christophe de Lacharrière

Christophe de Lacharrière est consultant Internet et sécurité

depuis 15 ans. Il intervient entre autres pour l’un des pionniers

du jeu en ligne en France.

SEPTEMBRE / OCTOBRE 2010 – NUMÉRO 6

Jargonologie : l’étrange

langage des pros du web

Christophe de Lacharrière nous aide à comprendre le vocabulaire abscons d’internet…

Au début était le verbe – La Bible.

Tous ceux qui travaillent sur internet et/ou qui

sont en relation avec ces gens étranges du web se

retrouvent confrontés à un champ lexical faisant de

nous des Champollion des temps modernes. Nous

vous proposons de vous familiariser avec les termes

les plus courants. Les experts en SEO pour qui il ne

s’agira que d’un rappel, nous répondrons qu’“Au

début était l’action” (Faust — J.W. von Goethe).

ALGORITHME DE RECHERCHE: la recette de Google

(voir IGA Magazine n°7) avec 200 facteurs, dont le PageRank,

les balisesTITLE et META, le contenu de la page, l’ancienneté

du domaine.

ANCHORTEXT: le texte d’ancre d’un backlink est le texte

visible et cliquable sur la page. Les mots portant le lien sont

très importants, car Google les

associera au contenu de la

page désignée. C’est ainsi que

se font les Google Bombing en

associant par exemple George

W. Bush à “miserable failure”.

BACKLINK: il s’agit d’un lien

présent sur un autre site web

et pointant vers votre site. Ces

backlinks sont importants pour le SEO car ils touchent

directement le PageRank de l’une de vos pages, influant sur son

classement de recherche.

Jean-François Champollion

CLOAKING: c’est une technique consistant à générer un

contenu différent en fonction du visiteur (humain ou moteur

de recherche). Le but étant de se faire référencer pour certains

mots clefs, mais lorsqu’un visiteur arrive, lui présenter un tout

autre contenu. Cette pratique est considérée comme du

spamming et vous risquez d’avoir un PageRang pénalisé, à

l’extrême d’être banni sur la plupart des moteurs de recherche.

CRAWLER: également appelé bot ou spider, c’est l’élément

du moteur de recherche qui aspire le web à la recherche de

nouveaux liens, de nouvelles pages. C’est la première étape de

l’indexation.

DENSITÉ DES MOTS

CLEFS: pour déterminer la

densité d’un mot clef, il faut

diviser le nombre

d’occurrences de ce mot par

le nombre global de mots

contenu dans la page. La

densité d’un mot était le

facteur SEO le plus important

dans les premières versions

de l’algorithme de recherche. Ce n’est plus le cas.

DUPLICATE CONTENT: fait référence à des blocs textes

qui sont exactement ou partiellement identiques à un contenu

du même ou d’un autre site. Lorsque c’est repéré par un moteur

de recherche, cela pénalise le PageRank de la page.

KEYWORD STUFFING: accumulation de mots clefs, sous

forme de liste par exemple. Longtemps très efficace, cette

technique est maintenant à bannir, les tentatives de masquage

par CSS sont également à éviter.

LINKBAIT: c’est un morceau de contenu web publié sur un

site dans le but d’attirer le plus de backlink possible, pour

améliorer votre PageRank. Habituellement c’est un bloc texte,

mais il peut s’agir d’une vidéo, d’une image ou d‘autre chose.

Le grand classique à la mode en ce moment c’est le classement

comme le “Top 10 des sites de casino”.

LINK FARM: ou ferme de liens, ce sont des groupements de

sites où chaque site pointe sur tout les autres dans le but de

faire artificiellement grimper le PageRank de tous les sites de la

ferme. C’était très à la mode il y a quelques années, mais c’est

maintenant interprété comme une technique de spammingdonc très handicapant pour le PageRank.

LINK SCULPTING: en jouant avec les nofollow et la

position des liens sur la page, il a longtemps été possible de

redistribuer sa pondération de PageRank pour favoriser les

pages de votre choix. Google a changé son algorithme, ce

n’est plus aussi évident.

METATAGS: comme la balise TITLE, les balises META sont

utilisées pour transmettre des informations aux moteurs de

recherche concernant le contenu de votre page. Il faut les

placer dans la section HEAD du code HTML. Ces informations

ne sont pas visibles par les visiteurs.

NOFOLLOW: cet attribut de lien

est utilisé pour signaler à Google

que vous ne souhaitez pas donner

du crédit (PageRank) au site vers

lequel vous faites un lien. Cela arrive

souvent pour les liens publicitaires

et pour ceux qui sont laissés sur les

forums ou dans les commentaires.

PAGERANK: c’est l’algorithme

que Google utilise pour estimer l’importance relative des pages

sur le web. L’idée directrice derrière l’algorithme est que le lien

de la page A vers la page B peut être considéré comme un

vote de confiance de la page A envers la page B. Plus vous avez

de liens (pondérées par leur propre valeur) vers l’une de vos

pages, plus il est probable que votre page soit importante.

ROBOTS.TXT: C’est un simple fichier texte, à la racine

de votre site, utilisé pour informer les moteurs de recherche

de la structure de votre site. Par ce fichier, il est possible

d’interdire l’examen de certains dossiers/fichier (fonctionne

par opt-out).

SANDBOX: (voir IGA Magazine n°4), les sites fraîchement

découverts par Google passent par ce sas et n’apparaissent pas

sur la page de résultat. Google vérifie la légitimité du site avant

de le placer dans l’index normal.

SEM: (Search Engine Marketing) comme son nom l’indique,

cela implique le service ou des produits marketing via un

moteur de recherche. Le SEM c’est deux choses, le SEO et le

PPC. Le SEO pour Search Engine Optimization qui est

l’optimisation du site pour faire mieux apparaître ses pages

dans la page de résultat classique. Le PPC synonyme de

Pay-Per-Click qui est la pratique d’achat de clics des moteurs de

recherche. Les clics proviennent de listes de parrainage dans les

résultats de recherche.

SERP: Search Engine Results Page

ou page de résultats du moteur de

recherche ; lieu où il convient d’être

placé au mieux, ce qui dépendra du

PageRank de votre page.

TITLE: La balise titre est tout

simplement le titre de la page et le

facteur le plus important pour

l’algorithme de Google. Idéalement, le titre doit être unique et

contenir les principaux mots clefs définissant votre page.

URL CANONIQUE: c’est l’adresse “officielle” d’une page

web, celle qu’il est préférable d’utiliser pour accéder au

contenu correspondant.

Face au drôle de langage du web, nous sommes un peu des Champollion des temps modernes explique Christophe de Lacharrière

Christophe de Lacharrière

Christophe de Lacharrière est consultant Internet et sécurité

depuis 15 ans. Il intervient entre autres pour l’un des pionniers

du jeu en ligne en France.

JANVIER / FÉVRIER 2011 – NUMÉRO 8

Référencement : le SEO,

Search Engine Optimization

Christophe de Lacharrière s’attaque à un dossier ardu, mais vraiment essentiel…

Comme vous vous en doutez, en l’absence de

communication des grands acteurs de la recherche

concernant ce qui est pris en compte, l’optimisation des sites

pour les moteurs de recherche est un art plus qu’une science.

Certes, fin septembre Matt Cutts, l’ingénieur des applications

Google a confirmé dans une vidéo sur un blog officiel que les

balises meta Keywords ne servaient à rien. Pour le reste, il ne

nous reste que le pifométrique…

La relation entre l’action et la conséquence est suffisamment

floue pour laisser libre court à toutes les interprétations.

Compte tenu de l’inertie entre le changement et sa prise en

compte et compte tenu de la sensibilité sur la position d’un

mot ou d’un lien, cela ressemble à de la météorologie à trois

mois. Heureusement, nous sommes aidés par des spécialistes

qui en se basant sur leurs expériences nous donnent des avis

très arrêtés sur ce qu’il faut faire et éviter. Évidemment, comme

toujours avec les spécialistes, ils ne sont pas tous d’accord: il

faut deux spécialistes pour avoir trois opinions.

Le site SEOMoz (http://www.seomoz.org/) apporte une vision

plus globale en proposant une centaine de pistes

d’optimisation SEO à un panel de 72 experts de différents

pays. Les pourcentages indiquent le nombre d’experts du

panel qui trouve ce critère important.

Un site inaccessible, c’est un facteur très négatif

S’il ne fallait retenir que 10 points :

LES 5 FACTEURS LES PLUS IMPORTANTS POUR

LE RÉFÉRENCEMENT:

1. Liens externes contenant des mots clefs : 73%

– très haute importance.

2. Popularité (qualité et quantité des liens

externes) : 71% – très haute importance.

3. Diversité des sources des liens (beaucoup de sites

différents faisant des liens vers le site) : 67%

– très haute importance.

4. Présence de mots clefs dans le titre: 66%

– très haute importance.

5.Confiance accordée au domaine: 66%

– très haute importance.

LES 5 FACTEURS LES PLUS NÉGATIFS POUR LE

RÉFÉRENCEMENT:

1. Le cloaking, ou l’affichage d’informations

différentes si la page est vue par un moteur de

recherche ou un visiteur humain, dans l’intention de

biaiser les résultats des outils de recherche: 68%

– très haute importance.

2. L’achat de liens auprès de linkbrokers ou

vendeurs de liens identifiés : 56%

– très haute importance.

3. Lien vers un site ou une page comportant du

spam: 51% – très haute importance.

4. Le cloaking par User Agent (identification du

robot) : 51% – très haute importance.

5. Serveur et/ou site inaccessible: 51% – très haute

importance.

Pour tous ceux qui veulent rentrer un peu plus dans le détail :

1. LES FACTEURS DANS LA PAGE, LIÉSAUX

MOTS CLEFS

1. Présence des mots clefs dans le titre de la page

2. Présence des mots clefs dans les premiers mots du titre de

la page

3. Présence des mots clefs dans le nom de domaine

4. Présence des mots clefs dans la balise <H1>

5. Présence des mots clefs dans les liens texte internes de la

page

La rédaction du titre de la page est la première étape. La balise

‘Meta Description’ est à ne pas négliger, non pas pour le

positionnement, mais pour améliorer le taux de clic dans les

pages de résultats des outils de recherche. Il en va de même

pour la réécriture des URL avec des mots clés : une “belle ”

URL a un meilleur taux de clic. Les mots clefs dans le nom de

domaine ne sont pas déterminants en eux-mêmes, mais lors de

la création de liens externes (backlinks) puisque le résultat va

être un lien externe contenant des mots clefs. 2 . LES FACTEURS DANS LA PAGE,NON LIÉS

AUX MOTS CLÉS

1. Contenu riche, unique et pertinent

2. Contenu récent de la page

3. Présence sur la page de liens vers d’autres pages du

domaine

4. Fréquence d’actualisation de la page

5. Présence de liens sortants

3. LES FACTEURS LIÉS À LA POPULARITÉ

D’UNE PAGE

1. Présence de mots clefs dans les liens externes (backlinks)

2. Niveau de popularité (volume et qualité des liens

externes)

3. Diversité des sources de liens externes (backlinks faits à

partir de multiples sites distincts)

4.TrustRank de la page (page de votre site recevant des liens

d’une source de confiance, d’une autorité, Wikipedia par

exemple)

5. Popularité globale (PageRank)

6. Liens externes situés sur des pages partagent le même

sujet

7. Présence de mots clefs dans les

liens textes internes

8. Situation de la page dans la

hiérarchie globale du site

9. Popularité interne au site

(volume de liens internes)

Les facteurs relatifs au maillage de

liens sont déterminants. C’est la

partie la plus fastidieuse et rigoureuse

d’un référencement, mais elle est payante ! Cela demande

beaucoup de travail, une stratégie fine pour ne pas perdre de

temps et une vision globale du site dans son environnement

web. Tout le travail d’optimisation d’un site est fondamental,

mais aujourd’hui, sur les sites matures, c’est sur la stratégie de

création de liens que se gagne la bataille.

4. LES FACTEURS LIÉS À LA POPULARITÉ

D’UN SITE

1. Niveau de confiance du domaine, basé sur la proximité de

lien avec une autorité (un site de confiance)

2. Niveau de popularité globale du site

3. Diversité des sources de liens externes

4. Liens externes faits dans des hubs ou autorités sur un sujet

identique ou proche

5. Répartition temporelle des liens externes faits vers le site

5. LES FACTEURS LIÉS À LA STRUCTURE DU

SITE

1. Architecture du site (hiérarchie claire et compréhensible)

2. Antériorité et stabilité du nom de domaine

Les prérequis d’un site tel que l’accessibilité du serveur et

l’indexabilité du site sont évidemment plébiscités. Certains

facteurs comme la présence d’un fichier Sitemap.xml ou

l’inscription sur Google Local sont déclarés peu importants

bien qu’ils soient d’un précieux recours dans certains cas (sites

à indexation difficile, sites très larges ou sites locaux…).

Ces points peuvent s’avérer pénalisants s’ils sont négligés.

6. LES FACTEURS LIÉS À L’INTÉGRATION

DANS UNE COMMUNAUTÉ (MÉDIAS SOCIAUX)

1. Présence d’information sur le domaine ou la page dans

Delicious (21%), StumbleUpon (19%),Twitter (17%), LinkedIn

(15%) FaceBook (12%), MySpace (11%)

Les commentaires des professionnels interrogés sont très

modérés quant aux médias sociaux. Pourtant, de nombreux

tests dans ce domaine prouvent que les effets sont réels,

permettant à certaines pages de progresser jusqu’à la première

page de résultats. A noter que ces tests ont été menés sur des

sites ayant déjà une bonne maturité en référencement et sur

lesquels il ne restait que peu d’axes à travailler. Les médias

sociaux, outre leur valeur relationnelle, de création d’image et

de notoriété, sont un territoire à ne pas négliger. Ils sont un

levier intéressant pour des pages à contenu, optimisées sur des

mots clefs spécifiques.

7. LES FACTEURS

LIÉSAUX DONNÉES

UTILISATEURS

1. Historique des taux de clics

vers une page donnée à partir des

résultats de recherche

2. Historique des taux de clics

vers le domaine à partir des

résultats de recherche

3.Volume de recherches faites sur le domaine ou la marque

Ces facteurs ne sont pas utilisés actuellement, mais il serait

étonnant que toutes les données collectées ne soient d’aucune

utilité à plus ou moins long terme… A voir.

Quand il s’agit de travailler le référencement d’un site, la liste

des points à optimiser peut être extrêmement longue. Pour

des raisons de coût et d’efficacité, le travail d’optimisation se

concentre sur les points ayant le plus fort impact. C’est

pourquoi vous comprendrez l’importance d’une telle étude

qui est un partage d’expériences. Le choix des actions à

entreprendre dépend essentiellement du niveau actuel

d’optimisation de votre site, du niveau de compétition dans

votre secteur, des comportements de recherche et

d’information de la cible de votre site. Il ne s’agit pas de

données statiques mais évolutives : vos concurrents révisent

leur stratégie, Google change son algorithme, de nouvelles

opportunités apparaissent… .

Christophe de Lacharrière

Christophe de Lacharrière est consultant Internet et sécurité

depuis 15 ans. Il intervient entre autres pour l’un des pionniers

du jeu en ligne en France.

NOVEMBRE / DÉCEMBRE 2009 – NUMÉRO 5

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